MM
on
Acétate de zinc.
Acide tannique.
Ean de roses. . .
4 gr.
8 grammes.
15 grammes.
15 grammes.
2 gr.
12 gr.
125 grammes.
125 grammes.
(1) Gabier, CommenUires thérapeutiques du Codex ^léâicamenlarius, 2« édition. Paris, 1874, p. 100.
(2) On a depuis longtemps reconnu que le contact ^ deux surfaces de l'urèthre est une source de dif- Icaltés daus la guérisondo la goutte. Civiale, Milion et i'antres ont essayé d'obvier à cet inconvénient en introéoîsant dans l'urèthre et en l'y laissant, un long et étroit cardon de charpie, de façon à tenir ces parois écartées. Je a'ai jamais essayé ce moyen, etje crois que le danger de voir la charpie tomber dans la vessie et l'irriter suffit pour ooDtre-balancer tous les autres avantages possibles.
Après que le cubèbe a été pris pendant deux ou trois jours, si la blennorrhagie marche bien, on peut y substituer ou y ajouter le copahu ; ou mieux encore on peut prescrire des capsules contenant chacune 24 grammes d'huile de cubèbe et d'huile de copahu à la dose de deux à quatre, trois ou quatre fois par jour.
Dans certains cas, où ces préparations ne conviennent pas ou semblent perdre leur effet, il sera bon de leur substituer de Tessence de santal, à la dose de 42 grammes quatre fois par jour. On peut prendre ce médicament sur un morceau de sucre, qui l'absorbe ; on avale le morceau de sucre et on prend par dessus un peu d*eau ; ou bien on peut le prendre également en capsules. Les droguistes vendent quelquefois une substance qui est loin d'avoir la même valeur thérapeutique que la véritable essence, et est un irritant des voies génito-urinaires et digestives. On peut le reconnaître & son aspect trouble et nuageux, l'essence pure élant parfaitement translucide et d'une couleur ambrée pâle.
Injections astringentes. — Tant que le malade emploie des injections contenant un sédiment insoluble, il lui est souvent impossible de se rendre bien compte du caractère et de Tabondance de son écoulement. Aussi au bout d'un certain temps, au bout de quatre à cinq jours, il est bon de substituer à ces injections une solution aqueuse de quelque astringent simple, de sulfate de zinc de préférence (i) ; on commencera par 1*2 centigrammes environ pour 31 grammes de véhicule, et on l'associera à la morphine ou à l'acide cyanhydrique dilué, s'il y a un peu d'hyperesthésie ou de sensation de brûlure prolongée.
Sulfate de morphine.
Sulfate de zinc
Eau de roses
6 centig.
125 gr.
ou
Sulfate de zinc
Acide cyanhydrique dilué.
Eau de roses
50 centigr.
12 gouttes.
125 gr.
Cette injection, comme les autres, sera diluée, si elle déterminé de la douleur ; si elle n'est pas sentie et si elle ne modifie pas l'écoulement, il faudra la faire plus forte.
Sous l'influence de ce traitement, l'écoulement disparaîtra dans bien des cas ; aucun autre
(1) Jollien (op. ctï., p. 72) appelle le sulfate do zinc un « précieux agent, le modificateur par excellence de l'urèthre enflammé. »
WILLIAM WHITB. — BLENNOHRBAGIE CHEZ L'BOIUIE.
■rmplOme n'apparatira, à moins, ce qui arrive souvent, que le traitemeat ne soil prématurémeut inleiTompu. La seule règle sûre est d'apprendca au malade à diminuer gradudleinmt les doseades injections et des médicaments ; il cessera d'abord les doses de la journée; puis celles du malin, et enfin celles du soir; il ne cessera qu'au bout de plus de dix jours. H s'abstiendra (■gaiement de presser fréquemment etaTecTorce i>ur l'urèthre pour voir où en est son écoulement.
