‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 204 sur 343 · TRAITEMENT DES COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES COMPLICATIONS

Occupons-nous maintenant du traitement des complications, dans Tordre où elles ont été décrites.

La balanite ne demande ordinairement qu'une propreté parfaite et Tusoge de quelque poudre siccative; je donne la préférence à une poudre composée d*opium et de lycopode (poudre d'opium i gramme 25 centigrammes ; lycopode 7 grammes). Trois ou quatre fois par jour on saupoudre la surface enOammée, préalablement lavée et essuyée. De la chorpie insérée entre le gland et le prépuce, et changée chaque fois qu'elle est souillée, suffit souvent à laguérison.

La balano-posthite^ avec œdème du prépuce se trouve le mieux d'applications permanentes d'eau blanche et de laudanum. On peut se servir avec avantage d'un pansement sec, quand le gonflement a cessé. Je me suis bien trouvé, dans ces cas de badigeonner le gland enflammé et la surface interne du prépuce avec une solution de nitrate d*argenL

Lep/ttmosts peut être traité par la circoncision, ou bien en ouvrant le prépuce dans le sens du dos de la verge et en réservant pour plus tard la fin de l'opération ; mais il ne faut pas employer ces moyens, quand il est possible de les éviter. Dans presque tous les cas remploi de l'eau blanche et du laudanum à l'extérieur, et des injections sous-préputiales d'eau savonneuse, suivies d'abord de lavages à l'eau simple, puis avec la solution d'eau blanche et de laudanum réduiront assez le gonflement pour permettre de découvrir le gland. Un bon instrument pour faire les injections sous-préputiales est la seringue de Taylor, de New- York (fig. 54). Si le phimosis est opiniâtre, il peut quelquefois être nécessaire de confiner le malade au lit un jour ou deux; on enveloppe le pénis dans des compresses imbibées de la même lolioti, on le tient dans une situation élevée et on l'entoure d'une bande étroite. S'il

Fig. 54. — Seriiigue de Taylor pour injections sous-préputiales dans le phimosis.

se Sait de rulcération, on pratiquera, après la cessation de l'inflammation, des injections astringentes au-dessus du prépuce avec la solution habituelle, qui est la meilleure, de sulfate de zinc et de laudanum.

Le paraphimosis doit être réduit immédiatement, quand on le constate avant que le gonflement ne soit inflammatoire, alors qu'il est simplement œdémateux.

Le procédé ordinaire, qui suffithabituellement, (fig. 5o) consiste à graisser les parties, à placer l'index des deux mains au-dessus et en arrière

de la couronne du gland, les doigts médius audessous, et de comprimer graduellement le gland

lui-môme avec les pouces ; on vide ainsi les vaisseaux congestionnés et on refoulele gland pendant

que les doigts ramènent le prépuce en arant. Le corps du pénis peut aussi être entouré avec le pouce et l'index d'une main, tandis qu'on comprime graduellement le gland* avec l'aulreet qu'on le pousse dans l'orifice préputial (fig. 56). Rappelons ici que non seulement le gland, mais aussi l'anneau muqueux tuméfié doit être refoulé à travers cet orifice. Quelquefois, en tirant dou-

WILLIAM WRITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ L'HOMME

cernent sur les parties au lieu de les refouler direclementea cirrière.oii diminue leur diamètre

transverge, etla réduclion est rendue plus facile. Si on peut insinuer l'extrùmilé de l'indei; au-

dessous det'anDeBUConalricteur, le reste denenl Tacile.

