‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 291 sur 343 · COEUR · texte numérisé non relu

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rien de caractéristique, ce qui rend l'affection très difflcile à reconnaître. Le diagnostic dépend surtout des commémora tifs et des symptômes concomitants. En même temps, il se manifeste certains symptômes qui peuvent indiquer, dans les cas douteux, Texistence d'une lésion syphilitique. Par exemple, un certain degré de maillé à la percussion, du soutYle et pas de réaction fébrile, les signes physiques étant limités à un des lobes inférieurs ou au lobe moyen, chez un individu cachectique dont les sommets sont intacts, mais dont le foie est malade, ces faits réunis constituent une forie présomption en faveur d'une affection pulmonaire syphilitique. L'apparition soudaine de crachats abondants, le peu d'étendue de la lésion particulièrement conOnée à un seul côté de la poitrine, voilà des faits qui aident également le diagnostic. Les tubercules pulmonaires, qui constituent l'affection la plus facile à confondre avec la sjphihs du poumon, sont caractérisés non seulement par une évolution plus rapide et par une plus grande étendue des lésions, mais surtout par son apparition aux sêmmets des poumons. Quand cependant les lésions syphilitiques se développent en ces mêmes points, le diagnostic devient extrêmement difficile, même pour un clinicien habile.

Pronostic.

Le pronostic de la syphilis pulmonaire est i

sérieux, non pas tant à cause de la gravité des lésions elles-mêmes, que parce qu'elles s'accompagnent ordinairement d'autres lésions viscérales, et parce qu'elles se produisent à une période avancée de la syphilis, à une époque où l'économie est plus ou moins épuisée par la maladie.

La phthisie et l'asthme syphilitiques de quelques auteurs ne sont pas, il faut bien le savoir, des affections indépendantes : ce ne sont en réalité que des symptômes des deux formes de syphilis pulmonaire déjà décrites, et particulièrement des altérations et des rétrécissements qui se produisent quelquefois.

Les relations entre la syphilis et la tnberealose du poamon ont fait le sujet de quelques discossions, mais, bien que les faits que nous possédions ne permettent encore aucune assertion positive. Je crois pourtant pouvoir dire que ces deux affections ne sont Jamais entre elles en relation directe de cause à effet. Hais il est certain que la cachexie syphilitique peut favoriser le développement dos tubercules pulmonaires chez les individus prédisposés, et d'autre part, il est très possible qne rirritation, dont est le siè^o un poumon malade, puisse prédisposer à TappaHiiondc lésions sypliiliiiqnes, Torgane devenant un hcus mVnoiis remtantir. Nous ne possédons pourtant aucun fait sur lequel appuyer cette dernière hypothèse (1).

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