AFFECTION^ I» I*^ CORNÉE BT DES DENTS
Les affections de la cornée et des dents dans la syphilis héréditaire doit nous arrêter un moment, à cause de Timportanco qu'on leur a attribuée au point de vue du diagnostic. 11 y a quelques années, Hutchinson (2) mit en avant l'opinion que la Icératite particulière qui apparaît
(1) Les flg. 64 et 66 (p. 712 et 718) montrent deux exemples de syphilis héréditaire. (■2) ITntchinson, Ophthalmic hosp, rep., vol. I, p. 29Î.
ARTHUR VAN HARLINGEN. — SYPHILIS
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Riilre trois et vingt aos, et eit regardée comme fllrumeuBe, était toujours dae b la gvphiUa bérédilaire. Cette kératite difTute doane à la cornée l'apparence d'un verre dépoli. En même temps que cette këratilei on observe certaines altérations dentaires. La nature exacte de ces altérations a été fréquemment mal comprise; Hutchinaon (1) donne les signée suivants pour éviter l'erreur de diagnostic :
1. Les denU de Uitae présentent ancnne pirtienbrltd spéciale.
3. Ce «émit une gnnde erreur de croire qae les iniuT*ises dents, en proportion de leara défectuoiiiés, doivent faire lonpçonner U, syplillis.
9. Les incisives centrales supédoures sont les Moles dents présentant des difformités positlTement ca-
rs ctéristlqaes. I-es autres penvant foanitT des pream corraborantes, nuis on ne peat hlre on dSis°«">' avec elles teulos.
4. Le caractère principal de ces déformallons m nne atrophie gdiiénile de la deol, laquelle est k la fbii trop courte et trop étroite ; ses bords loat taillé* idiliqaesient en dedans, de hçoa que la dent est pins n moins pointue. Cette tendance à prendre nne latue poiotna est totijours contrariée par ce tait qœ le bori libre est tronqué ; et il est tronqtié suivaDt ose ligne fc courbe sopérlenre, qui prodoit one légère tncoclie. An niveau de cette encocbe l'âmail manqse, la deutino est h découvert, nuis la dent n'est pas Iné- BuUèreinent piquée de petites dépressions, comm dans la dérormation dentaire due k la stomatile.
5. Ces mairormatioos dentslres sont ordinairement ■)io)étriqnes et affectent les dents par paires. U> deux incisives c«ntralei se ressemblent, ainsi qw In
Fig, 71. lig. 7!.
Via. es k 71. — DenU syphilitiques.
dem latérales. Quand on trouve une d6fofioation quelcoiiquo alleignant liori ion taie ment toaiea les incisives au mûmo niveau de la même façon, cette déformation n'est probablement pas due i la syphilis.
G. Dans la sypiillis les incisives latérales ne présentent ordinairement quo pco on pas de malformation.
7. L'eiistciico almultanée des déformations syplillillques et dca déformations dues an mercure dans la même boocbe est eitrimement commune (!).
L'importance qu'on doit atlacber aux caraclères des dents dans la syphilis héréditaire a Tait l'objet de quelques discussions. Pour moi, bien que j'aie examiné avec soin un nombre considérable d'enfants atteints de syphilis héré-
(1) HutcliinsoQ, lUustratioTu af cHnicat turgerg, fasc. XI. London. 187B.
{i) Je ne pense pas que cette remarque s'applique a l'Amérique.
dilnire dans ces dernières années, tout ce que je puis dire en faveur de la valeur disgnoBliquf de ces dénis, c'est que, quand elles se montreni avec leur forme typique, elles peuvent fairi^ pencher le diagnostic en faveur de la sjpliiH^ héréditaire. Mais j'hésiterais, dans un cas douteux, à appuyer un diagnostic sur les preuves fournies par les dents seules. Les figures suivantes, dont quelques-unes sont empruntées à Hutchinson et à Norris montrent plnsieus ^ariélês de dents syphilitiques.