Quaodces moyens échouent, on peut recourir à la méthode deH.Eddowes ; on peut memeU choisir dès le début de prérérence aux autres ; elle m'a rendu de grands service» (âg, 57). On enveloppe legland et le prépuce d'une bandelette de charpie humide de deux pouces de lai^e; eOi doit dépasser un peu le gland en avant, puÛM roule autour du gland d'avant enarriire nii9B< galure élastique. Quand on atteint la conranst^ le gland a diminué de volume, et il est soaveM possible de glisser l'extrémité d'une soude cmnelée, la partie courbe d'une aiguille a cheraiti ou le bord mince du manche plat d'une petite cuillère, d'une cuillère à sel, au-dessous du liea constricteur. Alors on enlève rapidement la ligilure, on refoule en arrière le gland réduit de volume et, on ramène en avant le prépuce à u position naturelle. On peut se servir d'un lacet ou d'une bande étroite au lieu d'un cordon élutique, mai; le lien élastique vaut mieui. Si l'obatacle principale la réduction est le degré de l'Œdème, il est bon d'évacuerle sérum au majen de quelques petites piqûres faites avec uneaiguille exploratrice.

Quand la parapliimosis a duré lungtempi, et qu'il s'est fait un épanchement de Ijmphe plutique, une plus longue compression peut être exci'Cèe ; dans ce cas il faut entourer le gland et

le prépuce de bandelettes de diachylon d'un quart de pouce de largeur et de six pouces de long, dont les cvtrômilés portent du corps du pénis Qt y reviennent, les trous passant par dessus le gland de ru(;on d le rccouvriren entier

sauf le méat; au bout oe vmgt-quatre heurt' la réduclion est ordinairement possible, sinon l'appareil doit être enlevé.

Si Ions ces moyens échouent, on peut séctioimer le bourrelet constricteur du cûlé du

TRAITEHËNT DE LA BLENNORBBAGIB.

verge; on insinue àplatau-desaous du un bistouri h pointe aiguë, puis on le

la pointe et le tranchant en haut ; le t peut-être sectiunnë Également de de-

edans; on sesouviendraquilfaut cher- [ricluredan^le sillon qui sâpare lamuela peau, la muqueuse étant derriért du col du pénis.

otliculaires. — S'ouvrent souvent spont dans l'urëlhre, et n'exigent aucune ion chirurgicale. Quand la peaus'aminiécolore au niveau d'un de ces abcès, I de l'inciser. Je n'ai jamais vu la nëénuclëer le; parois de l'ubcës, de la trement qu'on ferait pour un abcès ue situé ailleurs.

es péri-uréthaux doivent être évacués ipicmeni, dès que la suppuration est ar l'ouverture spontanée dans ces cas suivie d'infiltration urineuse. Au déut quelquefois faire avorter ces abcès olions sédatives, un repos absolu au élévation modérée de l'organe et des Des sangsues appliquées dans leur ne m'ont jamais semblé très utiles, ,'gravent les symptômes, quand on les it directement aur eux.

phfingite réclame rarement un traite- :ial. Des lotions sédatives et le repos ut ia douleur.

. faire avorter les bubons au mojen de de la compression ; si ces moyens éon aura recours aux cataplasmes et à re comme dans tous les cas de suppu rare.Cnn'csIjamaisuneafTection sérieuse.

■lérile exige du repos, l'ëlévalion des 9 sangsues au pcrinée, des bains de utis, des cataplasmes et une évucuaptc du pus, s'il se fait de la suppura-

La -prûttatite, la proitato-cystile et la cystite doivent être traitées k peu près de la même manière. Ce sont les complications les plus pénibles de la blennorrhagîe, et elles demandent une grande attention. Dès l'apparition des premiers svmplOrnes, miction fréquente, ténesme ïésical, etc., le malade gardera un repos absolu dans la position couchée, les cuisses élevées reposant sur un oreiller de crin ; son régime pendant quelques jours sera limité à du lait écrémé, dont 11 prendra autant qu'il voudra; il prendra b. volonté une potion alcaline diurétique, des lavements de 100 grammes d'eau chaude ou d'eau amidonnée chaude contenant quelques gouttes de laudanum taules les deux ou trois heures; on pourra appliquer avec avantage des sangsues au périnée, de façon à .tirer de !00 à ^50 grammes de sang; enfin iiu moment du repos nocturne on ordonnera des suppositoires à l'opium combiné à la belladone et à la jusquiame, qu'on renouvellera pendant la nuit, si les besoins d'uriner sont fréquenta.

