‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 231 sur 343 · SYPHILIS CBEZ LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

SYPHILIS CBEZ LES ANIMAUX

Quoique le virus cbancroîdal ait été inoculé avec succès sur des animaux, la syphilis n'a po être reproduite sur aucun animal, quelque nombreux qu'aient été les efforts faits pour réussir dans les inoculations, et quelque variées qu'aient été les espèces ani maies mises en expé* rience. On a fait des inocu lations sur des sio* ges, des chiens, des chats, des chevaux, àti

(1) On trouvera un exposé plus complet de la théorie de la Byphilisation dans l'ouvrage de Bumstead (3* éd.) et dans le rapport sur les cas traités à 1 *h6pital de U Charité (^4.71. Journ. med, sci.. Juillet 1870). Voir aossi os écrits originaux d'Auzias-Ture nne (ùe la syphiH' sation ou vaccination syphilitique. Arch. gén. df Mtd^ 1851, 4» sér., t. XXVI) ; et Bœck {Sijphirmtionffi studeret ved Sygesengen, Christiania, 1854 ; ec 0« syphilizntion, Am, Jowm, Syph, and Derm., toU 1870, p. I).

PATHOLOGm GÉNÉRALE.

mulets, des moutons, des lièvres, des rats, des cochons d'Inde et des génisses, mais toujours sans résultat (l).On peut cependant faire encore de nouTelles recherches *dans cette direction.

RÉnfFECTION STPHILiriQUE.

La syphilis ne se produit habituellement qu'une fois chez le même individu. L'immunité conférée par une attaque est juste aussi grande que dans le cas de diverses autres maladies contagieuses et constitutionnelles, la variole, la scarlatine, etc. : la plupart des nombreux cas de réinfection syphilitique rapportés sont des caa où les lésions ont réapparu après un lasp de temps variable, ou bien des observations si mal faites que leur valeur doit être mise en doute. La plupart du temps une attaque récente de syphilis peut être reconnue : 1<^ à l'induration du chancre et des ganglions lymphatiques voisins; 2<» à l'intervalle écoulé entre l'apparition de l'ulcère suspect et celle des symptômes généraux; cet intervalle, quand ces symptômes dépendent de la même infection que Tulcère, et en l'absence de traitement, est uniformément de six semaines, et excède rarement trois mois; 3^ au caractère des lésions, qui appartiennent à une période précoce ou tvancée de la syphilis. En l'absence de ces signes on peut rapporter les lésions à une infecdon ancienne. Avant d'admettre une seconde attaque de la syphilis, il faut qu'il soit fourni une histoire bien nette de la première infection ; il faut que l'existence d'un second chancre soit hors de doute, lequel doit être suivi de Vhypertrophie bien marquée des ganglions inguinauXj et à une période plus avancée de manifestaiions secondaires de nature évidemment syphilitique. Sans celte succession de lésions semblables à celles de la première attaque, il est impossible d'admettre aucun cas de réinfection syphilitique (2). Un très grand nombre de

(l)Voir Belhomme et Aimé Martin, Traité théorique 9t pratique de la syphilis et des maladies vénériennes ^ p. 85. 2« éd. Paris, 1876. — Jullien, op. cit., p. 5r.

(2) Bomstead and Tnylor, op, ciï., p. 421.

prétendues réinfeclions ne sont que des rechutes d'une première attaque (1).

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