SYMPTOMES CHEZ LE CHEVAL
La description suivante qui s'applique au cheval est prise à Youatt :
tt Le premier signe local est un léger écoulement na* sal continu, causé par l'augmentation de la sécrétion. Cet écoulement est aqueux, mêlé à un peu de mucus. D'abord fluide, il acquière bientôt une viscosité et un gluant particuliers. Le jetage augmente et à mesure que la maladie progresse, il change de couleur, devient sanguinolent et virulent (fig. 43). Il arrive que ce jetage dure plusieurs mois, ou même deux ou trois années sans s'accompagner d*aucun autre symptôme, bien que le cheval soit décidément morveux. Ordinairement les glandes sous-maxillaires ne tardent pas à s'engorger, principalement celles qui sont situées du côté de la narine malade; la tuméfaction peut être d'abord assez étendue et assez diffuse, mais elle diminue ensuite considérablement en laissant percevoir une ou deux tumeurs glandulaires qui finissent par adhérer étroitement h l'os. La muqueuse nasale prend une teinte pourpre foncée, presque plombée, qui n'est jamais le rose de la santé, ou le rouge vif intense de l'inflammation ordinaire. Presque toujours, des taches ulcératives se montrent sur la membrane qui tapisse les cartilages du nez ; ces ulcérations sont arrondies, profondes, à bords saillants et découpés à pic; elles s'élargissent et se multiplient au point d'obstruer les conduits nasaux, et de donner lieu h. un bruit dégoûtant de reniflement. L^affection se propage aux sinus frontaux, les téguments du front s'épaississent et enflent en déterminant une sensibilité particulière. Les lymphatiques de la face et du cou se prennent ensuite, constituant le farcin ; ils se dilatent et bientôt s'ulcèrent. Les lymphatiques du côté interne de la cuisse, ceux profonds des deux jambes de derrière sont à leur tour atteints, ce qui ne va pas sans un engorgement de ces parties qui sont en même temps dures, chaudes et tendues.
Les symptômes généraux sont constitués par de l'amaigrissement, du manque d'appétit, la perte des forces, et une toux plus ou moins fatigante ; le ventre est rentré ; le poil dépérit et tombe. L'animal n'est bientôt plus qu'une masse putréfiée et meurt épuisé. »
Le farcin tel qu'on le rencontre chez le cheval, est, d'après Youatt, une forme difi'érente de la même maladie.
WILLIASl S. FOniiF.S. ~ MOHVE.
n C'e^l une Affection des lympliniiftiias et da leurs gUndcs qui aiègo ordiiiiircment au\ eitrôniitiSa. Elle y dtïbuto EQUB la Torme d'niie espÈce de chancre morveux, eu d'ukiro ; les lymphatiques sont iraTersôs par lo -ïirua et s'allèrent eous rinflaente do lea propriétés morbides; on observe consârutivement l'état cordiàss Teiues, selon l'expression du maréchal* ferrant, ou plus exactement l'induration etl'inflammatioD, des lymplialiques qui suivent le trajet des veines. Las valvules <jea lymphatiques s'opaiBaiisant et g6nenl ou même entravent la progression vers lo thorax des matins que cea vaisseaux cliamont. Au niveau d'elles
existent des épolssisscments Iras [Dduiit, pin <« moins sensibles, et nulour ane lone de chUs notable. Ces phénomènes sont racïlM 1 tiMM«
cuisiBS ; ils sont suivis rapidement de snppunlkis
d'ulcération. Les ulcères présenient une ttaa» « die, des bords sarcicvés et uu fonds fUe ; ib ja un virus non moins dangereux et non ntuùu inirdîM que celui do la morve. Tant i|u'ils rcslcul don i lanta, ils constituent <e qu'on appelle des buatoufe rineul et sont reliés entre cnx par le* Ijmpbuiqgu enflatumÉs et indurés. Tous ces accidents lociiui*]
FIg. iî. — Clolsiin oasale d'un cbevil mut sur c«tte bande on voit i, gauche des i antre ulcérée et un chancre ; k droite sur la piiuitaira snine ; en haut il y profonds h bourrelet dur el saillant, puis u à points plus blancs, enBn un chancre s médecine, de chirurgie el d'Hiji/iéne vili
8 bande jaunJIre rCinBllralion plaslique parcourt la
SMuas do dilTéreates formes ; au milieu une nodosité
ne nodosité avec auréole, une pseudo -cicatrice ; un clianw* e» *•»
, \ droite des érosions granuleuses; verï lo milieu, des cJuBcn
le pseudo-cicalrire ; des érosions de toutes roraiee, des nodosiu
la partie érodée (Zundel. in Hurtrel d'Arbovol, DictionMinii
inU-n. Paris, 1875, tome II, p. 501).