Je n'ai pas vu que dans ces cas un faible degré de constipation soit nubible; l'accumulation des matières est empêchée parles lavements quotidiens, de façon que l'objection faite communément aux suppositoires, parce qu'ils constipent, ne doit pas empêcher de les employer. D'autre part, en procurant du repos, en permet. tant au malade de garder la position couchée pendant plus longtemps, et en diminuant le spasme des muscles vésicaux et prostatiques, Us contribuent largement à la guérison de l'in- Qammation. On peut adjoindre à ia boisson diurélique, si l'urine reste rare et très colorée, du bromure de lithium à la dose de 25 centigrammes toutes les trois heures, ou du citrate de caféine à la dose de ib centigrammes (IJ.

Toute injection uréthrale doit être imniédiatementsuspendue; le malade doit résister aussi longtemps que possible au désir d'uriner, et aussi au besoin de pousser à la fin de la miction. Par cette méthode vigoureuse il est possible de faire avorter bien des cas de prostalito au début, et quelquefois même de remettre lo malade sur ses pieds au bout de deux ou trois jours. Si pourtant les symptômes .n'ont pas disparu au bout de ce temps, il faut insister sur la continuation de la situation couchée et sur les autres détails du traitement, la moindre (1) Le D* Utracek {Allg. Wiener med. Wochsdir. n° 45, 1880] recommande le clilorata ds pousse A dose* fractionnées (environ S griuiiiiQs par jour^ d«nt la cyiiiie blennorrlitglque.

WILLIAM WHITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ L'HOMME

imprudence amenant presque certainementune rechute. Dans certains cas subaigus on peut ne pas employer les sangsues et les cataplasmes, ou môme les lavements et les suppositoires, mais le repos, Télévation du bassin, la diète et les boissons alcalines diurétiques sont toujours les parties essentielles du traitement

Rétention d'urine. — S'il se produit de la rétention d'urinet le chirurgien ne devra pas se hfttcr d'introduire un instrument ; en agissant ainsi, quelque précaution qu'il prenne, il augmentera très probablement tous les symptômes inOammatoires. J'ai rarement vu un cas non compliqué d'un rétrécissement ancien, dans lequel la vessie ne pût se vider elle-même par le procédé suivant : il faut rassurer le malade, en lui afflrmant qu'il ne court aucun danger, et qu'il sera bientôt soulagé. On fait sous la peau du périnée une injection de morphine et d'atropine, qu'on répète si la rétention persiste. On fait prendre au malade un bain chaud, dans lequel il plonge jusqu'au menton jusqu'à ce que l'urine commence à sortir ; s'il donne des signes de syncope on l'en retire et on l'enveloppe dans des couvertures de laine. Si l'action du cœur reste irrégulière, il faut administrer quelques gouttes de teinture de digitale ; si cela ne suffît pas, on place sur Thypogastre un grand cataplasme chaud, couvert d'un morceau de soie huilée, et renouvelé toutes les deux heures; on fait prendre un lavement d'eau de savon chaude, et au bout de quoique temps, on donne un nouveau bain, ou, si la faiblesse est imminente, on lui substitue un bain de siège. Par ces moyens, dans lesquels il faut persister patiemment, le cathétérisme peut presque toujours ôlre évité.

