‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 28 sur 343 · CAUSES DE L'HYPËRËHIE ET DE L'ISCH^E · texte numérisé non relu

CAUSES DE L'HYPËRËHIE ET DE L'ISCH^E

nlBon a Ht déjà probable qu'un rétrécUsemeat des cs^lliiies s'accompagne d'un épaissisaemeot de Uart parois. Nous devons donc penser que le létréciSBement des capillaires est produit de la même façon que le rétrécissement d'un tube élastique distendu passivement.

Cette interprétation ne nous permet pourtant pu de TOir très clair dans le phénomène en question. Nous ne pouvons camparer sous tous les rapports des c^illaires à l'état de dilatalion à UDtobe élastique distendu. Le tube capillaire peut rester distendu môme quand la pression sangiùne (la force qui distend le tube] est très faitd^ De plus le capillaire se dilate spontanément qaand l'excitation qui a déterminé la contraction eMsed'agir ;il se dilate donc en dehors de tonte paiticipation de la pression sanguine, par exemple, dans la membrane clignotante delà grenooille excisée. II est probable aussi que dans certaines conditions la dilatation est active ; que le tuba capillaire exerce, en se dilatant, une aspiration anr le sang. Les ondens cro^faient à « l'aitr>ctioBdii aangi, imaginant que les parois des Taisseanx avaient le pouvoir d'attirer le sang. Noos na connaissons pas l'existence d'une telle force, mais nous savons que les vaisseaux sangolas peuvent at dilater activement. Les eipt- Tiences faites h ce sujet par H. Weber (t ), puis par llynek (t)*snr la grenouille, el par Vulpian (3) •nr la membrane blastodermique du poulet ont rendu probable l'aspiration du sang par la dilatalion des Taisseanx. De nouvelles recherchea, foi seront discutées dons la section suivante, ooos ont fait connaître les nerfs qui provoquent ecMe dilatation. H ne nous est donc pas permis de comparer (au point de vue des forces) la eontracdon d'un capillaire avec celle d'un tube dastiqne dilaté passivement.

Mais quelles sont les forces et les éléments dont dépend lacontraction active et la dilatation active ? Des recherches plus récentes faites par Sfûna et moi (4) sur les cellules des glandes nous font bien comprendre le processus dans les capillaires. Ces observations concernent lesvésicnles glandulaires. Il y a dans la peau de la grenouille des vésicules glandulaires d'une structure extrêmement simple. Chaque glande coosisle en un simple acinus pourvu d'un tondait excréteur, comme l'Indique la figure t,

iDMûller't Artfliv, 18S3, Bd. I.

(I) Rf nek, Cnttriuetamgen aui dem Itut. fur Phyiklagû m Gi-at. Leiptig, 1870, p. 104.

{i\ Vnlpiui, Leçoiu tvr [appareil voio-mottur, 1. 1,

t] Wiener mtda. iahrb., I8S0.

L'acinui est limité par une couche de coules 00. J'ai déjà décrit deux étaU de ces cellules (I). Les cellules sont à certains moments si grandes qu'elles remplissent presque la cavité de l'acinus, et k d'autres moments si petites que (flg. 4) dles forment un simple contour épithé-

Pig. 5. — Celluiei glandnt liras dlltldes et reroptistant U csTité de radnns.

liai k la cavité relativement très grande. Spina et moi avons découvert que ces cellules glandulaires se dilatent sous l'inQuence de certains stimulantsjusqu'à remplir la cavitéde l'acinus (flg. 6) et qu'elles se rétrécissent après que le stimulant a cessé d'agir sur elles.

Cette observation a^ant une portée générale, je vais indiquer brièvement comment elle peut être faite. On enlève la membrane clignotante d'une grenouille vivante, on l'étend dans de l'humeur aqueuse sur la plaque du microscope disposé pour conduire un courant électrique. On enlève alors avec des ciseaux les bords épais, spécialement la couche musculaire qui se trouve au tiers inférieur de cette membrane, là où elle s'insère dans le derme. On recouvre alors la préparation avec une lamelle de verre mince et on recherche au moven d'un fort grossissement une de ces glandes faciles à découvrir et on en choisit une préientant la cavité la plus grande passible. En faisant passer quelques courants induits (2) à travers la préparation, les cellules se gouQont immédiatement et remplissent bientAt la cavité. Si le courant est trop fort, les cellules ne reviennent pas à leur position primitiva ; la glande meurt dans cet état, sa cavité complètement remplie par les cellules agrandies. Mais si le courant n'est pas trop fort, les cellules diminuent bientôt de dimensions (par rétraction) , la cavité de l'acinus redevient visible. En gé-

(I) Strieker, Handbueh iler L'hrtvon den Geicrben dt* Mmachen. Letpiig, 1868-187!.

(1) On trOQTOr» faeilement la force néceissire dn courant en commen^int par no courant Taible et en ea tuBmeatont la Torce Jusqu'à l'effet produit.

STRICRCR. — TROUBLES DE LA NUTRlTIOrL

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néral la cavité ne reprend pas tout à fait les dimensions qu'elle avait ayant la stimulation, dans le cas où la membrane a été excitée. Mais nMmporte, l'excitation peut être renouvelée et la dilatation des cellules observée de nouveau. En général les cellules ne réagissent plus après la seconde ou la troisième excitation. Si cependant on applique indirectement l'excitant, en le transmettant par les nerfs, on peut répéter très souvent l'expérience et observer toujours une rétraction complète des cellules. A cet effet il faut placer la membrane de la grenouille vivante sous le microscope et irriter le nerf sciatique (1 ).

Quand des cellules augmentent de volume, elles absorbent des liquides, puisqu'un accroissement de volume sans un accroissement de la masse est impossible. Quand les cellules diminuent d'autre part, ces liquides doivent en être expulsés de nouveau. Nous avons donc proposé l'hypothèse, que c'est par cette absorption et cette excrétion de liquides que la sécrétion se produit. Mais cela est de minime importance. Nous n'avons à nous occuper ici que de ce fait, que des cellules augmentent de volume activement pour rétrécir une cavité et se rétractent de nouveau activement pour déterminer la dilatation de cette cavité. Cette découverte prouve en effet que la contraction active de même que la dilatation active d'un vaisseau dépourvu de fibres musculaires n'est pas sans analogie.

A. Spina a montré par de nouvelles recherches qu'on observe des mouvements cellulaires semblables dans l'épithélium de l'intestin (2).

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