Traitement des icoulements urithraux penUkmti . -~ Si, en dépit de ces injac^ons, récoulemeni continue, il faut avoir recours à des solutions plus fortes, en prenant comme mesure la sensibilité de l'urélbre. Trente à trentesiK cenligrammcs de sulfate de zinc par 31 grammes de véhicule amèneront la guérison là où des injections plus faibles auront échoué. On peut aussi employer avec avantage l'acétate de zinc, le tannin, le sulfate de enivre, le nitrate d'argent, le sulfo-pbénate de zinc, l'alun, la teinture de cachou, rhjdrasline et dilTérentes autres subs-
Le cliinirgion-mijor Wilson publie dans la Laneel de «eptembre 1881, seiie us de blenaorrhasio traités par ûea injections d'acide Bolfureax et d'eau dans la praportioD d'un k quiciR. Sous l'innueuce de ce traitement l'écoulemant puruloaC davieut M» peu abondant le prenaier jour, et le iroisiËme Jour il est réduit b un suintement séreux qui disparaît en que lqu«n Jours. Il est probable que les cas qu'il a eu k traiter appartenaieath la forme irritativo, et auraient guéri anaii tAt avec au traitement quelconque non absolument préjudiciable. La D' Frey (1) iltribne les succès de H.'Wilton à ce qu'il ■ eu affaire b des uréthrites non spécifiques, eiplication qui revient 11 la mienne.
Ud remède qui a acquis une réputation cODaidérible «Bt llnjectJon d'tijdraaiis canidentis, ou sceau d'or, rentrait fluide étant la préparation généralement employée. Ou l'emploie seul ou associé avoc quelque reniède utringent et sédatiC :
Eilrgit d'li;ilruli> fluide U gr.
Radlja Hauth Roy d'Altquab, assistant en chirurgie, rapporte de grands succès dus aux injections de quinine aux périodes aiguB et chronique de la blennorrhagle. Il bc acrtd'une solution de 13 centigramme» dans 9 grammes d'acide sulfuriqne dilué et 31 grammes d'eau de roses; cette Botutiou agit comme un ctianne, dit-il; la maladie est généralement guérie au
(1) Frei, Saint-Louii Couriirofmtdieim, (Xt. I8S1.
, bout d'une semaine (■]■ I>es eipériencM U» ne
cette substance dans le aerrice des Téuéiwit de l'U-
pital de l'UniTersité de PeasflTanis, n'ont pai c»
Armé ces résultats.
Une preacriplioD rarorite de feu la D' Haorj étri
L'acide bondqne, dans la proportion daMc» tigrammes pour SI grammes d'eau, bit bm ùiJktion très recommandée par le D' James Hjndaua, k Cincinnati, et par d'antres, qui rapportent des md» inusités aprèa son emploi. Je ua pois cootrmK m Taies, bien que Je l'aie employée daasDumbre de o^l l'époque où l'attentjuD Ibtponr lapremitnlbiiaBiÉ sur ce médicament.
Les mérites relatifs de ces différents remMu ne sont pas bien établis, et vouloir teQlerdtii faire exigerait des détails qui étendraient ceti ticlebien au delà des hmites qu'il doit tnîr.fll peut afOrmer cependaot que ai un écooln urétbrel persiste, après qu'une atlentioa gneuse a été donnée eux règles d-detsm p» crites, et après l'essai de quelques-noi Âoi remèdes supplémeDtaireB,cet écouleineolrBin dans une des divisions indiquées plus buld demande le traitement correspondanL
Didajr, auquel quarante ans d'expériEiic) donnent une grande autorité, décrit son l^il^ ment de la blennorrhagie comme il suit: il li divise en quatre périodes (3).
Première fiii-iode. - Chaleur pendantlamidiDi; une goutte semi-transparente au méat, lojniioi de 3 grammes 68 centigrammes d'une toloM de nitrate d'argent au 90* ; la garder dnq ninutes. L'écoulement peut disparaître coa^i^ tement.
Deuxième périodt. — Méat rouge, toilliill toutes les heures une goutte jaune ou Ttrilin^ ardeur en urinant -, corda. l« secret ds ncdi est dans une expeclation patiente à celle (**■ de, iMissons émollientes, diète sérèiv, r^
TroijjèmepA^'ade.— Atteinte au boni da doit six semaines en moyenne, souTent pal ind deux mois et demi à trois mois. Héal DOi^'i presque pas de douleur pendant la ciicliHI écoulement moins abondant et
(1) Radha Nauth Roy, Hidian med. Ga., rM "^ (2] Diday et Doyen, ThirapttOiqim éa mO^
, p. 8-39. Paris, isra.
ii'i
TRAITEMENT DE LA ELENNORRHAGIE
copahuy ou le cubëbe et le copahu et des injections astringentes sont les remèdes indiqués.