Pourtant s'ils échouent et que les signes de rétention et de distention de la vessie deviennent sérieux, il faut évacuer l'urine avec un cathéter de Nélaton, en usant de la plus grande douceur possible. Le dommage causé par l'introduction d'un cathéter, même répétée deux fois par jour, est moindre que celui que produit le ténesme intense et presque continu, lequel augmente la congestion pelvienne, l'inflammation prostatique et vésicale, et cause des souffrances presque insupportables. Par conséquent, toutes les fois que le ténesme est associé à de la matilé hypogastrique, et que les bains chauds, les cataplasmes, etc., n'upportentaucun soulagement, il ne faut plus hésiter à avoir recours au cathétérisme. Naturellement s'il y a un rétrécissement et qu'il soit difficile d'introduire un instrument mou, il faut en essayer d'autres ; l'uré-

throtomie externe ou la section périnétle pcQ« vent devenir nécessaires ; mais la descripiioa de ces cas et des opérations qu*il8 exigent n'appartient pas proprement à cet article, et se trouvera ailleurs.

Abcès prostatiques, — Quand , pendant ane attaque de prostatite aiguë, le malade a toai d'un coup des frissons suivis d'un redoublement de frissons et de sueurs, il est probable que h glande suppure. Cela n'indique aucun chaiigement dans le traitement, mais il faut pratiquer le toucher rectal une ou deux fois par jour. Si l'abcès s'ouvre dans l'urèthre, comme c'est le cas habituel, aucun traitement spécial n'est nécessaire ; s'il pointe du côté du rectum, cependant, ou si, avec des signes certains de suppuration, il ne semble pointer dans aucooe de ces directions, il devient nécessaire de l'éficuer, car il est très désirable qu'il ne puisse se creuser un passage à travers les couches des fascia périnéaux. Si par malheur cela arrive, il faut faire une incision sur la ligne médiane, jusqu'à la poche purulente.

Quand on ouvre un abcès prostatique par le rectum, le doigt doit chercher à la surlace deb prostate un point proéminent, tuméflé,plusiiioo et plus fluctuant que le reste de la glande. On peut alors faire glisser le long du doigt un bistouri courbe etinciserl'abcès. Aucun traitement consécutif n'est nécessaire, sauf des lavements fréquents d'eau chaude.

Terrillon appelle rattention sur l'importance qu'il y a à rechercher les pulsations des artères hémorrhoïdales et à les éviter quand on fait l'incision. On employera avec avantage pour faire cette opération un spéculum rectal fenêtre, le malade ayant été endormi au préalable.

Prostatite chronique, — Quand la prostatilc devient chronique, le traitement est difficile ci prolongé. Celui qui m'a rendu le plus de services peut élre ainsi résumé : faire disparaître le rétrécissement, la stricture du méat, le phimosis ou toute autre cause prédisposante; diète sévère, mais nourrissante ; s'abstenir de toute liqueur, à l'exception de vin rouge léger; tenir le ventre libre, un lavement d'eau froide tous les jours ; bains de siège frais quotidiens d'une température et d'une durée mesurées d'après le^» sensations du malade et dans l'usage desquels on persévérera, tant qu'ils amèneront un soulagement dans les symptômes subjectifs ; révulsion au périnée, de préférence avec l'iode ; exercice normal des fonctions génitales. U cautérisation de l'urèthre prostatique est cer tainement utile dans bien des cas, mais ne doit

TRAITEMENT DE LÀ BLENNORRHAGIE

ployée qu'après que les autres mesures )ué. Quelques gouttes d'une solution te d*argent seront déposées dans l'urèthre r[ue, et Teiïet immédiat, c*est-à-dire un degré dlnflamniation, sera combattu repos et les médicaments appropriés.

Lion peut être répétée si la première apa ne donne aucun bénéQce.

', de soigle, combiné à l'iodure de potassium, commandé dans les cas de prostatite chro- Dur restaurer la contractilité de la prostate, 6me temps pour favoriser Tabsorption de ts plastiques. Quand d'autres remèdes ont l'application une fois par semaine pendant unes à deux mois d*uu courant faradique

niveau de la prostate, au moyen d'un élecïthral, est souvent suffisant pour faire cesser

