‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 109 sur 343 · C. W. MANSELL-MOIJLIN. — SHOCK KT EMBOLIE GRAISSEUSE · texte numérisé non relu

C. W. MANSELL-MOIJLIN. — SHOCK KT EMBOLIE GRAISSEUSE

ne doive pas prendre rang parmi les accidents ou que, quand elle est étendue, elle n'en constitue pas un danger, en raison du retentissement qu'elle peut produire sur la respiration et la circulation, et peut-être aussi en raison d'une autre cause récemment signalée, la dissolution des globules sanguins sous son influence ; mais qu'on a peine à se figurer qu'elle peut être assez vaste pour obstruer la circulation pulmonaire et causer ainsi la mort, ou assez étendue pour produire le même résultat en obstruant les petits vaisseaux du cerveau et de la moelle — conclusion à laquelle est arrivé Scriba par la production artificielle de l'embolie graisseuse non compliquée, chez les animaux. En résumé, il parait beaucoup plus logique de la considérer soit comme un corollaire à cette forme d'intoxication aiguë du sang connue sous le nom de « collapsus sans cyanose » qui se développe de même le second ou le troisième jour qui suivent un traumatisme et qui, dans la majorité des cas, a plus de rapports avec les symptômes ; ou bien les troubles se sont développés plus tôt, comme une complication qui, ajoutée à la prostration nerveuse existant déjà et à la perte de sang, suffisait pour amener une issue funeste. Mais il

faut une série bien plus nombreuse d'obsenations avant que la question puisse être considérée comme résolue définitivement. Personne ne doute de son importance, il y a déjà plus de cent quarante cas rapportés en Allenf^agne seulement et l'embolie graisseuse a été, selon Egli- Sinclair, la cause (le la mort dans i3 cas p. iOO. On sait encore moins ce que signifie l'embolie graisseuse dans le diabète. L'état lactescent du sérum sanguin, dans cette msdadie, est connu depuis longtemps et on vient de montrer qu^il était dû à la présence de fines molécules de graisse (1) ; et l'embolie graisseuse des poumons et des reins exactement semblable à celle qui survient après les fractures a été constatée chez un malade mort dans un état de coma qui s'observe rarement comme terminaison de cette maladie. Mais le lien qui unit ces divers états n'est pas bien connu; la mort dans l'état de coma coïncidant avec une énorme augmentjition de la masse moléculaire de la graisse dans le sang est du moins parfaitement compatible avec l'absence d'embolie graisseuse (2).

(1) Edinburgh meff. Journal^ 1879.

(2) Gamgce, Physiological Chemistnj^ p. 171.

Page 1