‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 179 sur 343 · TRAITEMENT PRÉVENTIF · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PRÉVENTIF

Le principe essentiel qui engendre l'hydrophobie résidant dans le liquide buccal de l'animal enragé et non dans la blessure causée par ses crocs, le premier moyen à employer pour prévenir l'introduction du virus dans l'organisme est une prompte succion de la plaie, de manière à soustraire immédiatement les tissus à . son action. La personne mordue devra se sucer elle-même, et se rincer ensuite la bouche après avoir craché son contenu ; par la répétition de ces manœuvres, elle cherchera à se débarrasser le plus complètement possible du poison. Lorsque la situation de la blessure le permettra, on exercera une compression entre elle et le cœur ; la plaie sera lavée soigneusement. Une bande ou un mouchoir bien serrés pourront être appliqués au-dessus de la blessure, en même temps qu'on agira sur elle par une aspiration énergique avec une ventouse.

On aura recours à la cautérisation le plus tdt possible et en se servant préférablement du fer rouge. Dans ce but, on pourra utiliser une lame de couteau, un clou, un tisonnier; le fer sera chaufTc à blanc, et toute la surface de la plaie cautérisée à fond, dans le plus court intervalle de temps possible après l'accident.

Le D' Bigelow donne la statistique suivante qu'il a prise à Fleming : En Algérie, sur 16 cas d'immunité, dans 14, les blessures faites par des animaux enragés furent cautérisées plus ou moins rapidement ; trois personnes furent cautérisées vingt-quatre heures après avoir été mordues ; une quatrième ne le fut que trentesix heures après. Le tableau ci-dessous détailla les 16 cas :

Immuuité après cautérisation immédiate avec le fer rouge 7

Immunité après cautérisation immédiate avec la poudre à canon 1

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