‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 217 sur 343 · CARACTÈRES DE L'ULCÈRE VÉNÉRIEN SIMPLE · texte numérisé non relu

CARACTÈRES DE L'ULCÈRE VÉNÉRIEN SIMPLE

Hammatoire, ils perdent également leur ibilité. Voilà, je crois, la véritable explica-

virus chancroïdal, Vinflammation, Qu'on ne pustule non-vénérienne ; qu*on Ten- 3, et je crois que son pus sera inoculable, lême manière que M. Lee, de Londres, la sécrétion de la lésion initiale de la syordinairement non auto-inoculable) ino-

sur le porteur de celte lésion. Cependant e l'expérience n'est pas faite, ce serait de

théorie d'admettre cette possibilité ; et e serions pas justifié d'en déduire des ions ; mais nous pouvons établir les mivants :

luto-inoculabilité n'est pas un caractère pathognomonique du pus de l'ulcère vésimple (chancroïde).

pus simple est, dans certaines circon- , auto-inoculable.

ttc auto-inoculabilité est due en partie priétés irritatives du pus, crées par Tintion, et en partie à l'irritabilité des tis-

) conclusions sont admises, que devient

i spécifique? Ne vaudrait-il pas mieux

' entièrement de notre vocabulaire, à

]u'on ne soit prêt à admettre que le pus

possède un virus spécifique qui le rend

oculable?

fre vénérien simple est ordinairement mul-

Un autre trait de l'ulcère vénérien simple multiplicité, due à deux causes, dont la re et la plus importante est l'auto-inocuet la seconde et la moins importante la 3n immédiate. Si nous songeons à la naitagieuse de cette forme d'ulcère, nous ns pas surpris de voir la multiplicité être

plutôt que l'exception, et cette particu. omparée à l'isolement de la lésion inila syphilis, a beaucoup d'importance, ibleaux suivants montrent non seulement ince à la multiplicité que présente l'ullérien simple, mais aussi la différence ^sente sous ce rapport avec la lésion ini-

la syphilis. Ces tableaux sont extrêmeistructifs.

:ité de l'ulcère vénérien simple comparé avec la lésion initiale de la syphilia.

Tableau V (1).

mdus atteints

ihancres simples 254

seol chancre 48

)1asiear8 20G

lord, op. ctY., p. 34 .

Se dénombrant ainsi :

de deux 82

de trois à six 1 16

de six à dix 4i

de dix à quinze g

de quinze à vingt 4

de vingt ou plus (1) 5

Tableau VI (2).

Malados affectés

de chancres simples * 329 (3)

d*un seul chancre 63

de plusieurs chancres 266

Se dénombrant ainsi :

de deux 50

de trois à six 152

de six h dix 45

de dix à quinze 8

de quinze à vingt 5

de vingt à vingt-cinq 6

Tableau VII (4),

Malades affectés

de chancres simples 1I8

d'un seul chancre 50

de plusieurs 68

Se dénombrant ainsi :

de deux 22

de quatre il

de six 11

de six et dix 17

de onze à quinze 6

de Tingt 1

Tableau VIII (6). 136 Malades affectés

de chancres simples ... . . 249

d*un seul chancre \0\

de plusieurs 145

Se dénombrant ainsi :

de deux 71

de trois 38

de quatre 20

(1) M. Labarthe dans sa thèse, le Chancre simple, dit avoir vu en 1868, dans le service de M. Alfred Fournier, à Lourcine* une femme présentant le nombre prodigieux de soixante-quinze chancroldes.

(2) Alfred Fournier, Nouveau Dict de méd. et de chir, prat,, 1867. Art. Chancre, p. 86.

(3) Dans Tarticle, auquel J'emprunte ce tableau. Je trouve le chiffre 327 ; comme il est évidemment erroné, J'ai pris la liberté de le rectifier.

(4) Debauge, Traitement des chancres simples par la cautérisation au chlorure de zinc. Paris, 1858.

(5) Stnrgis, Records of third venereal division Charity hospital, BlackwelCs Island. New-York, 1879-80.

