‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 285 sur 343 · La troisième période est marquée par des · texte numérisé non relu

La troisième période est marquée par des

' lignes physiques et des symptômes fonction*

sds. L'atrophie est généralement très prononcée,

ttiais comme l'atrophie d'une partie du foie est

'inelquefois compensée par l'hypertrophie d'une

4mtre partie, la percussion doit être pratiquée

^2vec beaucoup de soin : elle peut alors indiquer

une irrégularité de contours très marquée, de l'atrophie en un point, de l'hypertrophie en un autre. Quelquefois on peut, en palpant les bords du foie, percevoir à la main des irrégularités de forme et de la lobulation. Parfois les parois abdominales restent immobiles pendant la respiration, au lieu de glisser sur la surface du foie, comme à l'état normal.

Victére est rare, bien qu'on l'observe quelquefois. Vascite est très prononcée ; elle débute lentement et insidieusement pendant un mois ou plus, puis prend tout d'un coup un grand développement en quatre ou cinq jours, gônant la marche et la respiration; il devient nécessaire de faire une ponction, et souvent Fascite reparaît plus rapidement encore. L'ascite est un symp* tome grave : on ne peut espérer du traitement que très peu d'amélioration ou pas du tout. . Les troubles digestifs constituent un trait remarquable de l'affection en question. Ils sont dus en partie à l'état du foie, et en partie ^ 1& cachexie générale. Les vomissements apparaissent de bonne heure ; ils peuvent précéder tous les autres symptômes. La diarrhée, d'autre part, est plus fréquente dans les périodes avancées de la maladie, où on l'observe six fois sur sept. Les garde-robes sont pâles et décolorées, s'il y a de la rétention biliaire. Les fonctions intestinales sont également compromises ; il y a du météorisme ; l'abdomen est distendu ; et comme la nutrition n'est pas parfaite, le malade maigrit de jour en jour.

La marche de la syphilis hépatique est lente, progressive, insidieuse ou même complètement silencieuse. Dans quelque cas elle suit son cours sans se révéler par aucun signe appréciable. La durée en est longue, sauf quand une augmentation de l'ascite ou quelque complication détermine la mort ; elle peut persister pendant des mois ou des années, sans déterminer aucun trouble considérable de l'économie. L'affection se termine le plus fréquemment par un état de marasme et de cachexie.

La littérature de la syphilis hépatique, surtout celle qui a trait à l'anatomie pathologique de la maladie, est très riche ; on s'est, dans ces dernières années, beaucoup occupé de ce sujet (1).

(1) Voir en particulier les auteurs suivants, dans les ouvrages desquels on trouvera une bibliographie abondante : Lancereaux, Traité de la lyphilis^ 2« éd. Paris, 1878 ; Quinquaud, Affections du foie, \" fascicule ; Lacombe, Th. de Paris, 1873 ; Leudet, Recherches cliniques sur Vétiologie^ la curabilité et le Irai-

AliTIIUR VAN HARLINGEN. - SYPHILIS.

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Diagnostic de la syphilis hépatique.

La syphilis du foie doit être distinguée du cancer, des kystes hydatiques et de la cirrhose. Le diagnostic est quelquefois très difficile ; dans le cas douteux on s*aidera des considérations suivantes :

Le cancer se montre à un âge avancé, de cinquante à soixante ans. Il envahit les deux lobes en môme temps. La douleur est plus intense ; il donne lieu à des vomissements, à une dépression rapide des forces vitales et à une cachexie spéciale. L'affection ne dure que de six mois à deux ans. L'ictère est très marqué, ou au moins la décoloration caractéristique de la cachexie cancéreuse est frappante.

Kystes hydatiques. — Tumeur fluctuante, globuleuse, plus volumineuse que celle produite par la syphilis, proéminant vers Vépigastre, et simulant souvent une lésion de Testomac. Frémissement hydatique caractéristique. Troubles digestifs. Dyspnée. Ascitc rare.

Cirrhose. — Se distingue anatomiquement de

la syphilis hépatique par sa localisation àkpéih phérie du lobule. Le néoplasme eng^be le lobule, mais ne le pénètre pas, ne slntopiie pas entre les cellules. Gliniquement, les lé^ sont plus extensives que celles de la 8yphfli^ Tascite est plus fréquente. La marche de l'aivtion est lente. On observe différents troublci digestifs : de la dyspepsie et de l'anorene; ma que des troubles nerveux , des founniltaDeo^ des crampes ei du tremblement.

Pronostle.

Le pronostic de la syphilis hépatique est grare. Si raffection peut être prise à temps, elle guérira dans bien des cas ; mais si Tatrophie a commencé, le pronostic est très sérieux.

Traiteinent.

C'est le traitement mixte qui présente les meilleures chances de guérison. Il est préférable à l'usage du mercure ou de Fiodure senL

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