‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 228 sur 343 · PATHOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE GÉNÉRALE

fnatoire commune non vénérien, despustt des ulcères identiques au chancroîde, lables de s'inoculer pendant plusieurs lions.

observations et spéculations diverses au e la nature des ulcères vénériens ont eu ^sultat le développement graduel de la suivante, laquelle est adoptée par la Lé des syphilographes les plus distingués

ird'hui et que l'auteur de cet article

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a deux espèces de virus donnant naissance ulcères vénériens. Un certain nombre de ces est du à rinoculation du virus syphilid* autres à Vinoculation d'un virus spéciparticulier connu sotis le nom de virus QidaL Les deux . virus peuvent être inoculés mément (i).

Pathologie générale.

yphilis est une maladie virulente, conta- » inoculable, à évolution lente, et se ^tant, dans la forme acquise, d'abord par Lncre, puis par des éruptions sur la peau muqueuses, ensuite par des inflam- 18 chroniques des tissus cellulo-vascuet des os, et finalement par des producspéciales, formant de petites tumeurs ou !s et appelées gommes (2).

yphilis se présente sous deux formes, la acquise et la forme héréditaire. Ces deux

>es autres opinions régnantes représentent le tiancroidal, soit, d'après la manière de voir de ^mme une sorte de virus syphilitique dégéoit comme une infection purulente, et le cban- Gomme impossible à distinguer du produit de tation du pus d'ulcères simples sur des indile constitution particulière. Parmi les reprétt de cette dernière opinion, nous pouvons citer prof. Bumstead, dont Topinion a, à juste titre, nnde valeur. Je ne puis cependant admettre ité du virus cbancroidal avec celui du pus ordi- |e crois que les caractères cliniques et la marcbe ucroide sont assez spéciaux pour en faire une morbide. Nous pouvons renvoyer à ce propos L excellents travaux de Bumstead : Éiat actuel question de tidenlité ou de la dualité de la s, in American Journ. of med. se, avril 1873, pin» des ulcères vénériens^ son unité ou sa é, in Transactions of the international Con- >f Philadelphia, 1877. Voir aussi une revue do Qsser : Les doctrines unidstes et dualistes de îtagion syphilitique, in American Journ. of and Dei^m., vol. I, 1870, p. 220.

Corail, Leçons sur la syphilis. Paris, 18? 9.

formes naissent du même virus, mais leur marche, les lésions dont elles sont l'expression et les symptômes auxquels elles donnent naissance^ sont si différents qu'elles exigent une description séparée.

La syphilis acquise est la syphilis communiquée par une personne infectée à une personne non syphilitique. Elle apparaît, au point précis de Vinoculation, sous la forme d'une lésion initiale ou chancre. La syphilis héréditaire est la maladie provenant de l'un des parents ou des deux à la fois, soit par le fait de la conception, soit par l'intermédiaire du sang de la mère après la conception. Dans cette forme de syphilis la lésion initiale ou le chancre manque (i).

Le chancre est-il le premier signe d'une infection générale, ou est-il au début simplement une lésion locale? Les observateurs ne sont pas tous d'accord sur la réponse à faire à cette question, mais la plus grande probabilité est, je pense, en faveur de la première opinion et contre l'opinion qui fait du chancre une lésion locale.

Les auteurs qui admettent que le chancre au début est une lésion purement locale, considèrent comme une seconde incubation le temps qui s'écoule après l'apparilion du chancre, et pendant lequel il sommeille, pour ainsi dire, pendant plusieurs semaines, avant qu'il ne se manifeste aucun signe d'infection générale. Contrairement à cette opinion, pourtant, on peut faire remarquer que l'inoculation du virus est suivie d'une période d'incubation, et que c'est pendant cette première incubation que le poison pénètre l'économie. Le chancre est en fait le premier signe extérieur de l'infection constitutionnelle, la seconde incubation n'étant qu'une halte outre les deux espèces de manifestations. Le fait que le chancre ne peut pas s'autoinoculer montre, je crois, de la façon la plus concluante, que l'économie tout entière est saturée par le poison. Cette question a une grande importance pratique, car, si le chancre n'était qu*une manifestation locale, son extirpation immédiate préviendrait l'infection de l'économie, tandis que, si c'est seulement le premier symptôme d'une infection générale, ce procédé sera nécessairement inutile pour prévenir l'évolution de la maladie. Cette question de l'excision du chancre reviendra quand nous nous occuperons du traitement.

(1) Bumstead and Taylor, The Pathology and Tveatment of venereal diseases, A* édit. Philadelphie,

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