Quatrième période.^ Ordinairement le résultat de tentatives faites pour supprimer Técoulement prématurément. Peu ou pas de douleur ; écoulement peu abondant; copahu et cubëbe sans effet; aggravation facile sous Tinfluence des irritants. S'adresser surtout aux injections parmi lesquelles Diday donne la préférence à celle de Ricord :
Sulfate de zinc
Acétate de ploml
Teioture d'opium... i ^ Teinture de cachou. )
Ean de roses
Trois fois par Jour.
50 centigr.
2 gr.
Traitement du catarrhe uréthraL — Si on constate les caractères que j'ai attribués au catarrhe uréthral, les soins donnés à la santé générale, quelques gouttes de sirop d'iodure de fer après le repas, un exercice modéré, le bon air, une bonne nourriture avec un verre de bourgogne ou de bordeaux aux repas, suffiront ordinairement, sans traitement local, à mettre fin à Taffection. La persévérance dans l'usage .des injections astringentes et dans l'introduction de bougies hâte quelquefois la cure, mais semble tout aussi souvent la retarder. Ces cas forment la majorité de ces uréthrites chroniques dont les malades attribuent la guérison à un traitement
homéopathique, dont le caractère négatif donne beau jeu à la vis medicatrix naturœ, qui est réellement parfaitement suffisante.
Traitement de la blennorrhagie chronique. — Dans d'autres cas, surtout quand c'est la première attaque, l'écoulement persiste, crémeux ou jaunâtre, accompagné de quelques symptômes subjectifs légers, indiquant une inflammation, laquelle est facilement portée à l'état aigu ; en d'autres termes, nous avons affaire à une gonorrhée chronique. Pour préciser la situation, on introduira doucement dans la vessie une bougie à boule, d'un calibre trois ou quatre fois plus petit que le calibre normal de Turèthre ; le chirurgien, pendant l'introduction^ notera la situation exacte de tout point présentant une sensibilité exagérée, surtout pendant qu'il retirera la bougie. 11 ne faut pas s'en laisser imposer par la sensibilité normale de la portion prostatique, qui supporte mal la première introduction d'un instrument. On examinera le bord de la boule, on verra s'il est chargé de la matière de l'écoulement, et quelle est la valeur de cet écoulement. Si on constate les signes caractéristiques de la blennorrhagie chronique, on peut admettre que le point sensible correspond à un foyer d'uréthriie granuleuse, auquel il est nécessaire d'appliquer des médicaments appropriés. A cet effet on fera acheter au malade une seringue prostatique (fig. 52) dégomme dure, ter-
Fig. 52. — Seringue prostatique
minée par un long bout courbe se terminant par une boule. On lui montrera de quelle façon et à quelle profondeur il faut faire pénétrer l'instrument, et le chirurgien administrera lui-même les deux premières injections. On emploiera 3 grammes 88 centigr. d'une solution de nitrate d'argent (0,03 centigr. à 0,06 centigr. de sel pour 34 grammes d'eau distillée); si la première injection ne détermine aucune douleur, on fera la solution plus forte. L'écoulement et la douleur peuvent augmenter pendant quelque temps après ces injections, que l'on devra faire suivre alors par des solutions de plus en plus fortes de sulfate de zinc, de tannin, de sulfate de cuivre, portées exactement sur le point malade de la même manière. Si l'écoulement diminue sans disparaître, on répèlera la même manœuvre, et
presque invariablement la guérison s'ensuivra. Il ne faut jamais oublier que, dans certains cas, surtout quand des attaques fréquentes ou prolongées de blennorrhagie rendent probable l'existence d'un rétrécissement, l'injection peut être arrêtée par le spasme des fibres circulaires do l'urèthre, surtout par le spasme des fibres musculaires qui constituent le constricteur de Turéthre, et qui entourent la portion membraneuse du canal située entre les deux couches du ligament triangulaire. Ce spasme ou le spasme d'autres fibres, assez marqué souvent pour faire obstacle absolument à l'entrée des instruments, quelque habilement qu'ils soient maniés, peut se produire dès que les premières gouttes de l'injection atteignent le point malade, empêcher entièrement le liquide d'aller plus loin, et d'entrer en
WILLIAM WHITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ L'HOMME
Itt
contact avec la surface enflammée, congestionnée ou ulcérée, qui est la source de Técoulement, Dans ces cas, la cure du rétrécissement, spasmodique ou non, au moyen de bougies de volume suffisant est impérieusement indiquée; tous les autres traitements seront non seulement inutiles, mais nuisibles.
