‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 274 sur 343 · APPAREIL AUDITIF · texte numérisé non relu

APPAREIL AUDITIF

le conduit auditif externe. Il peut en résulter de la surdité, due à Toblitération de la trompe d'Eustache par une cicatrice. On a vu le mal s'étendre au canal lacrymal, à l'os lacrymal et même à l'œil (Bumstead et Taylor). La respiration par le nez est ordinairement plus ou moins entravée par ces lésions, et quelquefois elle est empêchée d'une manière permanente ; elle se fait entièrement par la bouche, et la voix a un timbre nasonné.

Traitement.

Le traitement de la syphilis nasale est celui de la maladie en général, et dépend de la période de Taffèction et du caractère des lésions. Outre le mercure et l'iodure de potassium, on a fréquemment recours aux toniques et à l'huile de foie de morue. Le traitement local le plus efficace est celui par les inhalations mercurielles ; on fait chauffer sur une plaque métallique, au-dessus d'une lampe à alcool, une quantité suffisante de calomeL de bisulfure, ou de bioxyde de mercure, et les vapeurs sont dirigées dans l'intérieur des narines au moyen d'un cône de papier ou par un autre procédé. On peut aussi employer avec avantage des injections d'une forte solution de chlorate de potasse ou de sel commun à la température du sang, ou d'une solution diluée de chlorate de soude (i partie de sel pour 12 à 20 parties d'eau). Les narines doivent d'abord être parfaitement nettoyées au moyen d'une douche nasale. Il esè de la plus grande importance dans ces cas de procéder à un nettoyage complet et systématique du mal et d'instituer une médication locale, pour le limiter et en arrêter les progrès le plus rapidement possible ; il faut se souvenir que tant qu'il y a un os nécrose, il y a de la suppuration ; le pronostic doit tenir compte de ce fait.

Névrite olfactive. — Bayle et Kergaradec (i) ont montré que les nerfs olfactifs pouvaient être atteints par la syphilis ; ils ont publié un cas de destruction de ces nerfs. Virchow a publié également une observation dans laquelle ces nerfs étaient perdus, pour ainsi dire, dans la désorganisation générale des tissus voisins. Gros et Lancereaux (2) citent également un cas analogue. L'anosmie est naturellement le symptôme prédominant dans ces circonstances.

p).8ffle et JKergamdee, Nota;, bibliothèq. méd.,

Aï/Miim$ nerveuses syphilitiques.

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