PUSTULE MALIGNE
A pustule maligne est une maladie générale i se développe au contact du sang ou des lis- I de certains animaux, tels que le mouton et létail à corne atteints de la clavelée. SDe débute par la peau et le tissu conjonctif tt la forme d'une vésicule et engendre rapimt la gangrène. La maladie se montre parfois se un caractère épidémique très funeste, car finis étant facilement transmissible aux cheas, aux mulets et aux porcs, un nombre con- (érable de ces animaux succombe à ses ravas. Le virus est aisément transmis à l'homme, le vrai réactif de la pustule maligne réside is ce fait qu'elle peut se transmettre parinoatiou de Thomme au mouton. Toutes les fois 9Q se trouvera en présence d'un cas douteux, [ue l'Inoculation du virus restera sans effet cet animal, on pourra être assuré qu'il ne itpas de la pustule maligne.
Causes.
i Dature de leur profession expose à l'inocu- (D les pâtres, les bouchers, les tanneurs, ceux qui travaillent dans les cuirs ou qui cbent et éventrent les animaux; le virus . aussi être transmis des animaux malades à nme par Finterniédiaire des mouches et des êtes. Les mains et le visage étant plus exposent les parties ordinairement atteintes.
lede Massachusetts a rapporté, en 1868, sept arrivés à des friseurs ou friseuses de chec, et Bourgeois (1) relate le cas d'une femme m supposa s'être inoculée en nettoyant le i d'un vieux canapé.
e professeur Gross parle de trois cas qui vinrent chez des personnes qui avaient conïté la maladie en piquant et en éventrant des «s pour extraire l'huile de ces oiseaux.
Les mtins et les avant-bras de chacun de ces inidiis furent inoculés, et de violents symptômes loset généraax*fle déclarèrent au bout de deux Jours.
parties devinrent le siège d'une enflure et d'une ^Qr considérables ; elles se recouvrirent de nom- B>es vésicules, lesquelles en se rompant découvri- ' des ulcérations de mauvais aspect, d'où s'écoula Squido clair, sanicux, et qui restèrent ouvertes ^t plusieurs semaines. L'inflammation gagna ^Ue; quelques-uns des ganglions de la région
' Bourgeois, Traité pratique de la pustule mali- ^de l'œdème malin. Paris, 186t.
< atteignirent un volume énorme et en fin de compte suppurèrent. Le professe^ Gross ajoute que la guérison n'eut lieu qu'après un long temps, et après de grandes souffrances qui avaient réduit les malades à un profond degré d'épuisement. On ne put s'assurer si le poi^n avait été réellement engendré par ces animaux, ou seulement transporté par l'intermédiaire de leurs plumes imprégnées de charogno.
Symptômes de la pustule maligne.
La pustule maligne débute par une tache rouge à laquelle succède une vésicule bientôt pustuleuse, et qui se caractérise par le peu d'étendue de ses dimensions, l'aréole vasculairc d'une dureté de cuir qui l'entoure, la démangeaison constante qu'elle présente, et son extrême sensibilité. La vésicule ne tarde pas & augmenter de volume et se remplit d'un peu de sérosité trouble ; lorsqu'elle a pris la forme pustuleuse, elle revêt une couleur jaune-brun, devient de plus en plus volumineuse, se rompt bientôt et découvre une ulcération gangreneuse horrible qui jette un liquide fétide.*Pendant que la vésicule subit ces changements, les parties sont de plus en plus distendues par la sérosité et la lymphe, lourdes, engourdies et douloureuses. Si la pustule siège à la main, l'inflammation s'étend à tout le membre jusqu'à l'épaule, et les glandes de l'aisselle finissent par être intéressées. Le nombre des vésicules est variable. Dans l'un des cas observés par le professeur Gross, il n'y en avait qu'une; dans un autre, elles étaient au nombre de deux; dans le troisième cas, enfin, elles étaient si nombreuses que tout le bras et la main en étaient littéralement couverts. Quand la maladie se montre à la face, la physionomie s'assombrit et se décompose ; les paupières sont généralement closes, épaissies et difficiles à mouvoir; la lésion se propage fréquemment à la gorge, ce qui rend la respiration et la déglutition très difBciles et très pénibles.
A ces manifestations locales correspondent des symptômes généraux nettement accusés ; ils consistent en une anxiété et un malaise général, que suit une fièvre élevée accompagnée de frissons ; l'état typhoïde s'établit, et l'évidence de l'infection septicémique s'impose. En règle générale les malades guérissent rarement.
Pronostic.
Le pronostic est plus grave quand la pustule