Virrigation de l'urèthre avec différents liquides médicamenteux a été recommandée (l),et
est un procédé très utile dans les cas rares toi lesquels le traitement précédent est resié efficacité. Un cathéter en gomme, de modéré, court, flexible, de préférence un oihèter Nélaton avec des yeux larges taillés en liseau, est introduit presque Jusque dans la Teaie, et adapté alors à une seringue, comme la setiigue ordinaire Mattson ou Davidson. Ofl|etf alors faire passer par l'urètlire, sans eoleferk
Fig. 53. ~ Irrigateur pour le traitement de la goutte.
cathéter, un demi litre ou plus de la solution choisie, ordinairement de Tun des astringents déjà mentionnés; la lotion passe entre l'instrument et les parois de Turèthre, et sort par le méat. Par l'un ou l'autre de ces moyens la blennorrhagie chronique est toujours curable.
Durham ^2) préconise Tirrigation dans le traitement de Turéthrite ; il eraploio un tube à boule muni d'ouvertures près de son extrémité (fig. 53), qui est poussée jusqu'au-delà du point malade. L'injection est alors pratiquée avec une seringue Higginson (3).
M. Whitehead, chirurgien de Tinfirmerie royale de Manchester (4), recommande l'emploi des irrigations dans la blennorrhagie pour débarrasser rurèthro des produits inflammatoires qui adhèrent intimement et obstinément à la surface de Turèthre, et protègent la membrane muqueuse contre l'influence immédiate des remèdes que l'urine charrie, ou dont l'action est plus directe encore, comme les injections. Il décrit et représente des cathéters vulcanisés et des cathéters mous en gomme, creusés extérieurement d'une profonde rainure spirale dans toute leur étendue. Cette rainure a une profondeur double de la capacité du tube central, de façon que le retour des liquides injectés est plus facile qu'il n'est nécessaire. Le cathéter se termine par une grosse boule creuse, percée de deux grandes ouvertures dirigées en arrière. L'auteur regarde l'irrigation comme une préparation préliminaire au traitement, et la fait suivre de l'injection
(1) HoiTison, The prévention of strietwes Lancet, 15 mai 1880.
(2) Durham. Guy's hospital, rep., 1870.
(3) Voir aussi JuUien, loc. cit.^ p. 89.
(4) Whitehead, Dritish med, Joum., 8 avril 1882.
d'une solution médicamenteuse adaptée à chaque ca particulier. J'ai fait faire un instrument do atti espèce, et je m'en suis servi quelquefois, nuit Jenii porté à penser que les irrégularités de sa soiiace, « augmentant la douleur de rintrodnction, préseoMt des inconvénients assez grands pour contre-balaBor toute l'efficacité possible da procédé.
On a employé avec avantage, semble-t-il (1), àmk traitement de la goutte, des irrigations d*eau ckmk. Je n'ai pas fait l'expérience de ce moyen à cette période de la blennorrhagie. U est certainemeiit eicaco au début.
La sonrte froide (psychrophore), instmment oripnaircment décrit par le D' Wintemitz, de Viene, consiste en un cathéter à double courant tans jen, les deux canaux communiquant ensemble près de l'extrémité de l'instrument, lequel peut être introduit jusqu'au point où Ton veut, et là attaché par an tube en caoutchouc à un vase contenant un liquide à h température convenable ; on fait passer ce liqù^ dans le tube pendant un temps an peu long. Dtv quelques cas d'hyperesthésie avec émissions nocumei persistantes et fréquentes, j*ai trouvé cet iastrooest de. grande utilité. Quelques cas de blennoirhigie chronique ont également' semblé améliorés par ce moyen, mais dans ces cas l'efiTet produit peat iroir été simplement le résultat de la dilatation. Mon expérience n'a pas été assez étendue pour me permettre d'avoir une opinion positive sur son utilité. Hfij^ * trouvé le psychrophore utile dans les cas de saiat^ ment avec relâchement de l'urèthre, sans rétrécissement. Il emploie l'eau glacée, qu'il fait couler goflOe à goutte h travei*s le cathéter pendant cinq mioates environ à chaque séance.
Dans les inflammations chroniques de rorètliic»
(1) Aled. and Surgic, Reporter^ 14 janvier 1882.
TRAITEMENT DE LA BLEN^ORRHAGIE.