symptômes. J*ai Tobservation de trois cas, quels réiectricitô a paru guérir, bien qu'en mps on employât d'autres remèdes. Zeisselrcle ( I ) dans la prostatite cbronique consécutive norrbagie, d'introduire tous les jours pendant \ jours une grosse sondo et de la laisser en oitre à cinq minutes. Il ajoute : « Il est touférable pour les commençants d'employer un métallique plutôt qu'une sonde, car c'est uno itisfaction pour eux de voir l'urine sortir, et s rester dans le doute de savoir si l'instru-

dans la vessie ou s'il a fait fausse route. »

idymite au début, quand il y a un peu

lement du bord postérieur du testi-

ie sensation de poids et de tension le

cordon, etc., mais peu de gonflement,

traitée comme il suit : mettre le malade

ever le scrotum au-dessus du niveau des

au moyen d'une serviette pliée au-des-

u d'un mouchoir plié triangulairement

)ase sera derrière le scrotum, la pointe

trémités ramenées en haut et attachées

re entourant la taille ou fixées par des

au linge (triangle scroto-lombaire des

3nts de Mayor).

plique directement sur le testicule doude la charpie imbibée de la lotion suiont elle devra toujours être mouillée :

ture d'aconit ) ^ ,^ ^^^

j, . } aa 30 gram.

turc d opium )

-acétate de plomb liquide. ) ^ ^.

> aa GO gram.

sera les poils de l'aine du côté malade, »sera des sangsues sur le trajet du corfaçon à tirer environ 200 grammes de

issel, Med, Time$ and Gaz. 31 février 1880.

sang. On administrera une demi-bouteille de citrate de magnésie efTervescent, on mettra le malade à une diète sévère, on suspendra tout traitement urélhral, on lui donnera une goutte de teinture d'aconit et 25 centigrammes de bromure de potassium toutes les deux heures, ou plus fréquemment, s'il y a de la réaction fébrile, puis on observera. Presque toujours, huit fois sur dix au moins, ce traitement inslitué de bonne heure préviendra tous les autres symptômes, le mal diminuera, et au bout de deux ou trois jours le malade pourra marcher, en tenant le testicule toujours enveloppé dans sa lotionet soutenu par un suspensoir.

Quand le gonflement augmente, quel'épididyme grossit, que la tunique vaginale se remplit de liquide, une action prompte et énergique pourra encore couper court au mal. On tendra le scrotum du côté malade en le saisissant de la main gauche, tandis qu'avsc un petit bistouri pointu, plongé dans l'hune phéniquée, on fera rapidement trois ou quatre ponctions d'un quart à un demi-pouce de profondeur. Quelques gouttes de sérum sortiront ordinairement, quelquefois une quantité considérable. En tout cas le malade sera presque immédiatement soulagé et la guérison se fera bientôt sous l'influence du traitement précédent qui sera continué. Je n'ai jamais TU aucune espèce de conséquences fâcheuses suivre ce procédé quoiqu'on l'accuse d'avoir déterminé, en un cas, une hémorrhagie abondante. La ponction de la tunique albuginée a pourtant, dans un certain nombre de cas, causé la hernie des tubes séminifères et la destruction de l'organe.

Quand le gonflement, en dépit du traitement ou sans lui, est devenu considérable, que le testicule forme une grosse masse solide, que la douleur est devenue sourde, sauf pendant les mouvements et la marche, la compression procurera un grand soulagement.

Pour cela, on rase le scrotum, on abaisse le testicule autant que possible, on l'entoure d'une bandelette de diachylon d'un demi-pouce de large, de manière à le maintenir dans celte position ; il forme une tumeur tendue, pyriforme et pourpre (Qg. 58). Cette tumeur est alors recouverte bien étroitement avec de nouvelles bandelettes (fig. 59), placées d'abord circulairement jusqu'à ce que la plus grande circonférence de la tumeur soit atteinte, et qu'elles ne puissent plus s'adapter nettement à la surface, puis longitudinalement, de façon à couvrir complètement le segment inférieur. On place alors le testicule dans un suspensoir, et, dans la plu-

WILLIAH WHITE. — BLENNORRHAGIB CHEZ L'HOMME.

