ÉLONGATION DES NERFS. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE
à Nélaton, à Laugier, à Hulke, à Richet, à Verneuil, à Létiévant, & Kraussold, à Busch, et à Herbert Page, etc. Parmi ces observations, deux sont données comme insuccès, ce sont les deux observations de Létiévant, qui se rapportent à des cas compliqués, dans lesquels on a dû faire Tautoplastie nerveuse à lambeaux ; mais en examinant les autres faits, on voit que quelques-uns ont été considérés comme des succès certains, en particulier ceux de Hulke, Richet, Kraussold. Dans les autres observations on ne peut pas se prononcer sur Finfluence de la suture, les unes manquant absolument de détails, et les autres faisant dater lamélioration d'une époque beaucoup trop rapprochée de la suture (du 2% du 4«, et du 7* jour). Le fait le plus important dans toutes ces observations est l*absence complète de tonte espèce de complications, même dans les deux cas de Létiévant, ce qui permet de croire, malgré le petit nombre de faits connus, que la gravité de cette opération avait été bien exagérée.
Gonclasion.
En résumé, la suture des nerfs parait indi-
quée dans toutes les sections nerveuses ; dans certains cas, la position seule suffira peutêtre à maintenir au contact les extrémités divi* sées. La suture semble favoriser et activer le travail de cicatrisation et de régénération du cordon nerveux, et les quelques observations que nous possédons permettent de croire qu'elle n'expose pas le malade à des accidents .
Il V a des observations de sections nerveuses avec ou sans perte de substance qui n'auraient pas déterminé de paralysie; Paulet en a réuni plusieurs dans un mémoire (1), sans pouvoir en donner d'explication satisfaisante, et on en a rapporté encore quelques cas depuis ; mais ces faits très discutables ne prouvent rien contre la régénération du tissu nerveux. L'absence de rétablissement des fonctions d*un nerf quand ses extrémités se cicatrisent isolément reste la règle, et le chirurgien a le devoir, en présence d'une section nerveuse, d'assurer par tous les moyens possibles l'accolement des deux bouts, gage le moins trompeur du rétablissement fonctionnel.