‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 209 sur 343 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Jullien (1) mentionne les affections suivantes comme des sources possibles d'erreurs de diagnostic en ce qui concerne l'uréthrite féminine :

Névralgie vésicale, — Besoins d'uriner fréquents et impérieux ; ténesme vésical, chaque goutte d'urine provoquant le spasme le plus douloureux ; souffrances pendant le cathétérisme ; pas d'écoulement ; urine limpide, associée habituellement avec de la névralgie anale; se présente souvent au moment des règles.

Calcul vésical. — Relativement rare chez les feounes et surtout ches les petites filles ; antécédents de gravello ou de goutte; absence d'écoulement; ténesmo vésical; urine trouble ou sanguinolente avec sédiments ; sympiémes souvent intermittents ; douleurs réflexes dans les cuisses, la région lombairo et l'appareil génital ; calcul trouvé par le toucher vaginal.

Chancre uréthrai. — Aperçu facilement s'il est situé au méat; induration de la paroi uréthrale reconnue par la palpation ; écoulement peu abondant ou nul.

Tumeurs vasculaires ou polypes de CurètUre.— Moins communes chez les jeunes filles non mariées que ches les femmes mariées ; tumeur pédiculée facile à apercevoir quand elle siège près du méat; pas d'écoulement purulent ; hypersécrétion muqueuse claire ; hémorrhagies quelquefois; si les dimensions do la tumeur sont considérables, hypéresthésie prononcée ; douleur intense à la vulve exaspérée par la pression ou le mouvement ; sensation de poids dans la môme région ; névralgies lombaire et fémoralo réflexes ; douleur en urinant ; coit douloureux ; santé générale altérée.

L'uréthrite, chez les femmes, en général, a une marche très rapide et ne réclame que peu d'attention. Le chirurgien peut pratiquer des injections, dont il mesurera la force à la sensibilité de la muqueuse; il devra se souvenir qu'elles pénètrent presque à coup sûr dans la vessie. Les mêmes principes de traitement et les mêmes solutions qui servent dans rurélhrite de l'homme, sont applicables ici ; le plomb, le zinc et l'argent sont les substances dont on se sert de préférence. Le copahu, le cubèbe et l'essence de santal peuvent aussi être employés avec avantage ; elles agissent comme d'habitude par l'intermédiaire de l'urine. Nous n'en avons pas fait mention, à propos des autres formes delà blennorrhagie féminine, parce que dans ces formes^ les antiblennorrhagiques sont plus nuisibles qu'utiles. 11 est quelquefois nécessaire, dans les cas chroniques, de nettoyer l'urèthre avec une sonde entourée de ouate et imbibée d'une solution de nitrate d'argent; quelquefois on se sert du crayon.

(i) Jullien, Traité pratique des maladies véné» riermes. Paris, 1879.

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