I), do Paris, recommande les injections rgent. Si c'est la portion spongieuse qui . se sert d'une solution de S à 10 centinitrate d'argent dans 30 grammes d'eau fait faire des injections à la manière s intervalles de deux à trois jours. Dans Dstatiquo chronique, il commence par ces en augmente graduellement la force ntigrammes par 30 grammes d'eau. Il vessie contienne toujours de l'urine au 'injection, de façon que le sel soit déson entrée dans Torgane, et prévient e déposé dans l'urèthre en avant de la brancuse sorte par le méat, tandis que, le liquide injecté en arrière de cette invariablement dans la vessie.
a (2) dit avoir observé de meilleurs ré- ;8 irrigations continues de l'urèthre que e méthode. Il se sert d'un cathéter mou mme et un récipient d'eau en gomme. (3) recommande en injection une solu- •al (environ 25 centigrammes do chloral mes d'eau de roses). Deux injections par lies minutes lui ont paru suffisantes. Elles abord une légère cuisson, une sensation li, au bout de deux à trois minutes, fait ânsation de fraîcheur agréable. A partir ou quatrième jour, le besoin d*uriner et deviennent moins pénibles et moins écoulement diminue, devient de plus en cesse tout à fait vers le huitième ou le
{ du suintement. — Quand on a malade présentant une goutte, après ttaques de blennorrhagie ou une très prolongée, et laissant après la 1er son urine goutte à goutte, etc., il er soigneusement son urèthre avec à boule ; on trouvera probablement rlicularités indicatives d'une néomuqueuse, ou bien un rétrécisseençant, un rétrécissement à calibre ons, car il est important des'ensou- •on fusion à ce sujet a été une cause le d'erreur de diagnostic et de traiteans tout urèlhre normal la boule de
rencontre une certaine résistance ious la couche postérieure du ligaulaire. Nous avons donné plus haut de ce fait.
source d'erreur, auquel il a déjà ion, est le spasme des fibres*muscu.
point de l'urèthre donnant souvent la
, Du traitement des inflammations des o-urinaires. Paris, 1877.
chmidt's Jahrb. Bd., 188, n» 11.
Bull. gcn. de Thérapeutique,
sensation d'un rétrécissement. L'association possible d'un spasme et de rétrécissements à calibre large situés plus en avant ne doit pas ôtre oubliée.
L'importance qu'il y a à éviter cette erreur me fera pardonner la citation de quelques remarques du D' T. B. GurtlB, de Boston, l'auteur de plusieurs bons travaux sur les affections génito-urinaires. Il faisait la remarque (1), que ces spasmes uréthraux et vésicaux sont surtout communs peut-ôtre chez les individus ayant des rétrécissements, non seulement dans les cas de rétrécissements invétérés, étroits, situés profondément, que toutpraticien,môme inexpérimenté et non prévenu, est capable de reconnaître, mais encore, comme l'ont montré Verneuil, Félix Guyon (2)^ William White et bien d'autres, dans les cas de rétrécissements antérieurs assez larges et récents. Dans ces cas le symptdme le plus apparent, ou môme le seul symptôme dont le malade se plaigne, outre l'imper* fection do la miction et l'uréthrisme, est un suintement purulent opini&tre. Non seulement les rétrécissements acquis d'un calibre relativement large, mais même, comme l'ont surabondamment démontré le D' Otis et d'autres, les rétrécissements congénitaux du méat, plus ou moins prononcés, derrière lesquels s'est établie une uréthrito chronique, une goutte, peuvent ôtre l'origine et la cause persistante de désordres nerveux qui s'expriment par du spasme uréthral chronique. Jusqu'à la publication des opinions du D*^ Otis en 1877, confirmées par le témoignage du D' White en 1877, on avait presque universellement admis que le spasme du sphincter uréthral était toujours temporaire, et que l'obstruction ainsi déterminée pouvait dans tous les cas ôtre distinguée de celle due à un rétrécissement organique ou permanent par sa courte durée et son caractère intermittent. Ces observations cependant démontrèrent qu'une contraction spasmodique ayant tous ou presque tous les caractères cliniques des rétrécissements organiques, pouvait ôtre causée et perpétuée par un rétrécissement large de la portion pénienne ou mieux par le rétrécissement du méat. Par conséquent^ quand on soupçonne un spasme, il faut rechercher et faire di% paraître les conditions qui le produisent ; le spasme alors disparaîtra toujours.
