MESURES PROPHYLACTIQUES
Il n'est pas hors de propos de parler ici des différents procédés de prophylaxie en vogue chez les individus qui s'exposent continuellement aux chances de contagion. L'usage; de la capote, les ablutions immédiates, la miction après le coït, sont évidemment les meilleurs moyens prophylactiques, et sont assez connus et assez innocents pour ne pas demander une mention plus longue. Mais on n'en peut dire autant de l'usage d'une des nombreuses injections dites préventives. C'est pour beaucoup de gens un article de foi que l'emploi rapide d'un liquide particulier, dont ils tiennent ordinairement la formule d'un ami, empêche le développement des maladies vénériennes. Celte croyance est utile au point de vue de la propreté ; mais le bien ainsi produit est largement compensé par la confiance mal placée sur une sauve-garde aussi illusoire, et plus souvent encore par les effets irritatifs produits par l'injection elle-même. Ces injections appartiennent à la classe favorite des antiseptiques et des astringents; elles contiennent de l'acide phénique, de la liqueur de Labarraque, de l'alun, du tannin, de la liqueur diluée de Mousel, etc. Quand l'injection est trop faible pour produire de l'irritation, elle peut quelquefois, avec la, miction préhminaire d'usage, être utile par le lavage de l'urèthre qu'elle produit. Mais dans la majorité des cas, les individus qui recommandent ces injections n'ont pas soin d'en régler la force avec soin, et elles n'ont d'autre effet alors que d'augmenter la tendance à l'inflammation ou que d'en être elles-mêmes la < cause.
WILLIAM WniTC. •- BLENNORRHAGÎE CHEZ L'HOMME.
Donc, puisque ces précautions n'ont d'autre utilité que d'inviter & la propreté, qui peut tout aussi bien être observée sans elles, et comme, d'autre part, elles sont positivement nuisibles, il faut en déconseiller l'emploi. Si, pour une raison quelconque, on Juge à propos de prescrire un liquide prophylactique, il faut avoir bien soin de ne pas le faire assez fort pour irriter la muqueuse, et le malade ne doit pas s'en servir sans l'étendre d'eau, pour peu qu'il détermine un peu de cuisson.
TRAITEMENT CURATIF DE LA BLENNORRHAGIE
Pour choisir le traitement d'une blennorrhagie, il faut d'abord en bien comprendre le caractère et en connaître l'âge. La classification que nous avons donnée sera très utile dans la pratique, puisque tous les cas peuvent être rangés dans l'une ou l'autre de ces trois classes : blennorrhagie aiguë, subaiguë et abortive.
Pour examiner chacune de ces formes, supposons d'abord que le malade a une blennorrhagie aiguë, inflammatoire, avec tous les symptômes de la première période: méat rouge, gonflé, légère douleur pendant la miction, écoulement muco-purulent. L'emploi du traitement abortif yïeni d'abord à l'idée ; mais, à mon sens, il ne doit pas être pris sérieusement en considération, et cela pour deux raisons. D'abord sa valeur théorique repose sur l'existence d'un virus blennorrhagique spécifique que les injections détruiraient ; substituer une inflammation simple à une inflammation spécifique est le but du traitement. Nous en avons dit assez au début de cet article sur la question de la spécificité ; si les vues que nous avons exposées sont correctes, le traitement abortif est, à ce point de vue, irrationnel et indéfendable (4)* En second lieu, en supposant môme que ce point de vue fût abandonné, l'adoption de
(1) Lebert, qui croit fermement à la spécificité de la blennorrhagie, dit à propos du traitement abortif {Ziemssen*s Cyclopssdia, vol. VIII, p. 769) : Au point de vue théorique, cette méthode est tout à fait satisfaisante, puisque les liquides caustiques, comme lo nitrate d'argent, produisent souvent rapidement une amélioration dans les inflammations aiguôs et récentes des membranes muqueuses. Mais cette méthode est assez souvent suivie d*uno inflammation phlegmoneuse profonde de l'uréthre, d'une douleur vive, d'un écoulement purulent et sanguinolent, en un mot de tous les signes do l'uréthrite intense. Si on peut par ce moyen faire perdre à la blennorrhagie son caractère spécifique, on y substitue généralement une maladie plus pénible et plus dangereuse.
ifT
celte méthode se heurte à une objection pi^ que très forte, qui est l'impossibilité de ëAguer nettement au début les différentes nii^ tés d'urélhrites, dont l'une sera cerUioM aggravée par le traitement. Les plus vèsê défenseurs du traitement abortif le remu» dant seulement au début même, ilestMli que dans bien des cas une légère irritiligil^ cale, limitée à l'extrémité même de l'orilK et devant disparaître spontanément ea peoft jours, sera convertie en une uréthriieginè» lisée, aussi apte, l'expérience l'a prooiî, à • prolonger obstinément et à se compli^to cidents sérieux qu'une inflammation détenUi par un pus contagieux.
Il est donc inutile de donner ici phis aijli description de ce traitement, qui consiste é» l'injection pratiquée une fois ou deux, tm solution forte de nitrate d'argent, ou te l'injection répétée de solutions plus faibles ài môme sel ou de quelque astringent Id quel; tannin (1). Les cas dans lesquels ce InitooMil a paru réussir et couper court à la malade,!^ partenaient très probablement à la troinèie variété ou blennorrhagie irritative, dansliqoelk, heureusement pour le malade, les injediois n*ayant pas produit une inflammation trèsia* tense, la maladie s'est terminée comme dliditude, bien que moins promptement qa'dll n'aurait fait sans traitement (2).
