‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 131 sur 343 · SUPPURATION PROLONGÉE. — PYOHÉMIE SPONTANÉE · texte numérisé non relu

SUPPURATION PROLONGÉE. — PYOHÉMIE SPONTANÉE

;t exprimées anUnt qa*il est possible; on les mainiendra en place à l'aide d'une bande phéniquée. Parlessus on applique une couche de huit compresses de ;aio sèche, en interposant un morceau de mackintoah intre la dernière couche de gaze. Le premier pansenent est toigoors le plus important.

Les tentatives faites pour remplacer l'acide ;»kéuique par d'autres germicides n'ont pas réussi.

Le succès de cette méthode de traitement a été très grand. Les hôpitaux, surtout en Allemagne, qui étaient jadis très malsains, donnent aujourd'hui des statistiques chirurgicales satisfaisantes. Ses inconvénients sont l'ennui, le temps employé et la dépense occasionnée quand on veut appliquer tout le système et de plus la posiihilUé d'intoxication par l'acide phénique. Pour cette raison, beaucoup de chirurgiens ont rejeté le pansement de Lister pour n'employer que

Ttcide phénique en applications locales.

La question antiseptique peut être résumée dans ces paroles de Sir James Paget :

« Je crois que, employé (le Lister) dans son ensemble, il peut presque annihiler les mauvaises influences des hôpitaux malsains et des autres sources de maladies infectieuses qui fournissent les chiffres de mortalité les plus élevés consécutivement aux opérations.

Qu'il n'a pas encore abaissé la moyenne de mortalité au nireau le plus bas qui peut être atteint gr&ce à de bonnes méthodes hygiéniques, une bonne alimentation, des soins attentifs, la propreté, le repos et un pansement simple.

Que les guérisons après les opérations sont plus promptes et plus exemptes de flèyre et d'autres troubles constitutionnels quand on fait usage d'antiseptiques.

Que, dans une certaine catégorie de cas, on peut faire les opérations en toute sécurité, grâce aux antiseptiques, tandis que sans eux on courrait des risques. »

SUPPUI\ATION PROLONGÉE

On a l'habitude de faire rentrer dans la pyohmie des cas de suppuration prolongée. Tout d'abord il y a une blessure, une plaie ou une inflammation idiopathique suppurative. Ce foyer d'inflammation présente un caractère purulent et n'a aucune tendance à se cicatriser. Le patient maigrit et perd ses forces ; il y a un moutement fébrile; il peut se développer de la bronchite ou de la broncho-pneumonie et le patient meurt dans un état d'émaciation extrême. Après la mort on trouve des abcès dans les diverses parties du corps, mais non dans les viscères. Les infarctus et les thrombus ne se rencontrent pas dans cet état. Les poumons présentent les lésions de la bronchite et de la broncho-pneu- Domie. Le foie, la rate et les reins sont souvent ramollis.

Un individu, Agé de 20 ans, entra à Roosevelt Hosphal, le 18 fémer 1880. Cinq mois auparavant son testieale droit s'était gonflé et était devenu douloureux. Cette épididymite était survenae on mois après un

rapport sexuel, mais n'arait été ni précédée ni suivie de blennorrhagie. Le 15 février, il commença à avoir de la douleur, de la sensibilité et do la rougeur le long des vaisseaux fémoraux du côté gauche, avec des nausées, des vomissements, de la fièvre et du délire, mais sans frissons. Le 18 février, l'épididyme était enflé et sensible de même que les ganglions inguinaux gauches. La face antérieure de la cuisse gauche était le siège d'une rougeur érythémateuse, les vaisseaux fémoraux du môme côté présentaient de la sensibilité, mais pas d'induration, il y avait de la fièvre. Le 27, les ganglions inguinaux gauches suppuraient, on fit une incision et on vit que le pus avait fusé le long de la face antérieure de la cuisse. Le 34 mars, on ouvrit les abcès dans l'épipidyme droit. Le 4 avril, il se formait un abcès dans la région inguinale droite et, le 23 avril, un autre au-dessus de l'épine de l'omoplate ; le 29, il s'en formait un autre au-dessus de la clavicule droite et le S juin, le malade mourait.

