‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 171 sur 343 · V . " ■ ' I'-v;..r. 4 rfliiil^alll · texte numérisé non relu

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int bien dressé, la chirurgie antiseptique npose au contraire dans les hôpitaux sédenres. Elle constitue à la fois un traitement lo- « qui préserve de la contagion une plaie nnéeet un traitement général, qui 8*opposeau reloppement des épidémies. C'est-à-dire que Ds un service de chirurgie où la méthode tiseptique est rigoureusement appliquée, un )88ô atteint de pourriture peut entrer, sans 'il y ait danger pour les autres blessés. Ce sont pas là des conclusions anticipées, ipirées par un enthousiasme déplacé pour la ithode en question ; Texpérience a prononcé. Ddant la guerre Turco Russe, en i877, Cari tyber (1), mis à la tôte d*une ambulance libre àement pourvue de tout le matériel antiptique et de tout le personnel instruit nécesire, n'observa aucun cas de pourriture d*hôlal, tandis que les ambulances militaires russes nntla maladie dans toute sa désolante intenté.

le traitement curatif de la pourriture d'hôbl est non moins efficace que le traitement dservatif. Lorsque le mal est arrivé à tel point 6 des ravages irréparables ont été produits, ftUt, s'il s'agit d'un membre, amputer le plus t possible, mais au-dessus des limites des lies non pas seulement atteintes, mais sustes. Si tout le membre est engorgé et semble I» il faut, soit attendre, soit couvrir le membre pointes de feu profondes (Delpech) et contit^ le traitement local. Si l'on ampute, on apruera un pansement antiseptique, mais non le pansement ouaté de Guérin, car il faut toute nécessité surveiller la plaie tous les 98 vu la facilité de la contagion entre la plaie tienne et la plaie nouvelle, bailleurs si à la pourriture est venue se join- ^ la septicémie ou la pyohémle, la médecine aratoire n'aura rien à faire? Mais, lorsque la pourriture est à son début ique les désordres sont encore superficiels, il it agir localement avec constance et vigueur, is deux agents' démontrés les meilleurs, sont perchlorure de fer et le fer rouge. Tous les lires, quelques nombreux qu'ils soient, n'en ■nt que plus infidèles et plus inefficaces depuis >>udre de charbon préconisée par Delpech, poudre de quinquina et de térébenthine van- ^par Dussaussoy, et la poudre de Corne et

ïlGariReyher, Die antiseptische Behandlungin der ^chirurgie {Sammlung kiinischer Vortrage^ von f^olkmann, 91 août 1878, N» 142-143, chir. 45, 133).

Demeaux, jusqu'au camphre pulvérisé réinventé par Nettér, en 1871.

' Les deux indications à remplir dans le traitement de la pourriture d'hôpital sont d'enlever la fausse membrane, qui contient le poison, et de modifier la surface vive de la plaie, de façon à la rendre impénétrable à l'agent toxique. La première indication, dont le but principal est de permettre d'obéir à la seconde, est remplie par le nettoyage de la plaie, soit à l'aide de la pince et des ciseaux, soit à l'aide de frictions rudes. En tout cas il faut nettoyer tous les culs-dc-sac et ne pas craindre de mettre au jour, par les incisions nécessaires, les clapiers dont le fond est difficile à atteindre.

Une fois le nettoyage terminé, on assèche la plaie avec un linge fin et on la badigeonne à l'aide d'un pinceau trempé dans une solution concentrée de perchlorure de fer que Salleron a, le premier, employé. Ce pansement est renouvelé tous les jours et toujours pratiqué avec la plus grande sévérité. Il est extrêmement douloureux et pénible, mais il est réellement efficace. Le perchlorure de fer est à la fois un caustique et un antiseptique puissant : il s'agit do savoir laquelle de ces deux actions est ici la plus utile. Il est difficile de se prononcer, mais il est cependant légitime de se demander si la solution phéniquée forte à 1 /20 ou la solution de chlorure de zinc à 1/12, que Heine préconise chaleureusement, ne remplirait pas le même but tout en étant moins douloureuse ; d'autant plus que dans toutes les substances essayées sans succès, comme succédanées du perchlorure de fer, l'action caustique prédomine sur l'action antiseptique; ainsi les acides minéraux, le nitrate acide de mercure, le nitrate d'argent, la potasse caustique, la teinture d'iode.

Avantle perchlorure defer, on a surtout préconisé le fer rouge (Pouteau, Dussaussoy, Delpech, Ollivier) et plusieurs chirurgiens l'emploient encore aujourd'hui avec succès. C'est sans contredit un excellent et puissant modificateur mais, pour être efficace, il faut qu'il soit hardiment et largement manié, et profondément promené dans tous les recoins suspects de la plaie. Le nettoyage de la plaie n'est pas ici de rigueur, la fausse membrane sera suffisamment détruite par le feu, mais il faut justement prendre garde que cette fausse membrane carbonisée ne fasse au-dessus delà plaie une croûte trompeuse, sous laquelle la pourriture continub^ ses ravages. 11 faut tout détruire sans craindre d'aller trop profondément et si le lendemain on soupçonne une action incomplète, il fautfendrereschareetcom-

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