Nous nous bornons donc à traiter luif^ tomes à mesure de leur apparition ; notreffr' mier soin doit être d'éloigner toute nooNli| cause d'irritation, dont les principales sQittî i^ l'influence des mouvements, des frottemeill et de la pesanteur, 2^ l'influence des exciUliNB sexuelles, et 3® l'influence de la composiUooè l'urine qui doit nécessairement entrer en c» tact avec la surface enflammée ; à ce deniv
(1) Niemoyer, Manuel de médecine praHqw, H* ^ p. 93.
(2) Un traitement abortif bien innocent, miîs, d'ipili mon expérience, sans valeur, est celui que reconuBuAt le D' Kficheumeister, de Dresde; il prétend tfé trouvé une eau de chaux très utile au débat de k blennorrhagie. Il Tétend de quatre parties d'eau,* fait faire des injections vers le quatrième Jour iprii un coït impur, et les répète toutes les heures ctdeik pendant ce jour-là tout entier. Les symptômes iolii' matoires aigus céderaient au bout de vingt-quatre he0S environ, mais Técoulement n'est pas diminué; ce taitement n'est abortif que pour la première période, 0 il doit être remplacé à la seconde période pirUfl^ dication astringente ordinaire. Le D' K. se leit iltc d'une solution d'alun (10) dans de l'eau (150}. [Da^ med. Wochschrft,\%%0.)
TRAITEMENT DE LA BLEiNNORRHAGlE.
point se rattacl^e le régime du malade (1). !• Pour remplir la première indication, le repos dans la position couchée est le meilleur moyen, et son efficacité pour limiter et atténuer Tintensité d*une uréthrite aiguë peut être difficilement surfaite. C'est à cela qu'est due la facilité comparatÎTe de la guérison de la blennorrhagie: & rbôpital, et j*ai vu plusieurs fois des cas menaçants coupés court par une maladie intercurrente qui obligeait le malade à garderie lit. Malheureusement ce n'est que rarement que cette méthode peut être adoptée ; les occupations, les plaisirs du malade et surtout son désir de tenir son mal secret, le poussent à continuer autant que possible ses habitudes, et il se sent rarement assez mal à ce moment pour se confiner au lit ou sur une chaise longue. Néanmoins il faut inculquer au malade ce principe général de traitement et y insister. Le malade doit éviter autant que possible Texercice physique, il doit aller à cheval plutôt qu'à pied, rester assis plutôt que debout, et, quand il se couche il est bon qu'il tienne les hanches élevées. Pour lui persuader de rester à la maison et de garder cette position, il faut
(I) LeD* Louis Bftuer {Saint-Louis clinical record), après avoir critiqué très sévèrement lo traitement recommandé dans l'ouvrage do Bumstead. et fait des objections très modérées à celui de Van Buron et Keyes, résume ses vues à ce sujet dans les termes suivants : « 1" la blennorrhagie est incontestablement une maladie locale; 2** la cause de la blennorrhagie est également locale et do durée éphémère; 3** la Mennorrbagie est une maladie inflammatoire, qui reste limitée à la portion antérieure do l'urèthre^ si on ne la trouble pas par un traitement stimulant ; 4* la blennorrhagie n*affecte d'abord que la membrane muqueuse; 6* quelles qu'aient été les lésions produites par la blennorrhagie, elle so répare spontanément, c'est-à-dire que lopithclium so reproduit; G* U raison pour laquelle Tinilammation érytliématcttse de l'urèthre mérite une étude spéciale et un traitement particulier, c'est la spécialité de la fonction, l'urèthre servant d*aqueduc h un liquide salin (l'urine), o Le D' Bauer recommande ce qu'il appelle le traitement rationnel de la blennorrhagie, dont voici les points principaux : 1* protéger la muqueuse contre le contact de l'urine; 2* diluer l'urine par l'usage de boissons adoucissantes ; 3" réduire l'inflammation et l'hypéresthéaie des papilles nerveuses. Il est sans aucun doute eicellent de faire faire des injections de graine de lin et d'extrait aqueux d'opium, et de faire boire des tisanes aqueuses, émoUientes, des alcalins, et de faire prendre des laxatifs salins. — C'est la méthode que nous suivons depuis bien des années, mais sans obtenir les excellents résultats du D' Muller, qui rapporte que 19 cas sur 30 traités do cette manière, guérirent complètement en une période de 5 à 12 jours.
lui dire qu'il peut ainsi réduire de beaucoup rintensité et la durée de son mal.
2* Le malade doit éviter avec soin et persévérance la compagnie des femmes de toute espèce, pour éviter toute excitation sexuelle, qui pourrait déterminer des érections ou au moins une hypérémîe des parties très nuisible. 11 doit aussi, naturellement, éviter les pensées lascives, qui, engendrées souvent par l'irritation génitale déjà existante, réagissent défavorablement sur elles. Assuré que le repos fonctionnel n'est pas moins désirable que dans les autres inflammations aiguës, je n'hésite pas à insister sur l'importance de cet avis et à presser le malade à l'observer strictement.