F. R. STURGIS. — ULCERE VÉNÉRIEN SIMPLE OU CHANCROIDE.

itt

de cinq 6

de six ou plus (1) 10

Tableau IX (2).

Malades affectés

de chaacres indurés 45G

d*un seul chancre 341

de lusieurs 115

Se dénombrant ainsi :

de deux 8G

de trois 20

de quatre 5

de cinq 2

de six 1

de dix-neuf 1

Tableau X (3).

Malades affectés

do chancres indurés

. . « . Ttî

d'un seul chancre

de plusieurs

Se dénombrant ainsi :

d'un seul

de deux

Résumé,

Nombre des malades atteints

de chancroides 950

d'un seul 265

de plusieurs 685

de chancres indurés 502

d'un seul 386

de plusieurs 116

Rapport du nombre

des chancroides multiples au nombre total 72,1 p. 100

— uniques 27,9 —

des ch. syphilitiq. multiples 23,t —

— uniques 76,9 —

Le petit nombre des lésions initiales dans mes tableaux est dû, je crois, à ce que, à New- York, peu de malades entrent à Thôpital avant Tapparition des lésions consécutives, et préfèrent aller dans les dispensaires pour faire soigner leur lésion initiale. Voir h ce propos les tableaux XXXIV et XXXV.

Le nombre total des ulcères vénériens simples monte à 950, dont 685 étaient multiples et 265 simples, c'est-à-dire que Tulcère vénérien simple est multiple dans un peu plus de

(1) Un des malades en avait vingt-cinq.

(2) Ricord, op, ci7., p. 121.

(3) Sturgis, Records ofthivdvenereal division t Chafity Hospitat, 1879-80.

72 p. 100 du nombre total des cas. Ce dàfetot môme probablement trop faible, car dama propres tableaux beaucoup de malades désfoë comme ne portant qu'un seul cbancroidea avaient eu, d'après leur dire, plusieurs au dâi, qui s'étaient confondus en un seul.

n en est autrement de la lésion initiale àela syphilis. Ici les tableaux indiquent que la pnportion des ulcères multiples au nombre totil des cas est seulement un peu plus de 23 p. 100; a lésion initiale est multiple If 6 foisetun^ix 386 fois sur 502 cas.

On peut donc considérer d'une manière générale, mais non absolue pourtant, la rouUipIîcâé des lésions comme la caractéristique de rôlcèR vénérien simple, ce qui contraste avec la lésoo initiale de la syphilis ; ce contraste est souvent marquéi quand cette multiplicité est observée quelque temps après le coït.

Vukère vénérien simple n'a pas de période dPi»eubation. — L'ulcère vénérien simple préseï^ une autre particularité qui sert à le distlDgaer de la lésion initiale de la syphilis. Quand le pot de cet ulcère est mis en contact avec une doqueuse ou la peau dénudée de son épilbéSoni, son action se produit tout de suite, souvent ao bout de vingt-quatre heures. Ce n'est que pif exception que cette action est différée et n'aurait qu'après les sept ou huit premiers jonn après le coït, et seulement quand le pus est etché dans un follicule ou dans un pD de la peu qui offre une plus grande résistance à soi action. On a donc l'habitude de considérer cet ulcère comme dépourvu de période dlncobition. L'action en est immédiate, soumise seulement au délai offert par la résistance mécanique des tissus.

Si nous examinons maintenant les tableaux suivants, nous verrons que, sur 38f cas, pour lesquels le moment du début nous est connu exactement, Tulcère vénérien simple est appaiu dans les huit premiers jours -310 fois, et 71 fois seulement plus tard; cette incubation prolongée s'explique probablement par des erreurs de date de la part des malades (I) — dans plusieiirs cas Tulcère existait certainement depuis longtemps quand le m alade l'aperçut pour la première fois ou par le fait que le pus avait été déposé sur des tissus ayant résisté longtemps à son actioo. En tous cas, c'est un point significatif que 310 fois sur 381 cas Tulcëre s'est montré dans les boit premiers jours après le coït.

(1) 48 foU8nr429 eas las dues I lades a*ont aaevie

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