part dea cat, le malade peut marcber avec peu j ce procédé, d'échecs, d'augmentation de l'îii-

de douleur ou sans doijeur. On refera le pan- i flammalion, etc., qu'on a publiées, sont duu,

■enicnt tous les Jours ou tous les deux jours, car je crois, soit k une applicaltoa mal faite, soit k

il se relâchera à mesure de la disparition du . une application prématurée. Je m'en suis déjà

gonHement. On appliquera alors une pommade serfi dans un si grand nombre de cas que je

A la belladone cl à l'iôdororme. puis afflrmcr qu'il procure un soulsgeraoïi

Us observations d'inconvénients divers dus à I rapide, qu'il est inolTensitet qu'il réus&it presque

Fig. i^S. — Applicilion de la premiËre bandcletts. Rg. S9. — Teslicule garni ilr bindpIpttM.

inTUiablemenI quand il est bien appliqué en temps opportun.

Des nombreux autres médicaments qui ont été recommandés dans le traitement de l'épJdidjmile, je puis citer le cataplusme de tubac, fait avec du (abac coupé fin el de lu Farine de graine de lin, et arrosé de laudanum ; on l'a cmplojé dans les cas où les applications froides ne peuvent élre supportées. Je dois mentionner également les injections de morphine pour dissiper la douleur. Dans les cas ciceptionnels dans lesquels ces injections m'ont semblé nécessaires, elles ont vériliiblemeut paru avoir l'efTet curatif qu'on a proclamé ; la douleur ne réapparaît pas, même quand l'eifct du narcotique est

L> cbarpie imliibée d'ane solution de niinto d'trgont sa centième <Uarc Girard); le CDllodïon comme ■gcDt de conipresBJDQ (BonntTuDC) ; l'étlier appliqué Bur do la cliarpie et dealiné à s'évaporer (.AssadorianJ ; des friciions avec une pommade aniimuaîée (Uicliel) ; des injections de oitraie d'argcat dam l'urèthre pro- , sutique (Doeck) ; une pommade h l'iôdororme (AlTares); 1* poQClion de la tunique TiginaJe (Vsipeau) ; la | poQctiou de la tunique albuginée et du testicnle luimËme (Vidal et Heaiy Smitli) ; le« cttaplumes de tauiUcB de digitale (Beanier); la pulMIilis, une goutte |

de teinture toatei les heures ou toutes les dcui I ticures (Piffan] et Fox) ; Ici applications do ^enin d( I giice iDiday'Jes injections do roorpliinedinsliuuii- 1 que vaginale buiiies de l'applicalion d'un bandage tom- ' pressil (Warreo) ; i'otéale de mercure et de morptiint

(Uarshall);lea injections de morphine seules lUilinni;

l'immeriioii de l'organo dans l'eau chaude Buivjc dOM

douche froide (Lloyd) ; le nitrate d'argent, IS wnli- I gramme* peur 30 grammti (Jordan^., voilà un certiio

nombre de ma3-ons recommandés dans cette aSeciioa

et énuniérés par Bumsicad ;1).

Le prof. Tlilr}', de Bruiellca, (!) préconise l'emploi.

dans l'ëjiididjmiie, de morpliine rcrouvcrle d'cD>|»i)

pendant la période la pinsaigue, pourvu que la ètm

ait cédé.

Le D' Sabadini, de Conslsnlinople, et le D' Bout-

dcaui (3) rccoinmaodont dan* l'epididymiie aifot

une poiiiDjade Taiie avec i grammes d'iodoUuiiii

pour 30 grammes de vaseline.

L'induration de l'épididynie qui subsiste spr^ la disparition de l'inOammation est ordinaireinenl permanente, el n'est pas beaucoup modilièe ' par le traitement. Elle peut pourlant diminuer par l'usage d'une pommade mercurielte belladoaco

(1) Bumstead, American praciilioner, i tî) Tliiry, P,«« méd. ùelge, I81T.

