‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 190 sur 343 · BI.RNNORRHAGIE INFLAMMATOIRE AIGUË DE L'URÈTHRE CHEZ L'HOMME · texte numérisé non relu

BI.RNNORRHAGIE INFLAMMATOIRE AIGUË DE L'URÈTHRE CHEZ L'HOMME

jorité des cas où j'ai eu à examiner des femmes soupçonnées d'avoir communiqué la maladie, j*ai constaté Fabsence de toute espèce de blennorrhagie chez elles. Mais au contraire, quand, en dehors de toute irritation traumatique ou mécanique, une femme contracte une blennorrhagie — une vulvite, une Taginite ou une uréthrite — il y a de fortes présomptions qu^elle a été contagionnée par une sécrétion morbide identique provenant de l'urèthre de rbomme. Les causes qui peuvent produire la blennorrhagie chez la femme sont certainement beaucoup moins nombreuses que chez l*homme; l'appareil génital et urinaire de Thomme n'est ni si étendu en surface ni aussi divisé au point de vue fonctionnel que celui de ^a femme, et les chances qu'a la femme de se coDtagionner au contact de sécrétions autres que celle d'une uréthrite purulente sont par conséquent plus limitées (i).

Variétés de la blennorrhagie.

On peut donc définir la blennorrhagie, une inflammation de l'urèthre chez l'homme, du vagin, de la vulve ou de l'urèthre chez la femme, due à une irritation locale, dont la plus commune est le contact pendant les rapports sexuels avec les sécrétions purulentes ou morbides du

conduit génito-urinaire. Dans la pratique on observe trois variétés distinctes de la maladie d'une importance clinique définie, et pouvant être décrites sous les noms de :

4^ Blennorrhagie typique ou aiguë;

2* Blennorrhagie subaiguê ou catarrhale;

3® Blennorrhagie iiritaiive ou abortive (i).

Des distinctions, basées sur les variétés de forme ou de siège, ont été faites, principalement par les observateurs qui ont fait usage d'un très mauvais instrument, l'endoscope uré* thral. Ils ont décrit une uréthrite membraneuse avec inflammation des lymphatiques dorsales du pénis ; une uréthrite granuleuse avec nombreuses élevures punctiformes de la muqueuse; une uréthrite suppurative avec formation d'abcès dans le tissu conjonctif sousmuqueux ; et une uréthrite ulcérative observée chez les individus prédisposés à l'herpès. Je n'ai jamais pu distinguer ces différentes formes, sauf quand elles donnent lieu à des symptômes bien marqués, tels que des abcès folliculaires ou péri-uréthraux dans la forme suppurativet des hémorrhagies survenant après la miction dans la forme ulcérative^ etc. (2).

Au point de vue pratique elles peuvent être passées sous silence, et on peut s'en tenir à la classification proposée plus haut

BLENNORRHAGIE CHEZ LHOALME

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