TENDONS
Les affections syphilitiques des tendons ressemblent beaucoup à celles des muscles. Elles
consistent soit en un épaississement partiel, ou en petits nodules gommeux logés dans les tendons ou dans les membranes aponévrotiques.
Ce sont les tendons les plus gros et les {dus fermes qui sont le plus souvent attaqués. Le tendon d'Achille et les tendons du biceps et do quadriceps fémoral sont ceux qui sont le plot fréquemment le siège de raflèctioài. Nélaton a vu deux tumeurs gomroeuses de ce dernier tendon, qui simulaient un corps étranger do genou. Dans un autre cas, la tumeur, qui occupait le muscle droit de la cuisse» devint le point de départ d'une hydarthrose, qui aurait pu être facilement prise pour une tumeur blanche (1).
Les affections syphilitiques des aponévroses ne sont pas ordinairement douloureuses. Celles qui ont pour siège les tendons musculaires donnent naissance à de la douleur pendant les contractions, qu'elles peuvent entraver plus ou moins. Ordinairement sous-cutanés, ces néoplasmes se montrent tout d'abord sous la forme de petits nodules durs, nettement limités, à contours abrupts. Plus tard, ils se ramollissent, la peso qui les recouvre devient rouge et enflammte ; il se fait une ulcération, donnant issue au produit gommeux ramolU,lequel n'est pas purulent, mais est constitué par un liquide ténu et incolore oo légèrement teinté de sang. Ces ulcérations sont lentes à guérir, mais finalement elles guérissent, sans qu'il se fasse de rétraction tendineuse. Après que la suppuration s'est établie, il n'est pas difficile de faire le diagnostic, mais au débat de la syphilis des tendons, il est souvent difficile de distinguer les lésions des (/an^iûms ordinaire qu'on trouve dans les mêmes régions. Ces ganglions sont réductibles cependant, et aussi ont une marche très différente. Les névromes, qoi peuvent quelquefois être confondus avec la lésions syphilitiques des tendons, sont dooloureux ; ils ont également ordiuairement on siège différent (2).
Le pronostic de ces affections est Cavoral^e. Ils ne déterminent aucun désordre permanent des parties atteintes.
(l)Sain^Ârroman, Th. de Paru, 18SS.
(2) Voir NoUa, Recherches sur une affection particulière des gaines tendineuses de la main, caractérisie par le développement d'une nodosité sur le tendon des fléchisseurs des doigts {Arch, gén, de Mid,^ t. XXIV, 4* sorte, p. 142).