‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 184 sur 343 · WILLIAM S. FORBES. — MORVE · texte numérisé non relu

WILLIAM S. FORBES. — MORVE

Les tubercules occupent aouTent toute retendue de la muqueuse de l'appareil respiratoire (6g. 4S). Les reins, le pancréas, les testicules et le foie ne sont pas ïl'abri d'altérations analogues dans la période ultime de la maladie. La forme aiguë a ordinairementune terminaison fatale au bout de quelques jours, mais la forme chronique dure des semaines et des mois. H. Travers cite un fait où, après deux ans et demi, la maladie

n'avait pas encore atteiot le terme deum M» tion.

La forme aiguB ds Is morre pent i avec le farcia aigu et alors tonl le met ordinairement le sitgo d'une supponliiiiÇ fuse. Dans le farcin chronique let tube transforment souvent en ulcères fétida; làtrès fois, ils aboutissent à une attaque deM« aiguë.

Fig. 4S. — Coupe du poumoa d'un clieTtl morreux (grandeur naturelle) : on j voit oombra da tAmd miljaires, des tubercules plus grands, enlouréi d'une lene d'bépatiaatioa poInôoDiire ; k l'angle dnt l|

de rinfittration meneuse {Hurtrcl d'Arbotal et Zundel).

Dlagnostlo.

Au point de vue du diagnoslic, les premiers srmpidmes généraux ne diffèrent pas de ceux des autres formes de l'empoisonnement animal, et l'éruption durant sa première période offre les caractères de l'éruption variolique, mais l'histoire de la maladie permettra presque toujours de reconnaître sa vraie nature; on devra donc s'enquérir si le malade s'est trouvé en contact avec un cheval morveux, ou s'il a soigné une autre personne atteinte de celte affection.

Pronostic.

11 est toujours grave.

La forme aiguë se termine presque conslamment par la mort, puisque sur quinze cas recueillis pat Rayer (t), il n'y a eu qu'une seule guétison.

La forme chronique ne comporte pas un pro-

(1) Rayer, De la morve et du farcin ditx l'hommt. Paria, 1637, in-i arec pi. cet.

nostic aussi fatal, car, sur dis cas, Rijcrdj sept guérisons et trois morts.

Youatt ariirme que la morve n'exerce ptui jourd'hui parmi les chevaux la dixièmsiB des ravages qu'elle y exerçait il y a tnata quarante ans, et que, d'unemanièregénénl^l ne se rencontre plus maintenant quelaoi* réunies les conditions de manque de stîUi malpropreté et de mauvaise aération.

Traitement.

On s'adressera aux toniques, et lu phn A caces seront le quinine, la teiuture de diloii^ drale de fer et Veau-de-vie; contre la on emploiera la morfihine.

Les appartements du malade seront nus dans une bonne aération, et enl dans une grande propreté ; les abcès semt^ coccmeot ouverte, les parties lavées me' solution faible d'acide carbolique ou de dit et recouvertes d'uq pansement dont la li" auront été trempées dans l'nas on l'aob solutions.

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