TRAITEMENT PRÉVENTIF
Le principe essentiel qui engendre l'hydrophobie résidant dans le liquide buccal de l'animal enragé et non dans la blessure causée par ses crocs, le premier moyen à employer pour prévenir l'introduction du virus dans l'organisme est une prompte succion de la plaie, de manière à soustraire immédiatement les tissus à . son action. La personne mordue devra se sucer elle-même, et se rincer ensuite la bouche après avoir craché son contenu ; par la répétition de ces manœuvres, elle cherchera à se débarrasser le plus complètement possible du poison. Lorsque la situation de la blessure le permettra, on exercera une compression entre elle et le cœur ; la plaie sera lavée soigneusement. Une bande ou un mouchoir bien serrés pourront être appliqués au-dessus de la blessure, en même temps qu'on agira sur elle par une aspiration énergique avec une ventouse.
On aura recours à la cautérisation le plus tdt possible et en se servant préférablement du fer rouge. Dans ce but, on pourra utiliser une lame de couteau, un clou, un tisonnier; le fer sera chaufTc à blanc, et toute la surface de la plaie cautérisée à fond, dans le plus court intervalle de temps possible après l'accident.
Le D' Bigelow donne la statistique suivante qu'il a prise à Fleming : En Algérie, sur 16 cas d'immunité, dans 14, les blessures faites par des animaux enragés furent cautérisées plus ou moins rapidement ; trois personnes furent cautérisées vingt-quatre heures après avoir été mordues ; une quatrième ne le fut que trentesix heures après. Le tableau ci-dessous détailla les 16 cas :
Immuuité après cautérisation immédiate avec le fer rouge 7
Immunité après cautérisation immédiate avec la poudre à canon 1