3» Pour rendre l'urine aussi inoffensive que possible, il faut donner une attention sévère à certaines règles diététiques. Le régime lacté (lait écrémé] est certainement le meilleur pour cette période, et il n'est pas de malade qui ne puisse, en prenant un peu sur lui, s'y soumettre pendant plusieurs jours, jusqu'à la disparition des symptômes les plus marqués, et cela sans grand dommage. Quelques farineux, ou un peu de pain rassis avec du beurre, peuvent être adjoints au lait, si le malade se plaint de la faim, mais mieux la diète lactée est observée, plus le malade a de chances d'échapper à la douleur et à l'induration de l'urèthre (corde) dans la première ou les deux premières semaines. Mais ici encore nous rencontrons un obstacle dans le désir qu'a le malade de cacher son mal. Très peu d'individus peuvent, sans attirer l'attention ni s'exposer aux critiques, changer tout d'un coup leur manière de vivre, et dans la plupart des cas nous devons nous contenter de modifier leur régime ordinaire.
n faut donc conseiller au malade de réduire au minimum son alimentation animale, d'éviter tous les aliments gras, les fritures et les mets fortement épicés, de s'abstenir de poivre, de vinaigre, de sel, de café, de thé. La salade, les asperges, les fruits acides, les tomates, les fraises, etc., les pâtisseries et en général tous les aliments lourds doivent être prohibés, ainsi que la bière, le vin et les liqueurs alcooliques.
Bumstead interdit l'usage du tabac à toutes les périodes de la blennorrhagie, ou no le permet qu'avec beaucoup de modération. Mais les raisons qu'il donne sont très peu satisfaisantes : il rapporte des cas de spennatot*rhéef dans lesquels les symptômes ont été aggravés par l'usage du tabac à ftimer et de la chique (1). Les effets relâchants, sébatif, et on peut
(1) Bumstead, op. cit^ p. 57.
WILLIAM WHITE. -- DLENNORRHAGIE CHEZ L'HOMME
môme ajouter anaphrodisiaqoes du tabac mo semblent plutôt indiquer son emploi à la période inflammatoire, et je no l'ai Jamais trouvé nuisible. Jullien (1), après avoir cité Bumstcad, et faisant allusion à deux cas de Shipley (T), dans lesquels de fâcheux effets ont été attribués au tabac, ajoute : « H&tons-nous de dire que ces remarques sont absolument restées sans écho auprès des spécialistes français. »
H faut expressément défendre au malade la bière et le Champagne, les deux liquides les plus malfaisants, comme les plus habituels aux individus qui s'exposent ordinairement à la blennorrhagie ; il faut aussi se mettre en garde contre l'opinion que le gin, par ses propriétés diurétiques, est plutôt utile que nuisible.
Si, pour cacher sa maladie, le malade est obligé do boire quelque chose contenant de l'alcool, la boisson la plus inoffensiTe est probablement du claret faible avec de l'eau. On peut permettre l'usage de l'eau Apollinaris, de l'eau de Seltz ou du soda-water ; ces boissons peuvent élre prises en abondance ; elles remplissent alors le double rôle de diluer l'urine et de diminuer Tappétit, ce qui rend plus facile la modération dans l'alimentation (3).
Le malade peut boire de l'eau, trois à quatre litres par Jour, avec grand avantage ; quand il m'est impossible d'imposer la diète lactée, j'insiste tout particulièrement sur ce point à cette période ; pour remplir la môme indication — réduire la proportion des sels contenus dans l'urine — il faut prescrire quelque diurétique hydragogue alcalin, auquel on adjoint un sédatif du svstème artériel et un calmant des fonctions génitales.
L*importancc qu'ily a à alcaliaiser l'urine est évidente pour tout médecin qui en a examiné avec soin la réaction dans diverses circonstances, comme Je l'ai fait aitisi que bien d'autres dans nombre de cas. Presque invariablement, un degré intense d'ardeur pendant la miction est associé à un dogré plus ou moins marqué d'acidité de l'urine. Quelquefois les alcalins ne semblent pas avoir l'effet désiré : il s'est passé du temps avant que Je sache que, pour rendre l'urine alcaline, il est nécessaire d'administrer les alcalins après les repas et non à jeun. Une série d'expériences faites à ce sujet par le D' Ralfe, ont été publiées dans la Lancel (4). Longtemps avant (en 1860), le D' Bauer
(1) Jullien, op. cit., p. 50.
(2) Shipley, liost. med. and surg. journal^ 22 nov. 18G0.
(3) Zeissl défend non seulement la bière et le Champagne, mais toutes les boissons contenant de l'acide carbonique à l'état naissant, comme donnant naissance à de la dysuric. Med. Times and Gaz.j 21 fév. 1880.
(4) Ralfe, Lancct, 9 nov., 1878.
