‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 415 sur 452 · TRAITEMENT CHIRURGICAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CHIRURGICAL

11 est indiqué quand le traitement médical a échoué el est dirigé contre les tumeurs volumineuses des nerfs, fibreuses, sarcomateuses ou contre celles qui sont le siège de douleurs vives, insupportables.

L'importance du nerf n'est pas une contreindication, d'autant plus que dans un certain nombre d'observations l'opération a été suivie d'un rétablissement plus ou moins complet des fonctions ; l'existence de plusieurs tumeurs n'est pas toujours une contre-indication. Quelquefois dans les névromes multiples, i, 2, 3 tumeurs sont douloureuses, les autres restent indolentes, on enlève les tumeurs douloureuses. Chez le malade dont j'ai déjà parlé, j'ai fait ainsi plusieurs opérations et il jouit en ce moment d'une santé parfaite.

Procédés opératoires, — La caulénsation des nerfs et des tumeurs pratiquée autrefois, recommandée de nouveau par Legrand en 1858, n'est guère employée de nos jours.

On aura recours aux procédés suivants :

{ ° Énudéation. — ^ Virchow divisait les névromes en névromes entiers ei névromes partiels, selon que tout ou partie des fibres nerveuses prenaient part au processus. Dans les névromes partiels, la tumeur n'occupant qu'une partie du tronc nerveux, on peut l'enlever par énudéation en respectant la partie saine du nerf.

Pour cela, la tumeur mise à nu, on examine les connexions du nerf avec elle, puis on incise le névrilème qui recouvre là tumeur et on cherche à disséquer celle-ci ; n'y aurait-il que quelques faisceaux nerveux intacts, il est utile de les conserver,, pour faciliter la régénération du nerf et le rétablissement des fonctions (Roux, Velpeau, Bickersteth, Létiévant, Lanelongue).

Si la tumeur est creusée d'ane gouttière qui renferme le nerf, l'opération est facile, il en est de même si l'on a affaire à un névrome latéral, à un névrome pédicule (Voillemier, Leboucq).

On doit, s'il est possible, laisser une portion du i\^rf, quand la tumeur est bénigne, mais s'il s'agit d'une tumeur sarcomateuse par exemple, on doit réséquer le nerf au delà de la tumeur.

2* Extirpation. — C'est l'opération que l'on fera le plus souvent, on enlèvera toute la portion malade du nerf, en ayant soin, pour diminuer la douleur et les réflexes de faire la première section du nerf au-dessus du névrome.

Après l'opération on essaiera de rapprocher les bouts nerveux, par la position, parla suture (Nélaton, Notta).

Dans les névromes plexiformes l'extirpation est recommandée.

S» Névrotumie. — Quand le nerf est profondément situé^ qu'on ne peut l'aborder ou que l'opération présente trop de dangers; ou encore si plusieurs tumeurs siègent sur le même nerf, on a, dans plusieurs cas, pratiqué la section du nerf au-dessus de la tumeur, afin de faire disparaître la douleur ; on a aussi dans les mêmes cas réséqué une portion du tronc nerveux au lieu de faire une simple névrotomie.

La même pratique a été conseillée dans le cas de cancer secondaire des nerfs douloureux et inaccessible.

4* Amputation, — Enfin l'amputation a été pratiquée contre des névromes multiples douloureux d'une même région (Smith) ; dans des cas de ce genre, Arloing et Tripier préfèrent les sections nerveuses multiples et associées faîtes à la racine du membre. Dans un cas cité par Virchow, l'amputation du bras a été faite pour des tumeurs multiples des nerfs que l'on avait cru être de nature fibro-plaslique, mais qui n'étaient, dit Virchow, que des névromes.

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