‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 186 sur 343 · WILLIAM S. FORBES. — PUSTULE MALIGNE · texte numérisé non relu

WILLIAM S. FORBES. — PUSTULE MALIGNE

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siège à la face que lorsqu'elle siège au bras ou sur la main. Souvent, en moins d'une semaine après l'inoculalion, la maladie a accompli son évolulion, et la mort est suivie d'une rapide décomposition.

Pathogénie de la pustule maligne.

Davaine admet comme prouvée la présence d'organismes spéciOques dans la pustule maligne, et les recherches de Hodges, de Boston, et en dernier lieu celles du D' Robert Koch (i) semblent corroborer cette opinion. Le D' Gerald Yeo juge cette affection identique à celle qui est connue sous le nom de Mycosis intestinalis^ et croit que la présence d'une pustule externe ne constitue pas un caractère essentiel de la maladie.

Traitement de la pustule maligne.

Il est local et général.

Au point de vue du traitement toea/, la pustule devra être détruite aussi promptement et aussi complètement que possible quels que soient sa situation ou son état de développement. La meilleure pratique pour arriver à ce résultat consiste selon le D' Devers dans l'application du cautère actuel chauffé à blanc. Cet auteur pense que le cautère chauffé à blanc a l'avantage de borner

(1) Korli, 0/ï tra'nnatic i7ifectivediseases,trsins\ated by W. Watson Choyne. London, new Sydeaham Society, 18^0.

son action à la partie qu'il touche, de favoriser l'évacuation d'une grande quantité de sérosité. et d'amener la réaction nécessaire dans les parties adjacentes, mieux que tous les autres moyens qui sont à notre disposition. Il ajoute que si l'épiderme est soulevé par de la sérosité récemment exsudée et se sépare autour de la partie nécrosée, cela indique que la cautérisation n'a pa< été suffisamment profonde et qu'elle doit èlre répétée. Mauvezin (1) recommande l'cxtirpaliou de la pustule par le bistouri, et l'application consécutive du fer rouge à la surface de la plaie. L'excision complète est aussi préconisée par le professeur Gross. Après l'excision et la cautérisation, les parties seront enveloppées dans un cataplasme émollient chaud, le malade gardera le repos et on le soutiendra avec un régime nourrissant.

Le traitement général^ lorsque l'organisme est infecté, consiste à maintenir un courant constant d'air frais dans l'appartement du malade, cl à chercher à soutenir ses forces par des bouillons concentrés, du lait coupé d'eau-de-vie» pendant que la douleur sera soulagée par les opiacés.

[Le quinine et les acides minéraux peuvent aussi être employés avec avantage. L'iode à Tintérieur et à l'extérieur a été recommandé par Cézard, et l'acide carbolique par Estradère.]

(1) Mauvezin, Coupd'œii sur les divers iraitemen'i de la pustule maligne {archives générales de médecine, mars 18G4). — Voyez aussi iUimbert, article CfliiBO' du Nouveau Dictionnaire de médecine et de cfdruigif pratiques, Paris 1867, tome VII, p. 143.

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