Jones avait montré que de fortes doses de sesquicarbonate d'ammoniaque augmentaient l'acidité de Turioe. En 1854, le D' Beneke fit une observation semblable avec le bicarbonate de soude, et en 18G0, le professeur Parkes publia une expérience semblable avec lo bicarbonate de potasse. Le D' Ralfe, après avoir soigneusement exposé en détail ses expérienees, les résume comme il suit : « L'effet du bicartxmate de potasse, pris après manger, sur l'acidité de l'urine, est différent de ce qu'il est, pris avant les repas. Quand nous l'avons administré à un estomtc vide, nous avons vu que l'acidité de l'urine était seolemeat légèrement diminuée ce jour-li, tandis que le lendemain elle était beaucoup plus marquée que la veille. Mais quand il était donné pendant la digestion, l'acidité de l'urine disparaissait entièrement ; deux fois elle a été trouvée neutre, une fois alcaline, et les Joors suivants il n'y avait aucune augmentation marquée de Tacidité de l'urine comparée à celle des jours aytat précédé l'expérience. On observe la même différence dans les variations de l'urine : quand le bicarbonate était pris avant le repas, l'effet des alcalins était passé au bout de deux heures, et la quantité d'acide qui passait dans les trois heures suivantes était presque égale h celle qui passait le Jour où le malade ne prenait pas le médicament ; tandis que, quand le sel était pris après le repas, Turine restait alcaline pendant quatre heures après que la dose était prise, et on ne remarquait aucune réapparition de l'acidité. *
L'explication de ces phénomènes se trouve dans ce fait que les bicarbonates sont en réalité des sels acides ; ils se décomposent dans l'urine en carbonates neutres et en phosphate acide de soude. Dans ^inte^ valle des digestions, la réaction de la muqueuse gastrique étant neutre ou alcaline, ils passent dans le sang sans transformation et produisent les résultats ci-dessus. D'autre part, quand ces sels sont pris pendant la digestion, le contenu acide de l'estomac les décompose ; l'acide carbonique est mis en liberté, il s'échappe par la bouche, tandis que les bases alcalines passent dans la circulation et rendent l'urioo alcaline.
11 est clair qu*on peut atteindre le même résultat par beaucoup de moyens, mais les formules suivantes peuvent être données comme spécimens de potions qu'une expérience considérable me permet de recommander :
Teinture d'aconit xvi gouttes.
Bromure de potassium 10 grammes
Acétate de potasse 15 —
Infusion de pareira brava... iôO —
Une grande cuillerée dans de Teau toutes les deux heures.
Toiuture de veratrum virido.
Bromure de potassium )
Bicarbonate do soude )
Citrate de potasse liq 250 —
vni gouttes.
10 grammes.
TnAITEMENT DE LA DLENNORRHAGIE,
Une grande cuillerêa dans de l'eau toutes les deux heures.
A la même période cl dans le mCme but, on donnera avec avantage d'u tartre stibié et du bitartrate de potasse, ou encore une des deux potions précédentes, à laquelle on ajoutera un demi-drachme de teinture de belladone (1).
Nons donnerons bientôt des indications sur les meilleurs pansements propres àrecevoir et à ■baorber l'écoulement. L'usage des poches en gomme qu'on trouve dans le commerce, tous les liens qu'on met autour du pénis, et tous les topiques chauds ou embarrassunls sont certainement mauvais. Soit qu'ils cmpfïchent l'évaponlion, et qu'ainsi ils laissent le pénis dans une Mmosphère chaude et humide, comme s'il était dans un cataplasme, soit qu'ils gênent mécaniquement le courant veineux et qu'ils provoquent des érections, ils paraissent souvent aggraver le mal. Si le prépuce recouvre entièrement le fénis, le mdlleur pansement consiste en un
ttlsorbant.
Fig. iS. — Pansement
fetit morceau de colon absorbant qu'on place ■or le mal et qui est retenu par l'oriQce prëputial(flg. 48). Si le prépuce recouvre le gland yesque enlièrcment, sansarrivcr jusqu'au ment, «D pratiquera au centre d'une pièce de charpie Oiu) ou de vieux linge une ouverture de 2 t/2 k 8 pouces carrés ; on j introduira le gland et on ta fera glisser jusque derrière la couronne (Bg. 49).
On repliera alors les extrémités de ce linge, tl on rahallera le prépuce (fîg. bO).
Si le gland est entièrement découvert, il faut lier le pansement d'une autre manière. (Jd bon moyen est de prendre le pied d'un tieux bas ou
(0 A celte période do la tilennoirhigia, le D' lohn "eill, de Philadelphie, avait t'habitade do donner la poudre suivaDte :
filtarlrali (k polaiie tîî jr.
Mirais de polaut tt gr.
ÉBMtiqg* 0 gr. 08
Faire 13 paquets.
L'a paquet dans de l'eau trois Tais par jour.
Reg. Harrùon eroil que les alcalis no sont pas in- «iiqucs dans la cysiito aiguÈ, et dit qno t'oriae est Vnoias ircilaote dans eod ùut d'acidité normale.
un sac de vieille mousseline assez lai^e pour quel'organe y soit 6 l'aise, et de l'allacher à h chemise. Par l'un ou l'autre de ces moyens, lo linge et les vêlements du malade seront à l'abri de l'écoulement, el en même temps le gland ne sera exposé 4 aucune irritaUoa nouvelle. Tous
- Pansement du péni:
de charpie.