(3J Bourdeaui, Arch. méd. beiga.

TRAITEHEIST DE LA BLENNORRUAGIE.

et l'adminislration interne de Tiode et du nnercure. Dans le cas d'épididymite double suivie de stérilité, il faut continuer ce traitement pendant longtemps ; le rétrécissement du canal spermatique, même imparfait, est naturellement de grande importance.

Le rhumatisme blennorrhagique a toujours été et est encore considéré comme une affection opinifttre et intraitable, et le traitement donne des résultats extrêmement peu satisfaisants. La persistance du gonflement et de l'inflammation, en dépit du traitement, a toujours été notée par les auteurs, et bien qu'ils n'indiquent pas la durée moyenne de la maladie, il est évident qu'elle traîne longtemps. Je crois qu'en toutes circonstances il en est nécessairement ainsi, [>lus ou moins, mais après l'essai de toutes les iiverses méthodes, locales et générales, qu'on a recommandées de temps en temps, je suis coniraincu que les résultats atteints par le traitenent suivant sont bien supérieurs à ceux de joui autre.

Dès qu'apparaissent les premiers symptômes lu côté des jointures, faites garder immédiatenent le repos au malade, et limitez les mouvements des articulations malades, qui doivent l'abord élre largement badigeonnées avec la teinture d'iode, puis enveloppées dans de la ouate, et enfin immobilisées par des attelles. On purge tout de suite le malade avec un calhartique salin, et dès que l'action du purgatif est terminée, on lui administre immédiatement de hautes doses de quinine — presque héroïques — ot de petites doses — antiplastiques — de mercure, de préférence de protoiodure de mercure. Ces derniers remèdes constituent l'élément essentiel de cette méthode particulière de traitement. La quinine doit être donnée par doses le 60 centigrammes, trois ou quatre fois par jour, ou plus souvent, si les symptômes de |uinisme ne sont pas marqués ; on doit en lonner tant que les doses compatibles avec la santé ne sont pas atteintes. Le mercure doit être administré à la dose de 15 à 20 milligrammes, quatre fois par jour, jusqu'à ce que les gencives &t les molaires postérieures deviennent légèrement sensibles : la dose alors doit être un peu réduite. Tout d'abord on peut faire une injection hypodermique de 15 milligrammes de morphine, au moment du repos nocturne, mais cette injection ne sera nécessaire que quelques jours. On enlèvera les attelles tous les jours, et au bout des trois ou quatre premiers jours, on imprimera des mou\ements modérés à l'articulation, surtout au genou, après quoi on le badi-

geonnera de teinture d'iode et on l'immobilisera de nouveau. Si l'attaque présente une opiniâtreté extraordinaire, des sangsues autour de l'articulation peuvent être nécessaires. L'alimentation doit être abondante, et l'état des fonctions digestives doit être surveillé avec grande attention. On peut continuer sans interruption le traitement local de Turètbre, si c'est un traitement doux, et s'il n'exige pas l'emploi d'instruments ; mais j'ai vu qu'il valait mieux éviter le passage des bougies, au moins pendant le stade aigu du rhumatisme. La disparition du gonflement peut être rendue plus rapide par l'enveloppement de la jointure avec du diachylon. Cependant ce pansement ne doit être mis en usage qu'après la disparition des symptômes aigus.

J'ai neuf observations de rhumatismes traités de cette manière, j'ai publié les six dernières en grand détail, convaincu de lu grande supériorité de ce traitement sur toutes les autres méthodes que j'ai essayées. Le temps moyen requis pour la guérison définitive de la jointure a été à peu près d'une semaine, et dans tous les cas, sauf un, les fonctions de l'articulation ont été rétablies en partie à la fin de la seconde semaine, dans quelques cas presque complètement. J'ose à peine espérer obtenir ce même succès dans un très grand nombre de cas, mais je crois ce traitement bien supérieur au traitement par les salicylates, l'iodure de potassium, le colchique, par les vésicatoires, etc., toutes méthodes que j'ai essayées à plusieurs reprises ; je continuerai certainement à le mettre en usage, et je le recommande aux autres médecins.

