‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 127 sur 343 · I. — Théorie db la RésoRPTiON du pus · texte numérisé non relu

I. — Théorie db la RésoRPTiON du pus

L'idée que le pus peut être résorbé et agir comme un poison du sang est très ancienne, ' Paris, 1849.

elle date d'Âmbroise Paré (1561) et de Bocrhaave (1720).

En 1784, Hunter changea les opinions adoptées, en déclarant que le pus provenait de l'intérieur des veines enflammées, et que de là il se répandait dans le torrent circulatoire. Cette idée que les symptômes et les lésions de la pyohèniie étaient dus à la présence dans le sang du pus provenant soit de plaies, soit de veines enflammées, continua à régner, appuyée sur l'observation clinique et sur les résultats d'injections de pus dans les veines d'animaux, jusqu'en 1846, époque où parurent les travaux de Virchow sur la thrombose eiVemboUe ({). Il montra que les modifications produites dans les veines, que l'on avait considérées comme dues à la phlébite, étaient le fait de la coagulation du sang et des dégénérescences consécutives survenues dans le thrombus ainsi formé; que les infarctus et abcès viscéraux étaient dus à l'embolus détaché du thrombus ramolli ; que, comme les globules blancs do sang et les globules du pus présentaient un aspect identique, on ne pouvait les distinguer, et qu'il était peu probable que les globules de pus circulassent dans le sang. Ces recherches vinrent fournir une explication mécanique de ce^ taines lésions de la pyohémie. Cependant il y avait encore une tendance à assigner à la résorption du pus louable un certain nombre de lésions et de symptômes. Sédillot (2), Weber, Billroth et d'autres ont soutenu que le pus frais louable, pouvait être résorbé et produire un mouvement fébrile. Cette opinion fut, il est vrai, combattue, mais la doctrine de la résorption du pus louable a à peine aujourd'hui disparu delà pathologie.

IL — Théorie CHnaons.

Gaspard (1822), un de ceux qui ont failles premières recherches sur la septicémie, avait émis cette idée que le poison pouvait résulter de la décomposition des produits de putréfaction. Pendant les années suivantes, d'autres observateurs vinrent corroborer cette opinion. Cependant les études les plus complètes qui aient été faites sur ce sujet, en partant du même point de vue, sont celles de Panum (1833 et 1874) qu'il a poursuivies avec beaucoup de

(1) Virchow, la Pathologie cellulaire, A^ édition, Paris, 1874.

(2) SédiUot, De t Infection purulente ou Fyohémie.

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