CCS préceptes seront donnés au malade à sa première visite. Après Tavoir prévenu de l'imporlance du repos. lui avoir indiqué le régime convenable, prescrit une boisson diurétique, et lui avoir expliqué la Taçon de se panser, il ne reste plus qu'à observer la marche des phénomènes; il Tant pour cela qu'il revienne tous les jours pendant trois ou quatre jours. Si la blenuorrhagie appartient & la troisième Torme (irritative ou abortive), tous les aymplOmes cède*
Fig. 50. — Pansemont du pénis, le prc)juco ost rabatia pour tenir la charpie en place.
roDt au bout de ce temps ; si elle appartient à la seconde (subaiguë ou calarrhale), l'écoulement deviendra plus abondant, mois aucun symptAme subjeclit très marqué n'apparaîtra ; si elle appartient à la première (inflammatoire aiguë), les phénomènes que nous avons décrits apparaîtront avec une intensité proportionnelle surtout & la rigueur plus ou moins grande avec laquelle auront été suivis les préceptes donnés ci>dessu3. Dans le premier cas (blennorrbagie irrilative), aucun autre traitement n'est nécessaire idans le second (blennorrhagiecatarrhale),
TRAlTEMliNT DE LA Bî.ENNORRHAGIE.
Si pourtant, malgré Tusage de fortes doses de bromure, l'emploi du camphre et de Topium en suppositoires, et l'observation des règles d'hygiène prescrites, la corde persiste et donne naissance à de grandes douleurs, on fera bien de prendre des mesures plus actives, non seulement pour soulager le malade, mais aussi parce que chaque réapparition de la corde aggrave l'inflammation, et augmente probablement les chances d'un rétrécissement futur. Dans ces cas rien n'est si efficace que l'application de sangsues au périnée. On peut tirer à un adulte 300 grammes de sang; pendant un ou deux jours, il restera couché, le bassin élevé; le malade à cette période comprendra mieux la nécessité du repos. Les gens du peuple doivent être mis en garde contre la pratique de rompre la corde, qui consiste à donner un coup de poing sur le pénis reposant sur une surface dure. Cette manœuvre a pour effet de faire cesser les érections, mais aussi de rompre les trabécules du tissu érectile, les parois des vaisseaux congestionnés, et la néoplasie qui produit la corde. Elle est presque toujours suivie de rétrécissement traumatique. 11 est inutile d'ajouter que c'est une pratique détestable. Quand la corde se produit, le mieux est d'uriner, de marcher dans la chambre quelques moments, et de se recoucher sur le côté. 11 ne faut pas placer le pénis sur du marbre ou sur une surface froide quelconque, parce que la chaleur du lit détermine une réaction qui donne naissance à des érectioDs bien plus violentes.
M. Glaudot, suivant le précepte du D^ Scarenzlo, préfère à tout autre moyen, quand la corde est trësdoalourouse, une injection de morphine au périnée. Dn devra faire cette injection au moment du coucher, pendant 4 à S jours consccutifâ, après quoi, selon toute probabilité, la corde ne réapparaîtra pas. M. Glaudot pense que les bons effets de la morphine sont entièrement locaux dans ce cas; il n'a observé avec 1/4 ou l/S de grain qu'il employait, aucun signe de narcotisme, ni môme de somnolence (1). Hill recommande 3 grammes de chloral. Diday 2 grammes de lupulin mêlés à une égale quantité de sucre, et, dans les cas rebelles, conseille d'appliquer pendant quelques minutes, au niveau du point le plus douloureux, du coton imbibé de chloroforme. J'ai employé l'ipécacuanha, à doses nauséeuses, dans les cas où d'autres remèdes avaient échoué, mais sans beaucoup de succès.
Plus récemment, Cambrillard a recommandé l'injection suivante en cas de formation de la corde :
(1) Glaudot, Cincinnati Lancet and C Unie ^Archives
Bromure de potassium C parties.
Teinture d'opium t —
Glycérine puriQée 10 -^
Eaudistillée 150 —
Quatre injections par joui*, qui doivent être gardées de 2 à 3 minutes.
Mauriac (I) emploie la formule suivante :
Sirop de digitale 50 gr.
Sirop de morphine 50
Bromure de potassium 20
Une cuillerée à soupe tous les matins dans une tasse de camomille ou d'un autre véhicule. On peut y substituer des suppositoires de beurre de cacao contenant 1 gramme de chloral.
11 faudra persister dans ce traitement tant que les symptômes augmentent d'intensité, c'est-àdire pendant les huit ou dix premiers jours. Quand ils cessent d'augmenter, et surtout quand ils commencent à se calmer, ce qu'indiquera tout d'abord la diminution de la douleur de la miction, il faut en venir à une médication locale, dont les meilleurs agents do beaucoup sont les injections.
Bougies 5o/u^/fS. — L'emploi de bougies solubles, môme au début, est tellement recommandé par quelques auteurs, qu'il me semble nécessaire d'en parler ici pour ne m'en plus occuper ensuite. On a recommandé Tiodoforme, le tannin, l'acétate de plomb, l'acide phénique, l'huile d'eucalyptus et beaucoup d'autres médicaments incorporés au beurre de cacao. J*ai déjà écrit ailleurs que dans mes mains elles s'étaient montrées si inférieures aux injections, qu'elles avaient si souvent donné naissance à une douleur intense et à la corde, malgré les précautions prises pour les adapter à l'acuité des symptômes, et que de plus elles étaient comparativement si chères que je les ai entièrement déconseillées. Depuis lors un certain nombre d'articles élogieux en leur faveur (2) m'ont induit à les soumettre à une seconde épreuve, mais j'ai encore obtenu les mêmes résultats, et si j'y reviens jamais dans le traitement de l'uréthérite, ce sera seulement quand des preuves reposant sur un grand nombre de cas seront fournies par des témoins offrant toute garantie. Injections uréthrales à la premièt^e période. —
(1) Mauriac, Leçons sur les maladies vinérienneSm Paris, 1883.