11 ne faut pas oublier que, dans des cas tout à fait exceptionnels, un rétrécissement peut se laisser dilater assez facilement pour permettre l'entrée et la sortie ininterrompue d'un instrument très large, et pour, tant peut ôtre assez élastique pour se contracter immédiatement et devenir une source d'écoulement, d'irritabilité vésicale, etc. Dans un de ces cas déjà cités, que le D' Hages Agnew vit avec moi, l'urèthre laissait passer très facilement une sonde d'acier n* 32, et pourtant une bougie à boule n* 18 ou 20
(1) Curtis, Du traitement des rétrécissements de turèthre par la dilatation progressive. Thèse, Paris, 1873. Boston, med. and, surg. Journal^ 12 mai 1881.
(2) Félix Guyon. Leçons cliniques sur les maladies des voies urinaires, Paris, 1881.
WILLIAM WHITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ L'HOMME
révélait invariablement la présence d'un rétrécissoment anormal bien net dans lurcthre membraneux. Je pratiquai dans ce cas l'uréthrotomie avec un uréthrotome à boule, et je dilatai ensuite avec un dilatateur Tliompson ; il y eut un long intervalle de santé apparente. Le rétrécissement pourtant a réapparu, et est do nouveau devenu pénible. Ces faits sont très rares, mais on no peut les nier, et ils apportent un argument de plus en faveur de l'exploration attentive de l'urèthre avec une bougie à boule dans tous les cas de goutte opini&tre.
RHrécissements larges. — Quand on a déterminé l'existence, la situation, le calibre et la nature exacte d'une coarclation anormale, il faut faire revenir le malade au bout de cinq à six jours pour le traiter; il faut l'avertir que. dans tous les cas après le premier caihétérisme, il sentira un peu de brûlure en urinant, et pourra perdre quelques gouttes de sang.
Au bout de ce temps, une sonde en acier conique, environ plus large de deux numéros que la iiougie à boule dont on s'est servi d'abord, et présentant la courbe uréthrale convenable — un arc de cercle d'un à cinq huitièmes de pouce de rayon — doit être chauffée, huilée, et introduite tout doucement dans la vessie. Elle doit être retirée assez pour que l'envie d'uriner disparaisse, besoin que sa présence provoque ordinairement; il faut alors la laisser en place de trois à cinq minutes, si elle ne donne pas lieu à une douleur continue. Après cinq jours ou une semaine, selon le degré de rirrilation consécutive, on emploiera une sonde une ou deux fois plus forte, et on en continuera Tiusage jusqu'à ce que le calibre normal de l'urèthre soit à peu près ou tout à fait représenté par les dimensions de rintrument. Ce mode de traitement est plus sûr, plus inoiïensif et moins pénible que l'uréthrotomie ou la divulsion, que je réserve pour les rétrécissements excessivement irritables ou contractiles. En môme temps on emploiera des injections astringentes, assez fortes et assez fréquentes pour faire disparaître l'écoulement. Si elles sont trop faibles ou trop rares, elles seront presque inutiles.
Durant tout le temps du traitement de la blennorrhagie chronique et de la goutte, le régime sera modéré et simple ; on évitera sévèrement les liqueurs alcooliques, en particulier la bière et le Champagne, ainsi que les rapports sexuels, surtout les excitations prolongées et non satisfaites. Les anti-blennorrhagiques sont quelquefois d'utiles adjuvants. Beaucoup de petits détails, ayant leur importance, doivent être passés sous sUeoce» faute d'espace ; mais je crois que l'ob-
servation soigneuse des mélhodeB de tnitemeai précédentes donnera, dans la majorité du cts, des résultats satisfaisants.
Il y a quelques années on a employé dans In Mpitaux do Londres (1) le traitement suivanL i'kmt les modifications que le temps lui a fait iitbir, Buâ A présente encore quelque intérêt.
Bryant, à Gay's hospital, donnait du tartntc4i potasse à la dose de 1 gramme 25 ceniigrammes oi ii 1 gramme 90 centigrammes trois ou quatre foispirjm, trouvant les injections peu utiles. Il a pouitaot obten des guérisons rapides en faisant toutes les heares dn injections d'une solution d'alun ou de tannin, à la dm de 10 centigrammes pour 30 grammes d'eaa.
