‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 312 sur 343 · TRAITEMENT MIXTE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT MIXTE

rebelle à Tiodure tant qu'on n'a pas des doses élevées.

odures de sodium et d'ammonium peu* lelquefois être substitués à Tiodure de im, quand ils sont mieux acceptés du , ou quand un changement est désirable ne raison quelconque. L'iodure de fer is très efficace, mais il peut à Toccasion ployé comme tonique ou succédané, ou ez les enfants, e sous forme de teinture, peut être em-

Toccasion, quand les iodures détermits troubles gastriques. Keyes conseille istration de la teinture à la dose de dix

dans une grande cuillère ou plus d'eau )n ; la dose peut être portée jusqu^à dixittes dans un verre à bordeaux d'eau d'a-

contre-indications à l'emploi de l'iode e quelconque de ses formes sont les intions aiguës ou chroniques des organes 3, la pléthore et la prédisposition aux ha^es. Il se produit quelquefois un caaigu tout au début du traitement par I de potassium, le malade éternue et les yeux deviennent rouges et pleurent, le lie, et quelquefois le malade éprouve une ilgie frontale violente. Très souvent le maiccoutume au médicament, et ces symplisparaissent ; mais, dans d'autres cas, il *essaire de suspendre temporairement cament, et de le reprendre ensuite à des fus faibles, qu'on augmentera graduelle- 3ur permettre au malade de prendre le aent impunément ; il y a des individus . qui ne peuvent tolérer l'iodure ; il faut ^ noncer. La céphalalgie peut quelquefois r^ie en ajoutant à l'iodure un diurépeu de bromure de potassium ou une entité d'opium.

ii^dures peuvent produire un certain :5'éruptions, communément acnéiformes :rrhagiqueS) mais ressemblant quelqueà fait aux éruptions syphilitiques (1).

^n de petites quantités d'arsenic (30 cen- - es à 60 centigrammes de la solution de

à l'iodure empêche souvent l'apparias éruptions.

dit que l'usage prolongé de Tiodure de m pouvait produire dans quelques cas

tr la description de ces éruptions, voir un tra- 'autenr sur les éruptions médicamenteuses, kssociation des dermatologistes américains ' Dermaloiogyy cet. 1880).

une maladie de Bright; mais cette assertion n'a jamais été supportée par des preuves tout à fait convaincantes. Le D' Edmondson Atkinson, de Baltimore, dans un article récent sur ce sujet ( i }, après avoir passé en revue les observations et les arguments opposés pour ou contre cette question, et en les comparant aux résultats de sa propre expérience, conclut en disant que, dans certains cas rares, la production de graves altérations vitales par l'iodure de potassium est probable, mais que pourtant les reins ne présentent pas une disposition constante à être influencés par le médicament.

TBÂITEMBNT MIXTE.

La combinaison de l'iodure et du mercure a été pendant bien des années une méthode favorite ; elle a pourtant ses désavantages, et on ne doit jamais y avoir recours sans raison. Beaucoup de praticiens prescrivent le mercure et l'iodure de potassium dans tous les cas de syphilis, ou même dans tous les cas suspects, d'après le principe du chasseur qui tire ses deux coups les yeux fermés, dans l'espoir d'atteindre quelque chose quelque part. Mais dans les premiers temps de la syphilis le mercure est non seulement un remède suffisant, mais c'est le meilleur remède, et l'iodure de potassium, quand on l'y adjoint, non seulement ne hâte pas la guérison, mais, par sa tendance à troubler la digestion, peut priver le médecin de l'aide de cet organe important, au moment où il en a le plus besoin, pour faire prendre au malade la nourriture qui doit maintenir les forces du malade, et pour lui faire prendre des drogues qui ne peuvent être convenablement administrées par une autre voie.

Le traitement mixte doit donc être réservé pour les cas rebelles, dans lesquels l'un ou l'autre de ces médicaments, donné seul, a échoué, ou quand, comme dans la syphilis tardive, l'apparition de lésions gommeuses indique la nécessité d'une médication directe pour les faire se résoudre, tandis qu'en même temps le traitement mercuriel tonique doit être continué.

Des formes variées sous lesquelles l'iodure de potassium et le mercure peuvent être administrés en combinaison, le sirop de Gibert (dont j'ai déjà donné la formule) est, je pense, aussi

(1) Atkinson, L'iodure de potassium peut-il produire lamaladie de Bnght? (Amer, joum, med, se, July 1881.)

ARTHUR VAN fiAllLlNGIlN. — SYPHILIS.

fioo

bon que tout autre. Kejes recommande la préparation suivante :

Bi-iodure de mercure

lodare de potassium

Todure d'ammonium

Sirop d*écorces d^oranges

Teinture d'écorces d'oranges.

3 à 6 cent.

Bau distillée. . . q. s. jusqu'à 1?5 —

Dose : une cuillerée à café contenant 1 milligramme ou 2 milligrammes de bi-iodure de mercure et 25 centigrammes dlodure de potassium.

Quand on désire donner le sublimé combiné à l'iodure de potassium, on peut employer la formule suivante :

Sublimé 6 centigr.

lodure de potassium 10 grammes.

Vin ferrugineux Wo —

Dose : une cuillerée à café.

Je donne quelquefois des pilules de proto-iodure eu môme temps que la solution d'iodure de potassium, ou bien la pilule avant et l'iodure après les repas. Un autre procédé du traitement mixte est de prescrire le mercure en frictions, et Tiodure de potassium à Tintérieur.

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