NATURE DE LA BLENNORRHAGIE
3n de rurélhrite, a été attribuée fréà une propriété particulière supposée )us blennorrhagique et n'ayant jamais igine que la contagion. Mais depuis rs de doute que ces inflammations de ux peuvent compliquer une urélhrite e et qu'elles sont très probablement estalions pyémiques légères dues à 1 de produits purulents par la muithrale, cet argument est tombé. On de substituer le terme synovite uréremier ; ce terme est en effet de tous fcrable. La forme grave de la conle au contact du pus provenant d'une i été démontrée expérimentalement mement spécifique, du pus provenant Lin nouveau-né atteint d'ophthalmie ayant produit une uréthrite caractéquelle à son tour est devenue transdonna naissance à une conjonctivite
i blennorrhngie a cédé en apparence, [e régime, tout excès sexuel ou alcooe irritation locale peut la faire repason intensité originelle, et cela peut un nombre indéflni de fois. Rien ne s'observe pendant le cours d'aulaladies avec lesquelles nous l'avons A moins de supposer que le virus t régénéré à nouveau dans chaque irite traumatique, théorie insoutenaent impossible cliniquement d'expliirlicularités et ces variations dans la I blennorrhagie en lui supposant un éritablement spécifique, que nous venons d'établir peuvent es sous forme de tableau.
BRHAGIE.
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AFFECTIONS SPÉaPIQUES.
Période d'incubation définie.
Dues toujours à Tabsorption d'un virus défini ou d'un produit morbide.
Mettent à l*abri d'une seconde atteinte.
Présentent des particularités dictinctes et presque invariables.
Ont une marche définie et ne peuvent réapparaître.
lyce Barker parle d'une forme particulière issociée à un écoulement leucorrhéique, it à différentes reprises une uréthrite pu-
mlente chez lliomme. Le D' Otis rapporte le cas (1) d'un individu marié depuis un an, chez qui une uréthrite était apparue peu de temps après son mariage. Cette uréthrite disparut après un traitement, mais réapparaissait trois ou quatre jours après chaque rapport sexuel qu'il avait avec sa femme. A l'examen on trouva que sa femme avait une rétroversion de l'utérus, que la surface du col était érodée et couverte d'une mince couche muco-purulente. L'utérus fut redressé et maintenu en place par un pessaire. La femme guérit bientôt, et depuis cette époque le mari n'eut plus d'uréthrite.
M. Hilton, on défenseur ardent de la théorie de la spécificité, admet (2) que « des écoulements uréthraux résultent de rapports avec des femmes leucorrhéiques 0, mais il ajoute que ces écoulements sont « orcHnairemeni beaucoup plus bénins que la blennorrhagie o, ce que nous admettons. Nous nous accordons également avec lui, quand il dit que « même un certain degré de blennorrhagie est plas capable de produire la môme affection chez une femme, qu'une leucorrhée intense ub peut déterminer une simple uréthrite. >« Des écoulements leucorrhélques sont quelquefois presque entièrement muqueux, et dans ces cas sont probablement innocents. La blennorrhagie, dans le sens dans lequel il emploie ce mot, est toujours purulente, et ce pus est certainement la source la plus active et la plus fréquente de l'uréthrite, seulement U n'est pas besoin qu'il soit spécifique.
Le plus fort argument en faveur de la spécificité de la blennorrhagie est certainement le fait que les hommes mariés qui n'ont de rapport qu'avec leur femme présentent une immunité relative même quand ces dernières ont de la leucorrhée. On ne peut douter que dans la grande majorité des cas ces individus ou bien échappent à toutes les formes d'uréthrite, ou souffrent tout au plus d'uréthrites catarrhales, et rarement ou jamais d'uréthrites inflammatoires aiguës. Ce fait clinique n'est nié par personne, mais il a été attribué par Ricord (3) à une sorte à' acclimatation ; le mari s'habitue aux écoulements de sa femme, ils n'ont plus d'effet sur lui, quoiqu'ils puissent donner une blennorrhagie violente à une tierce personne, comme le montrent nombre de cas authentiques. Cela est certainement vrai dans une large mesure, pourtant cette explication ne me parait pas entièrement satisfaisante, elle n'explique pas l'immunité des hommes qui épousent des femmes leucor-
(1) Médical Record, 8 Juin 1878.
(2) Hilton, Paihology and Treatment of Gonorrhsa, p. 6.
(3) Ricord^ Lettres sur la syphilis, 8* édition. Paris, 1863, p. 48.