(2) Watson Cheyne {BHtish med, Joum., 24 juilUet 1880) publie des résuluts extraordinaires obtenus par le traitement dit antiseptique de la blennorrhagie ; 11 consiste surtout dans l'introduction de bougies solublcs faites avec l'iodoforme, l'eucalyptus et le beurre de cacao. Mais ses résultats ne paraissent pas avoir été confirmés par d*autros observateurs.
WILLIAM WHITE. — BLENxNORRHAGlE CHEZ I/HOAIME.
Revenons aux injections. Quand le chirurgien a décidé d'en commencer l'usage, la période inflammatoire ayant dépassé son apogée (1), il fera acheter au malade une seringue uréthrale à pointe mousse, à frottement dur, pouvant contenir de onze à douze grammes de liquide. La seringue américaine n^ 0 de la Rubber Comb Company f et la seringue Goodyear n" 1 c, sont celles que je préfère. A celte période l'inflammation, bien qu'elle s'étende souvent à quelques pouces en arrière du méat, a atteint sa plus grande intensité au niveau ou au voisinage de la fosse naviculaire, point qu'atteint facilement le bout d'une seringue ordinaire, laquelle joue le rôle d'un irritant mécanique et sert souvent à augmenter ou à perpétuer Tinflammation. Les seringues en verre sont souvent si mal faites, d'un calibre inégal à difTérenls points du cylindre, avec un piston insuffisamment garni, qu'elles doivent être laissées de côté pour toutes ces raisons, sans compter le danger de les briser. Les autres instruments vendus pour cet usage, les ballons de gomme élastique pourvus de longs bouts en verre ou en gomme, les tubes en gomme sont encore plus mauvais (2).
La seringue achetée, il faut apprendre au malade à s'en servir, et malgré la peine que cela donne, il vaut toujours mieux assister soimême à l'opération au moins une fois. 4'ai vu
(1) Zcissl commence ordinaircmont l'usage des injections pendant la période aiguë, quand les douleurs sont très intenses; il emploie le permanganate de potasse, 2 centigrammes dans 62 grammes d'eau distillée. Il avertit de prendre garde à ne pas introduire d'air, ce qui détermine de la douleur {Med. Times and Gaz,, U févr. 1880).
(2) M. Balmanno Squire décrit avec beaucoup de détails [Annales de dermatolorfin et de syphilogrnphie, 25 avril 1882), une nouvelle forme de seringue uréthrale, qui consiste en un corps elliptique en gomme, avec des côtés inflexibles reliés par une bando élastique interposée, qui permet à ces côtés de s'affronter parfaitement. Du corps de Tinstrument part un tubo de gomme court, dont l'extrémité porte un petit bout en verre. M. Squire prétend que toutes les qualités théoriques d'une seringue uréthrale sont réunies dans ccUe-ci : possibilité do la faire marcher avec une seule main, uniformité du mouvement sans soubresauts ni variation ^udaiue de pression, solidité ; c'est un instrument portatif, d'une capacité juste suffisante, pouvant retenir le liquide jusqu'à la fin, de sorte qu'on peut toujours emporter avec soi une injection prùtc ; enfin il coûte bon marché. Autant qu'on en peut juger par la description et la planche, cette scriii;;uc me pai'ait inférieure à plusieurs instruments sen)])]ables fabriqués et vendus en Amérique.
bien des blennorrhagies qui semblaient rebelles au traitement par la seule raison que le malade ne savait pas se servir de sa seringue. Le malade doit, quand il fait son injection, s'asseoir sur le bord d'un siège dur, les jambes écartées et les caisses dans le relâchement. De celle manière toute pression ou tension sur les muscles du périnée est évitée, et le liquide de linjcclion pénètre à une profondeur suffisante. Dans les cas où la maladie est certainement localisée à la partie antérieure, ou dans lesquels l'injection en atteignant la portion prostatique de l'urèthre ou le col de la vessie donne naissance à de l'irritation vésicale, le malade se tiendra debout, après avoir roulé et lié derrière le scrotum un mouchoir ou une serviette, pour fermer l'urèthre en ce point. La seringue remplie complètement ou à peu près, selon la profondeur à laquelle on jugera nécessaire de pousser l'injection, est tenue entre le pouce et le médius de la main droite, l'extrémité de l'index reposant sur le piston. L'extrémité conique de la seringue est alors introduite d'un quart ou d'un demi-pouce dans le méat, lequel est tenu ouvert par le pouce et les doigts de la main gauche, et que l'on serre autour de la seringue par une pression latérale (fîg. 5i) ; on rétrécit de cette façon l'orifice, qu'une pression antéroposléricure ferait au contraire bâiller. Si celle manœuvre est bien exécutée, en avant soin d'abaisser l'instrument de façon que le piî-lon soit à peu près dans la direction de rombilic, chaque goutte du liquide (12 grammes environ) sera déposée à l'intérieur du canal. Si les bords du méat n'embrassent pas la seringue d'une façon parfaite, l'injection s'écoulera au dehors. Au bout d'un ou deux essais on viendra à boul de bien l'exécuter, mais si au début le malade a du mal à la bien faire, il sera bon de s'assurer par une observation personnelle que toute difficullé a disparu. Le malade devra faire une injection après chaque miction ; il devra garder chaque injection deux ou trois minutes.
