WILLIAM S. FORBES. - HYDROPHOBIE ET RAGE
Dans la rage.
I* Les douleurs du pharynx, de la gorge, ou de la colonno Tertébrale ont été obsenrées seulement dans 42 cas sur 120, c'est-à-dire environ dans le 1/3 des cas, et non comme uir«ymptôme précoce.
2o L'absorption des liquides ne s'accompagne généralement pas de douleurs intenses, mais elle cause de la dyspnée, des convulsions, etc., tandis que l'absorp* tion des solides s'accomplit, dans la plupart des cas, avec une facilité relative.
a* L'horreur des liquides a paru le symptôme le plus Trappant dans 119 cas sur 120.
4"* Il n'y a pas de rapport direct entre les lésions patliologiques de l'œsophage constatées après la mort, et l'intensité de la dysphagic.
S* La sécrétion salivairc est considérablement augmentée ; la salive découle souvent spontanément de la bouche ; ces phénomènes sont souvent primordiaux.
6* Une soif ardente n'a été observée qu'environ dans 1/3 des cas.
7* La durée moyenne de la maladie est de sept jours.
8* La torminaison est toujours fatale.
9* La mort doit être attribuée plus probablement à l'asphyxie, au coma ou au collapsus.
Fleming conclut : qu*en vérité, il n'est pas possible de confondre Thydrophobie avec une autre maladie, ou de ne pas la reconnaître quand elle existe ; que, si durant la période d'incubation, des doutes et des craintes peuvent légitimement s'élever dans l'esprit, toute incertitude doit disparaître quand la maladie se déclare réellement.
Pronostic.
L'hydrophobie est considérée comme ]*une des maladies les plus graves qui affligent Thumanité. On a été jusqu'à affirmer que nous ne possédions aucun fait bien authentique de guérison. Le D' Dolan a objecté à cela que l'évidence de la guérison de certains cas d'hydrophobie s'impose avec autant de force que l'existence de l'hydrophobie elle-même : « Nier l'existence de certaines guérisons, est simplement nier l'existence de la maladie. Nous ne connaissons la rage que par des symptômes et par la description qu'ont donnée de ces symptômes les praticiens qui ont eu à la traiter. Si l'évidence s'impose que la maladie existe et a trop souvent une terminaison fatale, il n'est pas plus douteux que le D' OfTenburg a décrit une manifestation rabique chez un malade qui a guéri, et que le D^ Austin Flint a publié un cas semblable, n
Le D' Bigelow écrit ceci : « Les expériences de deux médecins russes, les D'" Schmidt et
Zehender, qui ont obtenu une guérison bien authentique d'un cas d'hydrophobie par remploi de l'oxygène, inspirent l'espoir que la science a enfln trouvé la véritable clef physiologique, et que désormais, en présence d'une manifestation bien caractérisée de la maladie, le praticien pourra agir avec l'espoir raisonnable d'une terminaison heureuse.
Traitement de l'hydrophophie.
Il comporte un traitement préventif et un traitement curatif.