‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 187 sur 343 · MALADIES VÉNÉRIENNES; BLENNORRHAGIE · texte numérisé non relu

MALADIES VÉNÉRIENNES; BLENNORRHAGIE

PAR LE D' J. WILLIAM WlIITE.

Professeur de chirurgie et de pathologie vénérienne à l'université de Pennsylvanie ; chirurgien à l'hôpital do

Philadelphie (1).

Le mot blennoirhagie, bien que peu propre par son éiymologie à designer la maladie en question, est pourtant d'un usage si général et est si bien compris de tout le monde, que nous avons cru convenable de le conserver. Le vieux mot anglais clap^ passé aujourd'hui dans la langue vulgaire, ne vaut pas mieux, et il n'a pas même le mérite d*ôtre descriptif comme ses congénères français et allemand, chaude pisse et Tnpper, Nous nous servirons indifféremment aussi du mot ttréthrite, qui indique de la façon la plus précise et la plus compréhensive la manifestation la plus commune de cette maladie, laquelle, si nous exceptons les maladies de l'enfance, atteint le sexe masculin probablement dans une plus large proportion qu'aucune autre affection. Cette fréquence extrême — qui ne peut être mise en question par ceux qui ont eu l'occasion de diriger leurs observations de ce côté — donne à cette maladie une importance suffisante pour mériter une étude attentive, alors môme que les conséquences fâcheuses attribuées communément à son influence directe ou indirecte devraient être rejetées.

Histoire de la blennorrhagie.

Cette histoire n'exige pas de longs développements. Il est évident que l'inflammation de l'urèthre se manifestant par un écoulement purulent, et susceptible d'être transmis par contagion — c'est-à-dire la blennorrhagie, telle que

(1) Traduit par M. le D' Ch. SchwarU.

nous la connaissons — est une maladie qui a existé dès la plus haute antiquité; les écrits de Moïse, d'Hérodote et d'Aristophane, de Celse et d'Hippocrate, de Rhazës, d'Avicenne et d'Albucasis contiennent tous des descriptions plus ou moins complètes d'une uréthrite dont les nombreuses complications étaient les mêmes qu'aujourd'hui.

On peut suivre la trace de cette maladie à Iravers le moyen âge plus facilen)ent encore, quoiqu'elle fût alors confondue avec les diverses manifestations de la syphilis, et qu'elle n'ait pas été définitivement séparée de celte maladie avant le commencement de ce siècle ; depuis cette époque la non-identité de ces deux maladies n'a été que rarement et faiblement contestée. Le seul point qui fasse encore l'objet d'un débat est la question de la spécificité de la blennorrhagie ; dépend-elle invariablement d'un virus constituant l'élément contagieux, et lui donnant un caractère spécifique la séparant nettement de toute autre maladie ?

Nature de la blennorrhagie.

Cette question n'a pas seulement un intérêt théorique, mais une grande importance pratique ; lopinion qu'on peut se faire de la nature de la blennorrhagie a de l'influence sur le pronostic et sur le traitement, elle peut en avoir aussi au point de vue médico-légal; il est donc utile d'examiner ce problème avec soin«

Les maladies, qu'on nomme spécifiques, dans lesquelles on reconnaît des entités cliniques ou

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