compagnent do faiblesse, d'inappétence, d'amaigrisspnieot. A ce momi;nt, il peut arriver que le cheval paraisse prendra le dessus et marcher vers la guérison ; il n'en est rlou et l'affection se gcnôralise peu Ji peu. Los innombrables capillaires qui traversent chaque région, s'enflamment, s'indurent et cessent de remplir leurs fonctions; on voit alors survenir des œdi^mea multiples des jambes, du tronc, de la tète, dont le I, qui sont douloureui.
leibilité ina
cbaleu
De même que chez le cheval, ils doWenl Oin divisés en symptàmts généraux et symplàma ■•-
Peu de temps après l'inociilalion, les sjinpUmcs généraux débutent par de la fièvre, del'iP samnie et de l'anorexie; le malade accoM i seiisalious de froid qui alternent avec des Iw
s™ptohatologie.
rées de chMeur; les articulations devieonent mides et douloureuses, le dos et les membres sensibles ; puis apparaissent des tumeurs ganglionnaires au pli de l'atne, dans l'aisselle et au cou. La fièvre prend un caractère plus inflammatoire ; elle s'accompagne de rrissons ;il ; a souvent de la diarrhée et un état vraiment lyphqïde s'établit. Le pouls est rapide et tumultueux lil bat 108 à 12D pulsations par minule) ; la température s'élève à 102 ou 101 degrés Fahr. ; la lan-
gue est chargée et sèche ; on peut observer du dÉlire. En même temps, la muqueuse nasale est enflammée, les sinus fronlauz sont douloureux et il ; o de l'irritation de la gorge et du lar;ai ; le nez et toute la face deviennent chauds, tuméllés et violacés ; récoulcment des narines est sanguine-purulent, abondant, ftcre et très virulent.
Au bout de cinq ou dix jours, la seconde période ou période d'éruption caramence et le ca-
fî(. 11. — Ëléments néitp lactiques do la morve (corpuscules roorvoui) d'apris Ccrlacli), gross. 300, — a, co puKalea morvoui fusirurmoa ; — b, corpuscule? morroui arrondis. — c, corpuscules morveux intermédiaire ~ d, ensomble d'élomeats morveux pris dans uns ulcératioa du nei; il ; > des corpusculea de tous genre - f, corpuscules morvcui nés de cellules épithélialoB, — f, agglomérats de corpuscule» morveux (Zundol Hurtrel d'Arboval, Dîclîon-iah-e de mifdîci'ne, de chirurgie et d'hi/giéne vilérinairra. Paris, ISTS, p. 5501.
nctére spécifique de la maladie a'atQrme ; lorsqoeTéiuplion est retardée de quelquesscmaincs, l'affection est dite chronique. Cette éruption est dore et pustuleuse et ressemble à celle de la variole. Virchow la décrit ainsi :
On Y
: apparaître d'abord ciucl<|i très, tri» petites, offrant laspoct do morsures do puce, qui bientôt s'élèvent on Terme do papulcJ et Unissent par faire saillie l la manière de petites dragées Jaunilres. Ces nodosités sont plates ou coniques ; elles ne reposent pas sur une élévation vésiculeuse de l'épiderme, mais bleu sur une sorte de trou du charion coame *i celui-ci avait été pcrco avec un poin<^n ; elles Dc soot pas toujooi-s solitaires mais quelquefois
I disposées en groupes. Les parties ci ' un peu inSltrées, et l'on iranva sous l'éplderme un liquide Jaunâtre dc consisiance purirormo qui résulta principalement du ramollissement des nodosités. Lielles-ci aoni constituées par une substance Jaunâtre homogène, assez dense et un peu friable, qui res- Eombla beaucoup ï celle du tubercule. Examinées an microscope, les nodosités paraissent constitué^e» par une matière amorphe granuleuse, mêlée à des éléments et à des productions cellulaires et à do nombreux globules graisseux [f\g. 41).
Les tubercules peuvent se développer dans le tissa r^rmc de tumeurs dures, doulourcu.
DTates, bien limitées, qui se rompeni et onlralla gangrène des tissus.