‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 3)Chapitre 99 sur 452 · LE MAL PERFORANT · texte numérisé non relu

LE MAL PERFORANT

Le mal perforant dans ses rapports avec

l'oignon.

De l'examen de la littérature de cette étrange aRection, il ressort avec évidence qu'il existe plus d'une variété de cette maladie. Je n'ai, pour ma part, aucun doute que deux au moins de ses formes, envisagées au point de vue étiologique, à leur début, ne se confondent en une seule, bien que, lorsqu'on les étudie pendant leurs périodes plus avancées, il soit excessivement difficile d'admettre que ce soient des afi'ections identiques. Sans doute, les variétés qui s'observent dans la marche suivie par les divers cas sont dues à la différence qui existe dans la vésistance et la puissance de réparatia

de chaque malade. Il n'y a certainement pas plus de variété dans cette maladie qu'il n'y en a dans les lésions peu importantes des articulations, avec lesquelles tous les chirurgiens sont familiarisés. Chez un sujet bien portant et robuste, une contusion légère, une entorse se guérissent rapidement^ tandis que chez un sujet faible, maladif ou, malgré toutes les appa^ rences de la santé, atteint de diathèse strumeuse,

(\) Onguentum résina (Br. Ph.):

^ Résine en poudre grossière. 8 parties.

Cire jaune 4 —

Onguent simple 16 —

Mêlez à une chaleur douce, passez le mélange, chaud, à travers une flanelle et agitez jusqu'à refroi- «•mnent complet.

SYMPTOMES

t une inflammation & forme lente qui e la destruction des cartilages et des os, ut même amener la mort du malade, si iporte point son secours. La position u pied et son rôle nécessaire d'instruioutienet de moyen de progression donactivité à une défectuosité latente des

à une faiblesse constitutionnelle, qui ailleurs échapperait à Tobservation.

1 ou non une troisième forme de mal

de nature nerveuse? C'est ce qu'il est [e, dans Tétat actuel de la science, de 'une manière absolue. En décrivant les es des diverses variétés de la maladie, sayer de fixer ce point ou, du moins, onner les faits observés de manière à i au lecteur d'arriver à une conclusion

i qu'il a été dit déjà, la plupart des auistent qu'au-dessous de tous les cors lés à eux-mêmes, se développe une reuse ou du moins un espace séreux ians le tissu conjonctif. Si, à la suite 'S successifs et incessants d'irritation ; ration s'empare de cette bourse, le pus »a8 pouvoir arriver à la surface à traierrae épaissi et corné. Cherchant alors e moindre résistance, il pourra s'ouvrir ge à la face dorsale du pied. Le traite" simple, il consiste à assurer à ce pus ement efficace, en élargissant l'orifice

et en cherchant à susciter, dans les lieuses de la fistule, une inflammation au moyen d'un petit séton de soie; econde variété, qui dépend principalensi que je l'ui déjà dit, de l'idiosyn- . sujet, est une affection beaucoup plus

qui peut amener la destruction plus s complète du membre et quelquefois . mort.

]n'on le verra plus loin, je ne connais Qoyen de distinguer cette variété de la irveuse, si ce n'est l'absence des phéi d'anesthésie et, par conséquent, je les deux affections en même temps.

Symptômes.

il perforant a été décrit d'abord par en 4837, il a été étudié depuis par arjolin, Nélaton (1), Vésigné (2), Wilks,

itOD, D'une singulière affection des os du

. des Ad/'., 10 jtny. 185?).

gné. Gaz. des /tôp.y 5 février 1853.

EdcjcI. de cliirurgie.

Gosselin (I), Péan (2\ Desoul, Sédillot(3), Richet (4), Masbrenier, Hancock et beaucoup d'autres écrivains plus récents, dont les idées ont été résumées par M. le D' Edmond Delorme (5).

Règle générale, il commence dans le jeune âge, il est héréditaire et de longue durée, il est caractérisé par une série d'attaques qui alternent avec d'apparentes guérisons. La plupart des auteurs (Nélaton est le plus important de ceux qui ne sont pas de cet avis) s'accordent à faire débuter le mal par la formation, à la plante du pied, de cors très durs, qui sont placés d'ordinaire au niveau de la tête des premier, troisième et cinquième métatarsiens, bien que d'autres points puissent être le siège de ces callosités (6). En même temps que ces cors^ apparaissent des sueurs fétides. Puis la suppuration arrive, la peau lui livre passage et, au bout de cinq ou six semaines, si l'on explore avec un stylet le trajet fistnleux ainsi établi, on découvre aisément que l'os sous-jacent est dénudé, nécrosé ; il se détache tôt ou tard, naturellement ou artificiellement, et une convalescence temporaire s'établit. Au moment où le chirurgien voit le mal pour la première fois, il ne trouvera peut-être rien autre chose qu'une callosité dure située au niveau des articulations métatarso-phalangiennes et présentant à sou centre une tache brunâtre déprimée. Examinée de plus près, cette dépression se trouve être une perforation qui donne issue à un pus séreux. Dans la suite, le pied devient plus gros et gonflé. Dans certains cas, on constate l'anesthésie de l'orifice et de la peau qui l'environne avec une diminution de la température locale. Dans d'autres cas, il existe une douleur vive du talon et de la région correspondant à l'articulation tibio-tarsienne. Plus tard, les tendons affectés déforment les orteils ; les ongles jaunissent et se fissurent, peut-être même se tordent latéralement ; des couches épidermiques

(1) Gosselin, Gaz» des hdp., 8 août 1867, et Clinique chirurgicale de la Charité, 3* édition, Paris, 1878.

(2) Péan, Soc, de chirt^rgie, 1860, et Gaz, des hôp., 10 mars 1863.

(3) Sédillot, Leçon clinique sur Vulcét^ perforant {Gaz, des hôp.^ 1865, p. 498, et Contributions à la chirurgie, 1868, tome I, p. 647).

(4) Richet, Bull, de la Soc. de chirurgie, déc. 1858, p. 247.

(5) Delorme. article Pied du Nouveau Dict, de méd, et de chirurgie pratiques, Paris, 1879, tome XXVII, p. 713.

(6) Vésigné affirme que le mal débute par un oignon, ou par un cor plat avec épaississement épidermique.

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