On peut établir comme règle générale, que toute injection, môme d'eau simple, qui donne plus de doulciu^ qu'une légère cuisson, fait probablement plus de mal que de bien, et doit Cire étendue d'eau ou supprimée.
Si on juge à propos, à cause de l'intensité des douleurs de la miction, ou pour toute autre raison, de commencer les injections au débat de la période stationnaire, on fera bien de se servir seulement d'eau chaude, ou, comme nous l'avons indiqué, de quelque infusion mucilagincusc chaude. Quand la douleur de la miction
TRAITEMENT DE LA BLENNORRHAGIE
commencé à s'apatser, on peut emplojer une j
ijection sédalive et légèrement astringente, I
■T eiemple : |
£str»lt d'opium i gr. '
Sou-acéUte de plomb liquide ISb gr.
Teinture de nelne d'tconlt S gr.
Teinture d'apiam Jt
MacUtge de moelle de utiarru. . . 9S Pendant ce temps le traitement interne du lébut devra être continué, les diurétiques alcabu étant donnés à doses décroissantes.
Uidicamentsantiblennorrhiigiques. — Quand la éBDlear delà miction etia corde ont entièrement Mpresque entièrement disparu, on peut avec
avantage Taire subir un changement àla médicatiOD tant générale que locale. C'est à celle période que l'emploi des médicaments dits aii(ib(«nn<wrhagiques est indiqué ; ces médicaments sont le cubèbe, le copahu et l'essence de santal.
Le kava-Lava a été employé daas l'urélhrite, et, prétend-t-on, avec quelque succès. Je ne m'en suis jamais servi. La Tormule recommandée est la suivante :
Eitriit liqalde d'eactl^tai M parties
— de kara-tiivt lo —
Acide bentolqao 1 ~
Boru en pondre I! —
Uue cuillerée & thé trois fois par jour.
Selon Dupuy, le kava-liava est : 1* un sialago-
Flg. h\. — Uode d'admlnieiraiiau d'une iDjeetli
* ; 2» un tonique amer ; 3» un excitant léger ttjstème nerviux; 4* un puissant diuréli-
* i 5* un blennostatique. 11 regarde l'eCTet de ^■£*ine de kava-kava comme extrêmement ^«ant sur la Mennorrhagie \ il diminue la *lenretdiminue l'écoulement,!). M. Leighton ■tesen, médecin de colonisation aux lies ISl, dit (3) : « La propriété la plus remarquable '^ plus utile du kave et son action sur les
*) DapQj, DetiUeh. med. Wochiekr/t, n* 1, 1881. AS) Ulghlon KetleuD, Pracliliontr, mari ISS3. Eneycl. de cbimrgie.
voies génito m-înaires. La goutte chronique cède promplement & son administration, et dans la cystile chronique il possède une action supérieure Ji tous les remèdes dont j'ai l'expérience.» Le docteur Reed(l) publie des observations dans lesquelles un mélange de kava-kave et de glycérine dans la proportion de un & trois, pris par cuillerées à cafèapara faire ovorkr. le mal. Dans les périodes plus avancées, ce médecin le regarde comme moins utile.
(IjReed, Thirapeulic Gaz.jitn'iier teti.
WILLIAM WHITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ L*H011I1E
On 8*e8t servi comme anti-blennorrhagique d*une résine, l'essence de gurjun ou huile de bois. £. Vidal (i) Ta expérimenté sur une plus grande échelle que personne, et rapporte dix-sept cas, dans lesquels la durée du traitement a varié de dix à vingt jours. 11 le donnait dans du sirop sim~ pie à la dose de 4 grammes, deux fois par jour au commencement des repas. Il dit qu« 'il est rarement nécessaire de dépasser cette dose, qui est bien tolérée, et dont le seul effet sur le canal intestinal est de produire une ou deux selles deux heures après le repas; la dose maximaaété de huit grammes. D'abord le médicament produit des nausées, mais qui passent très rapidement. Un quart de verre de vin administré après la potion la fait mieux tolérer. Un des avantages
de ce médicament oM qu'il n'exige aucun changement dans le régime du malade ;le vin donné
pendant tout le traitement n'a pas produit d'effets fâcheux. Employé avec les mêmes précautions que le copuhu, le gurjun a présenté des avantages marqués. Son action est plus rapide et plus sûre, car il a souvent réussi là où le copahu avait échoué ; il ne détermine pas d*érythème ; il ne communique à l'urine ni à l'haleine aucune odeur désagréable, ce qui est un des inconvénients du copahu; localementil réus* sit bien dans la vaginite et la balanitc ; enûn, il coûte moins ciier que le copahu. » Plus récemment M. Duval a conGrmé ces faits par des observations faites par lui dans le service de M. Mauriac (2).
L'efGcacité du cubëbe, du copahu, et de l'essence de santal, quand ces médicaments sont administrés en temps opportun, ne peut faire aujourd'hui l'objet d'un doute, et toute plaidoirie en leur faveur serait superflue. Leur mode d'action ne fait guère question non plus ; elle s'exerce par l'intermédiaire de l'urine. Il semble indispensable que ces médicaments traversent les reins ; des injections chargées de ces médicaments n'ont pas produit de bons résultati (3) . Il est possible que l'action de ces remèdes
(1)E. Vidal, Journal de méd. etdechir., déc. 187 7.