WILLIAM WniTE. * M/llADlES VÉNÉRIENNES.
rbéiques, auxquelles ils pe sont pas encore acclimatés. Il se fait continuellement un grand nombre de ces mariages, et pourtant il est très rare, au moins chez les gens du monde, de voir des maris attraper la blennorrhagie, bien que rinfluence d'excès vénériens assez ordinaires au début de la vie conjugale s'ajoute aux causes d'inflammation présentées par la femme. Dans la pratique hospitalière, le fait est moins exceptionnel, et il peut devenir la source de discordes domestiques. J'ai vu plusieurs de ces cas l'année dernière. 11 faut admettre ici que les femmes ne sont pas audessus de tout soupçon ; et bien qu'il soit du devoir du médecin dans ces circonstances de (aire bénéGcier la femme du doute qui plane sur le caractère précis et la cause de son mal, on ne peut nier que ce doute n'existe fréquemment. La seule explication de cesfaits qui semble s'accorder avec les différents arguments puissants en faveur de la non -spécificité de la blennorrhagie, est celle qui attribue la production de la maladie aux influences combinées du défaut de propreté et de précautions hygiéniques de la part de l'homme et de la femme et de rintempérance sexuelle et peut-être alcoolique.
Alfred FoarDier(l) a montré que sur 387 fommes ayant été la source do blonnorrhagies, 56 seulement étaient j (les prostituées, les 331 autres étaient des femmes mariées, dos femmes entretenues, des filles de boutique, des domestiques, en d'autres termes des femmes ; avec lesquelles le commerce sexuel est souvent clan- ; destin, précipité et accompli dans des circonstances qui ne permettent pas des ablutions suffisantes. Ces fommes sont naturellement plus aptes à présenter du catarrhe utérin ou vaginal, dont les sécrétions, que n*onIèvent pas des soins de toilette, sont plus aisément purulentes et contagieuses que chez les femmes h vie régulière et soigneuses.
Quand on prend tous ces facteurs en considération, l'immunité des gens mariés, l'infection des amants, la sécurité comparative offerte par les prostituées (qui regardent la propreté comme une partie de leur métier}, et la grande fréquence avec laquelle la maladie est constatée par certaines classes de femmes, tout devient i compréhensible; en résumé, les écoulements j de la femme purement muqueux ou faiblement j purulents ne sont contagieux que dans une mesure très restreinte (2) ; la régularité des fonc-
(1) Alfred Foarnier, article Blennorrhagie du Noutfeau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, Paris, 1860. t. V, p. 121).
2) La règle établie par M. Milton, que nous avons
tions sexuelles, l'absence d'excès de toute espèce, la propreté — toutes ces conditions, ordinairement réalisées dans le mariage, fendent à prévenir la purulence de ces écoulements; ces conditions manquent ordinair^ ment au contraire dans les rapports sexuels illicites et surtout dans les rapports avec des femmes qui n'en font pas métier. Nous ne sommes donc pas obligés d'admettre YaccHmatation comme la seule explication de l'immunité des gens mariés, et en même temps nous pouvons maintenir notre proposition originelle, à savoir que la blennorrhagie peut avoir son origine dans toutes les formes d'écoulements vaginaux et utérins.
[/importance de vues claires et bien définies à ce sujet est évidente. En croyant pouvoir reconnaître à certains symptômes la spécificité d'une blennorrhagie, en affirmant qu'elle n'a pu être contractée que par des rapports avec une femme présentant la même affection, nous sommes contraints de tergiverser ou de donner le change aux malades, à moins de détruire dans beaucoup de cas la paix d'un ménage et de causer beaucoup de souffrances et de misères. Si un individu présentant tous les symptômes de la blennorrhagie typique nous interroge sur la cause de son mal, et si, acceptant la théorie de la virulence, et ignorant ou ne tenant pas compte de ses relations sexuelles ou matrimoniales, nous répondons qu'il provient presque certainement d'un écoulement semblable produit à son tour par une cause semblable, nous pouvons — et cela est même probable, s'il s'agit de gens du monde — faire une grande injustice à quelque innocente femme, et, comme dans un cas que je connais personnellement, causer même indirectement sa ruine et sa mort. Il n'est jamais sûr et il n'est jamais convenable de dire qu'une uréthrite, une vaginite ou une vulvite provient de rapports sexuels impurs, bien que nous puissions admettre que c'est là la cause la plus fréquente de ces affections.
11 y a une différence marquée entre les sexes en ce qui concerne la facilité d'être contagionné ; il faut nous en souvenir pour notre propre instruction, tout en observant la même réserve dans l'expression de notre opinion. Un homme peut contracter une blennorrhagie avec une femme ne présentant aucune affection vénérienne proprement dite. Dans la ma
citée plus ham, ne fait qu*afflrmer ce même fait, peut-être avec on peu d'exagération.