Maunder, à l'hôpital de LfOndres, donne le copilH au début et à la fin, et pendant la période d*ctateaploie l'acétate do potasse — 1 gramme 25 centigranaes toutes les quatre heures — avec ou sans 8 laiUigrammes d'émétique et de morphine. Il se sert éfilement d'injections souvent répétées de sulfate deaac
Callender, à Saint-Barthélomy, donne des liutiG^ dos boissons délayantes, des bains chauds et dei fomentations, des suppositoires d'opium ou de a» phine, et ordonne, quand l'ioflammatioa locilei diminué, des injections ao sulfate de aoc, lOcemi* grammes pour 30 grammes d'eau.
Wood, à King's Collège bospiul, prescxit d'atod une diète sévère, des purgatifs salins, du bicarboHie de potasse dans une potion camphrée ou dinsue infusion de pariétaire, des injections fréqoeateide glycérino et d'eau à la dose de 60 grammes pm 250, suivies à la période chronique de copahioide poudre de cubèbe, d'injections fréquentes de snUilcde zinc, d'alun, etc., et à une période plus afuxce de teinture de chlorure de fer et d'injections de ditorure do zinc.
Gascoyen, à Thôpital Sainte-Marie, se sert, ton à fait au début, avant que l'inflammation ne soit bi» établie, d'injections astringentes faiblos, fréqaeojDfit répétées ; quand l'afTection a atteint son acmé, il csbsidère le copahu comme le médicament le pio« 5&r. Quand Tinflammation commence à tomber, il rinii^'^ aux injections faibles et donne du cubèbe et de '^ quinine. Selon lui, le traitement par les purgatifs a début est non seulement inutile, mais certaioem'^i nuisible. Il n*a pour ainsi dire jamais va rv'us>.: !^ traitement dit aboriif,
Oanycll, à l'iiépital de Gharing Gross, ne se sort pu do copahu, qui augmente ou prolonge le mal. Qovh^ il s'agit d'une première blennorrhagle et qne lessjm^ tômos inflammatoires sont très marqués, il parg^ ^ malade, lui donne des bains chauds, des diiiréti<,B^ alcalins suivis d'injections de sulfate de zinc, 10 cestigrammes pour 3U grammes d'eau. Il traite les attaqiî^ subséquentes par des injections sans aucune préparation préliminaire. Il ao sert aussi de tannio, M* 20 centigrammes pour 30 grammes d*eaa d'amidoa«=
(1) Lancef, mars 16, 25, 30, et avril 13, I8G7, p. ^1> 382, 4U, 458.
TRAITEMENT DE LA BLENNORRHAGIE
de fteiglo. Dans la bleoDorrbagie chronique, la térébenthine avec du poivre noir ou du poivre de Cayenne lui a rendu des services, mais le traitement le plus certain est l'introduction tous les deux jours d'une bougie enduite d'une pommade au nitrate d'argent (15 à ^ centigrammes pour 30 grammes d'axongo).
Heath, à l'hôpital de l'Université, se sert d'injections au début Dans le stade prémonitoire il croit à TelBcadté de la lotion suivante : sousacétate de plomb liquide 80 grammes, eau 210 grammes ; dans le stade aigu, eau chaude, lotion faible à l'acétate de plomb, bicarbonate de potasse à l'intérieur, suivie d'une injection au sulfato de zinc. Dans la goutte, si on constate distinctement la présence d'un point malade, Tapplicatiou d'une solution forte de nitrate d'argent donne les meilleurs résultats ; si la maladie est plus générale, injections astringentes et emploi d'une grosse bougie d'acier. Il croit que, dans beaucoup de cas, le prétendu suintement n'est autre chose que le produit ordinaire do la sécrétion des follicules muqueuz do Inrèthre.
Hulke , de l'hôpital de Middlesex , traite la blennorrhagie presque exclusivement par dos injections, d'abord d'acétato de plomb, puis do nitrate d'argent, ordonnant les injections faibles à de courts intervalles oo les fortes à des intervalles plus longs. Dans la goutte ancienne il se sert de cubôbe et de copahu, mais plus souvent de teinture de chlorure de fer.
Watsoci, de King's Collège hospital, se sert d'injections do 15 grammes d acide phéniquo. 30 de bicarbonate de potasse pour une pinte d'eau, toutes les deux heures, au début, quand Tinflammation n'est oas bien développée ; plus tard il donne à rintcrieur l'acétate d'ammoniaque et la teinture de jusquiamc, et cesse les injections, pour y revenir plus tard.