(T) Mauriac, Leçons sur les maladies vénériennes Paris, 1883.
(3) De Grifflth {Med. Press and Circulai-, 21 mars* 1877) parle en ces termes de l'emploi local du copahu : « Comme remède topique Je préfère une injection alcaline tenant io baume en suspension, ou quelquefois mémo lo baume pur, et dans les cas rebelles, je n'ai riei» trouvé do mieux que la méthode suivante : |
Faites vider au malade sa vessie, puis qu'il se repose quelques momcnis ; que la vessie soit débarrassée do nouveau ; puis passer un cathéter d'argent ou do
consiste plutôt à modifier le caractère de l'urine de façon à lui faire perdre ses qualités irritantes, qu*à exercer une action positivement curative. Quoiqu'il en soit, si on les donne à ce moment, quand la période de décUn commence ou est bien établie, et si on ménage l'estomac et l'idiosyncrasie du malade» ils rendront de grands services dans l'immense majorité des cas (l). S'ils produisent de l'anorexie, de la dyspepsie ou de la diarrhée, il faut varier le mode d'administration ; dans quelques cas aucune préparation ne sera tolérée par l'estomac. Cela est surtout vrai du copahu, beaucoup moins souvent du cubèbe et de l'essence de santal. Dans d'autres cas exceptionnels ils déterminent de l'irritation des voies urinaires, et doivent naturellement être abandonnés aussitôt.
On a dit que le copahu et le cubèbe pouvaient être la cause de la maladie de Bright, mais il n'existe pu d'exemple authentique de ce fait, et Zcissl en nie la possibilité. Il semble hors de doute que ces substances peuvent produire une congestion rénale intense, et même de Thématiirie. Bumstead et Taylor ont poblié une observation de ce genre (2), et Hill et Cooper (3) citent un exemple dans lequel Turine a pris une cooleur café le second jour de Tadministration du copaha.
gomme élastique, qui rempUsse l'orèthre du malade, après avoir chargé Tiostrument de baume et l'en avoir induit extérieurement. Quand les trous de la sonde sont parvenus dans la vessie, écartez le pouce ou le couvercle de l'orifice de l'instrument ; le baume coule dans la vessie ; on retire alors la sonde. — Le .13alade essaie de nouveau d'uiiner, le médicameat est rejeté, et enduit, eu passant, Turèthre plus ou moins complètement. J'ai souvent injecté du copahu dans I> vessie par le cathéter; je fais alors vider au malade sa vessie le plus vite possible, et Turèthre tout entier est ainsi lavé par le médicament. Cette manière de faire est surtout avantageuse quand le copahu no peot être pris par la bouche, ou quand Técoulement est chronique ou mieux très ancien, quand par conséqueni l'urèthre est érodé en quelque point, qu'il préseote des granulations ou même des ulcérations. »
(1) Bumstead et Taylor disent {op. cil,, p. 65)qQ8 les effets curatirs du copahu sont beaucoup plus grands dans Turéthrite aiguè que dans A chronique, et qaii produit rarement, si toutefois cela arrive, ces complications qu'on lui a attribuées autrefois. « En un mot, il semble que le copahu peut être administré en toute sûreté, et avec plus d'avantage, dans le stade aigu de la blennorrhagie ou au début du stade de déelifl que plus urd ; la même remarque est vraie du cubèbe- Cependant, quand les symptômes inflammatoires soot très marqués, ou a l'habitude d'auendre un jour oa deux qu'ils se soient un peu amendés, et je ne crois pas que eu soit du temps perdu. •
(2) Bumstead et Taylor, ibid., p. 69, (8) Hill et Cooper, op. ciL, p. 512.
TRAITEMENT DE LA BLENNORRHAGIE
Gabier ( l) a montré que c'est la résine do copahu qui eat éliminée par 1 urine, l'huilo volatile a'échappant par la peau et les poumons. Hcidcnreich a fait la même observation pour l'huile et la résine de cubèbe.
Si nous supposons un cas de blennorrhagie typique, la potion suivante sera avantageuse à cette période, le bromure de potassium étant continué concurremment avec le cubèbe :
Bromure de pota.ssium. i ^ Oléorésine do cubèbe. . i '
Huile de sassarras 12 gouttes.
Sirop d'acacia 60 grammes .
Eau jusqu'à 185 —
Une cuillerée à dessert toutes les quatre heures.
En môme temps, on peut remplacer l'injection par une autre contenant une poudre insoluble, qui en tapissant l'urèthre et en le protégeant eo partie contre le contact de Turine, ainsi que par son action mécanique sur les vaisseaux dilatés qu'elle tient écartés (2), peut souvent être très utile pour diminuer l'écoulement. Les formules suivantes sont les meilleures parmi un grand nombre d'autres :
Sous-nitrate de bismuth...
Glycérine
Eau de roses
ou
Soua-carbonate de bismuth. .
Mucilage d'acacia. . . ,
Eau de roses
ou
Poudre d'oxyde de zinc.
Jkdde tannique
Mucilage d'acacia
Eau de roses
ou
Sulfate de zinc.
Acétate de plomb.
Teinture d'opium.
Teinture de cachou. . . . j Eau