Selon le D' Cameron (1), « le traitement ne donne que peu de résultats ; la maladie, quand elle est grave, a toujours une marche chrooique traversée par des améliorations suivies de rechutes. II est permis de supposer que Taffection articulaire est probablemont sous la dépendance de l'absorption de quelque poison septiquo. » Le même auteur cite deux cas d'abcès multiples accompagnés de symptômes de pyémie, dont l'un terminé par la mort, après cette forme de rhumatisme.

Le prof. Draper, de New- York (2), croit que cette affection est un rhumatisme subaigu et avoue ne connaître « aucun moyen de le distinguer d'un cas ordinaire de rhumatisme subaigu non associé à une blennorrhagie. » Il ajoute cependant : « C'est de toutes tes formes du rhumatisme la plus opini&tre, la plus rebelle, 1» plus décourageante ; ni les alcalis, ni l'acide salicylique, ni l'iodure de potassium, ni le colchique, ni aucun des médicaments en usage dans le iraite-

(l) Cameron, Glasgow med, Joum.t Fcbruary 1881. (2) Draper, Détroit Lancet , février 1881,

WILLIAM WRITE. — BLENNORRHAGIE CHEZ LA FEMME

Pî

ment du rhumatisme, ne paraît aToir aucun effet sur lai. M II marque ainsi, me semble-tll, des différences Importantes entre le rhumatisme blennorrhagique et le rhumatisme ordinaire subaigu. Oo pourrait citer un grand nombre d'autorités pour prouTer que cette affection est unirersellement regardée comme exceptionnellement intraitable. Toutes les opinions s'accordent en ce point.

Gosselin (1) recommande les sangsues, la flexion de la Jointure et les injections hypodermiques de morphine ; mais il dit que, sous l'influence de ce traitement, l'affection continue pendant une période de quatre-Yingt-dix à cent vingt Jours, et détermine firéquemment une exsudation flbrineuse, la déstructure des cartilages articulaires et Tankylose.

Vaphthalmie blennorrhagique est si étroitement unie à Taffection précédente, et si souvent associée à elle, que le même traitement général parait devoir s'appliquer à elles deux. Je n'ai eu que deux fois l'occasion de constater ce fait depuis que j'ai adopté la méthode décrite plus haut, et dans aucun de ces cas, le résultat n'a été assez heureux pour me permettre de généraliser, bien que je sois porté à croire que la durée de l'aff'ection a été un peu diminuée. En même temps que la quinine et le mercure, il faut, dans ces cas, employer des collyres chauds,

appliquer des vésicatoires on des sangsues aox tempes, dilater les pupilles avec ratropiae,|prescrire des bains de pieds chauds, des laxatib, des sinapismes et autres révulsifs.

La conjonctivite compliquant la blenDorrhagie est une affection si sérieuse, et le pronostic même dans les cas les pins favorables, est â grave, qu'il est d'usage et qu'il est bon d'appeler en consultation un oculiste, pour partager la responsabilité. Le traitement consiste ft placer le malade dans l'obscurité, de fermer hermétiquement l'œil sain pour prévenir l'infectico; de scarifler la conjonctive, quand le chémosis est très marqué ; de cautériser avec le nitrate d'argent, d'appliquer des sangsues à la tempe, de Taire des instillations d'atropine, la ponction de la chambre antérieure quand il y a une augmentation considérable de la pression intra-ocolaire, de prescrire une propreté parfaite et ud traitement général révulsif et antiphlogistiqae.

M. Bader (1) recommande une pommade cootenaot 5 centigrammes d*oxyde rouge de mercure et 1 centigramme de sulfate d'atropine pour 30 grammes de vaseline. L'œU doit d'abord être lavé à l'eau tiède «c la pommade introduite entre les paupières avec «s pinceau doux de poils de chameau.

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