‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 358 sur 452 · ANÉVRYSME DE L'ARTERE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

ANÉVRYSME DE L'ARTERE VERTÉBRALE

11 est toujours traumatique et se montre à la suite de plaies par instrument piquant des régions latérales ou postérieure du cou, plus rarement à la suite de plaies par balles. 11 n'a été, à ma connaissance, publié aucun fait d'anévrysme spontané (2). Malgré la rareté de ces lé-

(1) Un succès fort important a été publié dernièrement par le D' Wyeth {New-York médical Journal^ cet. 20, 1883).

(2) Le D' E. Leclalre a publié (Presse médicale

sions, j*ai réuni 22 faits (1) de plaie ou d'anévrysme de l'artère vertébnde (2). Le siège ordi- ' naire de la blessure se trouve entre la première et la seconde vertèbres, là où le vaisseau fait un coude en dehors pour gagner le trou de l'apophyse trans verse de l'atlas ; mais, dans deux cas, la plaie artérielle était située entre la se» conde et la troisième vertèbres ; dans un cas, entre la quatrième et la cinquième; dans on autre (fait de Kocher) entre la cinquième et la sixième (3).

belge^ 1876, n» 20) un fait d*anéTi*ysine mixte externe de la vertébrale droite, survena spontanément chex un vieillard de 63 ans. L'anévrysme siégeait à la partie supérieure du vaisseau , sur les côtés de la moelle allongée ; Tartère était athéromateose. La mort eut lieu par rupture dans les méninges.

{Note du traducteur.)

(1) Seize faits ont été réunis par Barbiere, de Milan; quatre sont mentionnés par Pilz; et les deux autres sont les faits de LQcke {Archiv von Lange»beck, Bd VIU, s. 78) et de Kocher {ibid^ Bd XII, S. 867).

(2) Kuster de Berlin a rénni {Bericht ûber die Ferhandlungen der XVI Sektion (Chirurgie) derh^ Versammlung deutscher Naturforscher und Arzte in Freiburg t. B., Centralblatt fur Chirurgie^ 1883, n« 44, p. 700) 40 faits de plaies on d'anéTrytmes de la vertébrale. J'ajouterai un fait inédit que j*ai obserré en 1868, pendant que J'étais interne à Thôpital Saint- André de Bordeaux : Un chirurgien de cet établissement, faisant l'extirpation d'une tumeur ganglionnaire du cou, avait presque complètement isolé la masse morbide, quand on sectionnant quelques tractus profonds avec les ciseaux, il vit jaillir un flot de sang qui le couvrit. Un doigt, introduit aussitôt dans la plaie, servit à arrêter incomplètement Thémorrhagie et donna quelque répit pour la décision à prendre. Plusieurs chirurgiens de l'hôpital furent appelés en consultation par leur collègue : l'avis unanime fut que la carotide, ou du moins une de ses branches, avait été lésée; la compression faite sur le trajet du tronc carotidicn diminuait notablement l*hémorrhagie sans la supprimer complètement. Ce fait parut de nature à contro-indiquer la ligature, et on se contenta de porter au fond de la plaie, sur le point qui fournissait le sang, un tampon imbibé de perchlorure de fer. Un pansement compressif fut appliqué sur la plaie. Le malade mourut au bout de 36 heures avec des accidents de septicémie aiguë. L'autopsie fit voir une plaie incomplète de la vertébrale avant son entrée dans le canal des apophyses transverses.

{Note du traducteur,)

(3) Dans les faits rassemblés par Knster, le siège le plus ordinaire do la lésion artérielle a été la portion du vaisseau contenue dans le canal vertébral.

(Note du traducteur.)

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