‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 347 sur 452 · ANÉVRYSMES DE LA TÊTE ET DU COU · texte numérisé non relu

ANÉVRYSMES DE LA TÊTE ET DU COU

Après avoir ainsi suivi les anévrysmes du membre supérieur jusqu'au tronc, nous abandonnerons les vaisseaux dont il a été jusqu'ici question pour étudier les anévrysmes siégeant sur la carotide et ses branches.

On peut bien observer un anévrysme d'une branche cervicale de la carotide, mais c'estlà une curiosité chirurgicale bien plutôt qu'une maladie réclamant une mention spéciale, sauf dans les traités spéciaux. Dans la pratique, l'affection anévrysmalc se montre ou bien sur le vaisseau principal lui-môme (carotides commune, externe, ou, beaucoup plus rarement, interne), ou bien sous forme d'anévrysme inlrà-crânien ou orbitaire.

ANÉVRYSME INTRA-CRANIEN.

Symptômes.

Il n'offre que peu d'intérêt au chirurgien ; il se manifeste d'ordinaire par une apoplexie fou-

droyante après une période prodromique, ma> quée par des phénomènes de corap^e^5ii)D, ou même sans aucun prodrome, et, à I^alopsis, on le reconnaît à l'existence d'un épanchement considérable de sang à l'inténeotouà k surface du cerveau, épanchement que Von peut suivre jusqu'à la rupture d'un vaisseau à\ialè. Dans un petit nombre de cas, les signes ca^a^ téristiques d'une compression localisée du cerveau, surtout quand ils s'accompagnent d'un bruit de souffle ou de râpe perçu parle malade» peuvent permettre au médecin de soupçonner l'existence de l'affection, et ce diagnostic a^ quiert une grande force, quand on peut à l'aide d'un stéthoscope appliqué sur le crâne ou d'un otoscope, entendre le même bruit et consUlif son synchronisme avec le pouls. 11 faut se rappeler que les artères du cerveau sont sciloat exposées aux altérations syphilitiques (p. 509), et

(t) Je n'ai pu ici établir la distinctioii précèdes»

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