A l'autopsie on ne trouva pas de thromboses veineuses. Il y avait une broncho-pneumonie purulente et un commencement d'infiltration du foie, de la rate et des reins.

PYOHÉMIE SPONTANÉE

Sous ce nom on range une catégorie de cas obscurs dont les symptômes habituels ressem- Uent à ceux de la pyohémie, mais qui ont une étiologie obscure. Leur point de départ n'est

ni une blessure, ni une plaie, ni un abcès.

Un individu, sans cause connue, se trouve

pris de frissons suivis d'un mouvement fébrile

et de prostration marquée. Il peut y avoir des vo-

FKANCIS DELAFIELD. — PYOHËUIE.

miBsements, de la dierrhëe ou de la toux. Quelqucrois des ecchymoFies ou des pualules apparaissent sur la peau. D'habitude on conslate de la cÊphalalgie et du délire et le malade meurt dans uu état l)phoïde. A l'autopsie on trouve les mËmea lésions que dans la pyohëmie : abcès et infarctus dans les poumons et les reins, inflam' mations suppurnlives des articulalions et du lissu cellulaire.

Dus earaDtde lOani, tprès tTOirJoaé dans lanelge, fat prias de frisBOai iuitIs d'an mou* emeot fébrile et de douleurs dins tout le corps. La flèTre peralala, il sorrint du délire; la hsDche droite était «urtout donlonreuse. Ëial typhoïde, mort Is neuTième Jour. A l'antopiie ou trouva la cavité pleurale droite pleine d'un liquide pnrulout, la plèvre gauche remplie d'eisudaU fibriaeui et les doux ponmons couverts d'infarctus hêmerrhaKiques. Le* reini contenaient des infarctus! il y avait un petit abcis tous le cuir chevelu^ les deux articulations de la hanche et uns articulation aternO'Claviculaire contenaient du pua.

Dn homme de 4T ans, alcoolique, fut pris .tC jours liant sa mort de céphalalgie, inappétence, sensibilité générale ds tous lei muscles, mais n'était pas obligé de garder le lit. Onie Joan avant aa n

des friisoni, un mouvement fébrile, de la diarrhée tt de la douleur dans la poitrine. Il était alors si niilide qn'il s'alita. Huit Joiirs avant de mourir apparut li; i<lira '[ui ne cessa plus. La température osciMi d* 39>,SÏ41*,5, la respiration de tîï 48 et le pouls diMI* à ISO. Il n'y avait paa de sii^nes physiques sinooia double soulile k la baae et un souffle syetoliqudh pointe. État typhoïde, mort.

L'autopsie fut faite trois heures après sa mort U cerveau ne fut pas examiné. Les valioles aortiqon ri mitrales étaient amiocies et InnuntsaDtes. mm nra Indurées, le ventricule ginebe était hypertrophié, li cteur était vide. Les deux tien inférieurs de ta tmltt et les grosses bronches étaient congestion net, Itir muqueuse était recouverte d'no muco-pos adUrtni. Les petites broocbes étaient pleines de pna. Les lob» inférienn des poumons étalant congestionnés. Fdi normal. Eate hypertrophiée et ramollie. Reini hyjin^ trophiéi, leur substance corticale était parsemée dllou blancbltrea entonréa de lonei rouges. Ces Iloti blinehltres étaient constitués par du pus et les glamén- . les de cette portion contenaient des groupes de oiicrococcus. Le larynx, le phsrynx, l'estomac, les tins, la vessie, étaient sains (1)'

1. Samuel WiUs. On Pymmia and AH/rial pyriit- IGuy'i HotpUal Rtporti, 3' série, vol. VII et XV].

DE LA SEPTICÉMIE

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