‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 328 sur 343 · MALADIE DE SAINTE EUPHËMIE · texte numérisé non relu

MALADIE DE SAINTE EUPHËMIE

Nature de la maladie.

Hubener (i), Hiinfcld, Struve, Craigie et Lancereaux croient à son identité avec la syphilis; ils s'appuient sur les affections des muqueuses, de la i>ouche, de la peau et des os, pour établir leur opinion; Charlton, au contraire, la regarde comme une maladie distincte. Quelques auteurs semblent vouloir la considérer comme une forme de lèpre*

Struve (i) recommande chaleureusement le sublimé combiné à la salsepareille ou au sassafras, et croit que la propreté, la bonne nourriture et Tusage de la flanelle sont des éléments importants dans la cure de la maladie ; il recommande le sublimé et Teau de chaux, ou la lotion jaune en application locale sur les ulcérations.

SCHERLIEVO OU FlUME.

C'était une maladie endémique qui existait sur la côte d'illyrie, en Dalmatie et en Croatie dans le dernier siècle.

La fiume s'attaquait à la face et à la peau en général ; elle donnait lieu à la formation de pustules, suivies d'ulcérations et de carie osseuse (2). Selon Percy et Laurent (3), elle commençait par de la lassitude et des douleurs dans les os, qui augmentaient pendant la nuit; la voix devenait enrouée, la déglutition difQcile, la luette, la

langue et le pharynx devenaient rouges et se couvraient d'aphthes ; il se formait des ulcérations, suivies de carie des os et d'une suppuration fétide.

On disait que la maladie avait été importée par quatre marins venus des rives du Danube après la guerre contre les Turcs.

La maladie était probablement identique avec la syphilis.

FALCADINA.

C'est une maladie qui apparut en i786 dans le village de Falcado sur les confins du Tyrol.

Son importation fut attribuée à une meadiante qui portait des ulcérations sur la muqueuse des parties génitales.

Après un malaise général, de la lassitude, des vomissements, des douleurs ostéocopes et de la fièvre, il apparaissait un gonûement pustu-

leux sur les lèvres et la bouche, qui se terminait par des ulcérations du voile du palais, de la luette, des amygdales et de la muqueuse nasale ; il apparaissait également sur la peau une éruption d'une couleur rouge livide.

Cette maladie était probablement identique au scherlievo et h la syphilis (2).

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