CAUSES DES VÉGÉTATIONS. — LEUR CONTAGIOSITÉ
végétations génitales, a trouvé que, dans quarante-sept cas, les malades avaient présenté dans leur jeunesse des verrues ailleurs.
Les sièges de prédilection de ces tumeurs chei l'homme sont la surface interne du prépuce, le sillon glando-prépatial, le gland luimême et les bords ou l'oriSce même du méat ; chez la femme, elles se montrent sur les lèvres, le vagin et autour de l'anus. La chaleur ef l'humidité — conditions qui eiistent dans ces régions — sont des éléments favorables au dé- Teloppement des végétations. Le phimosis prédisposa k la production de ces tumeurs, la disposition des parties rendant difficile ou impossible d'enlever le produit des sécrétions naturelles ou des suppurations vénériennes.
Aspect extérieuF des Tégétatione.
Les végétations des parties génitales donnent lieu généralement à un suintement blanchfttre
Pig. 7t. — Vdgéutlcms péri-iualei chei un enr>nt.
oujannStrei dû à l'irritation causée par le ^ttemeot ou à de véritables ulcérations; la chaleur des parties détermine la décomposition de cet écoulement, qui prend une odeur particulièrement nauséabonde. Ces tumeurs présentent de grandes variétés de forme et de dimensions, qui dépendent beaucoup de leur siège; sur le gland et à la surface interne du prépuce elles peuvent former des masses élevées, 1.11.JI.1. Je cJni-urijio.
! d'aspect granuleux, sessiles ou pédiculées, ou
' bien elles peuvent être uniques et former de petits cûnes légèrement aplatis. Quand elles se
I développent sur la peau du prépuce ou sur le
' corps du pénis, elles ont une forme conique, et la couche cornée y est prédominante ; au vci-
I sinage de l'anus elles peuvent former des masses élevées, aplaties par la pression (Bg. 74);
' sur les parties génitales de la femme elles forment fréquemment de larges masses, ressem-
r blant à des excroissances en choux-Qeurs. L'extension que peuvent prendre ces tumeurs dans certaines régions n'est limitée que par l'aire de la surface favorable à leur développement ; l'anus et la vulve peuvent en être complètement entourés; le vagin peut être presque fermé; et la configuration du gland et du prépuce entièrement masquée.
Causes des ▼éBétatlons; leur Dontaglo-
Ces tumeurs sont plus communes chez la femme que chez l'homme; l'étendue delà surface muqueuse exposée à l'irritation des sécrétions altérées ou aux écoulements offre en effet chei elle un terrain très favorable à leur production. La grossesse favorise également la production des végétations, probablement à cause de l'état congestif de la muqueuse génitale qu'on observe normalement dans ces condiUons; dans ces circonstances le développement des végétations peut être assez rapide, et elles peuvent prendre assez d'extension pour remplir entièrement le canal vaginal . Ces tumeurs se développent quelquefois sur des plaques muqueuses, ce qui les a fait considérer par quelques auteurs comme de nature syphilitique; mais cette coexistence parait plutêt accidentelle, et ce qui prouve qu'elles ne sont pas dues à une contamination syphilitique, c'est qu'elles guérissent par un traitement purement local, et qu'elles ne sont pas modifiées par les remèdes qui s'adressent à la constitution.
La question de la contagiosité de ces tumeurs a donné naissance à beaucoup d'opinions divergentes ; quelques auteurs les regardent comme I éminemment contagieuses, d'autres ne croient j pas qu'elles soient transmissibles par voie de contagion. Dans bien des circonstances elles paraissent certainement se communiquer par ' contact direct, comm» dans un cas que j'ai ,
rècemmontobservé : quatre Jeunes gens curent I de nombreuses végétations après avoir eu des ' rapDorts avec la même femme, laquelle avait