‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 322 sur 343 · L'individu « ou des ulcères vénériens (chancres · texte numérisé non relu

L'individu « ou des ulcères vénériens (chancres

2. Établir avec précision la date à laquelle ces ulcères ont été contractés. Le malade en avait-il un seul ou plusieurs? Dans ce dernier cas, se sont-ils montrés simultanément ou les uns après les autres?

3. En supposant qu'il n'y ait eu qu'un seul ulcère, quel en était le siège, la forme, les dimensions? Combien do temps 8'cst écoulé entre la date supposée de la contagion et celle do l'apparition de l'ulcère ? Etaitil mou ou induré?

4. Examiner le point indiqué comme ayant été le siège de l'ulcère en question. Ne pas oublier que lïnduration spécifique peut durer longtemps après la guérison du clfancre ; que dans quelques cas elle peut être constatablo mémo après plusieurs années. Se souvenir également que la cicatrice du chancre, quand il siégeait sur la peau, par exemple sur la surface extérieure du prépuce, peut présenter une teinte bronzée caractéristique, qui disparaît très lentement (3).

5. Que s'cst-il passé du côté des ganglions lymphatiques? Les ganglions se sont-ils tuméfiés? Si oui, y en avait-il un certain nombre à l'aine (en supposant, bien entendu, que l'ulcère suspect siégeât sur les organes génitaux), d'im seul côté ou des deux côtes, formant un groupe de noyaux durs et indolents ; ou bien l'adénopathie 8*e8t-elle montrée sous l'aspect d'une tumeur inflammatoire rouge, douloureuse, n'ayant à son centro qu'un seul ganglion ?

(1) Ceci n'est pas admis par tous les syphilographes^ mais la statistique montre, je crois, d'une manière concluante, que l'opinion ici exprimée est correcte.

()) Ce plan est fait d'après celui que donne Langlebert dans l'ouvrage déjà cité.

(3) Voir Léon Montaz, Recherches sur la trace indélébile (lu chancre syphilitique ^ ses contacter es, l^aris,

j G. Dans ce dernier cas, la tumeur ganglioonsTe a-t-elle Fuppuré ou s'cst-cUe terminée par résolmicnî Si elle a suppuré, l'ouverture de l'abcès a-t-il gr6ri promptement, ou a-t-il augmenté d'étendue p<mr devenir lui-même un ulcère virulent ?

7. Examiner les régions inguinales, où on poom peut-être trouver encore les vestiges d'nne adéoopt' thie spécifique, qui peut persister quelquefois des mois et des années après la disparition de U lésion initiale.

8. Si le malade a eu un bubon suppuré, U cicatrice sera reconnaissablo, et indiquera par son étendue si l'ouverture de l'abcès s'est fermée rapidement oo s'il s*e8t produit un ulcère virulent. Dans ce dernier ai il est presque certain qu'il n'y a pas en d*infectioa générale.

9. Demander combien de temps l'ulcère on les sicères ont persisté, quel traitement a été snivi, et quel médecin a soigné le malade. Le traitement d'an médecin compétent jettera naturellement de la lumière sur la nature de la maladie. (Malheureusement il y a trop peu de médecins assex compétents pour interpréter avec certitude autre chose que lea symptômes les plus simples de la syphilis ; il y en a trop qui donnent les antisyphilitiques dans tous les cas douteux, quelle qu'en soit la nature. Aussi ne faut-il pas faire trop de fond sur la réponse du malade à cette quettlon.)

10. Queb accidents ont suivi les ulcères en question ? Le malade se souvient-il d'avoir éprouvé de h faiblesse, de la fatigue, des douleurs dans U tète oa les membres, s'exaspérant pendant la nuit, pendant les trois mois précédents?

H. Le malade a-t-il constaté sur lui l'existence d'une éruption formée de petites taches rougeâtrei ou de petits boutons lenticulaires arrondis, ronges et plats, sur la poitrine, l'abdomen et les avant-bnt, éruption ne donnant lieu à aucune sensation?

12. Le malade a-t-il eu, vers la même époque ou oo peu plus tard, certaines plaques grisâtres, avec ou tins ulcération, dans la gorge, séries lèvres ou sur la langue? (Certains malades donnent à ces plaques le nom soit simplement d'ulcères, soit de boutons de fièvre, de chancres ou de mal do gorge ulcéré ; ces lésions sont au nombre des symptômes le plus constamment notés par les malades et ceux dont ils se souviennent le mieux.) Leurs cheveux se sont-ils éclaircis et sont-ils tombés ? Ont-ils eu dans les cheveux des crotUes noirâtres lenticulaires? les ganglions mastoïdiens oa cervicaux se sont-ils tuméfiés, ou le sont-ils encore?

13. Explorer par la palpation la région occipitale, où il est possible qu'on trouve encore quelque taoi«> faction ganglionnaire, cette adénopathie persiiuut quelquefois longtemps après la disparition des antres signes de la syphilis.

14. Examiner les cheveux; voir s'ils sont clai^8emés, surtout dans les régions occipitale et temporale ; s'ils conservent leur souplesse naturelle, ou s ils sont secs et durs; voir aussi s'il n'y a pas çà et là des cicatrices ou de petites plaques blanches dépouimei de cheveux.

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