‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 37 sur 343 · IRRITATION ET LÉSION · texte numérisé non relu

IRRITATION ET LÉSION

Suivant les doctrines qui ont longtemps dominé la médecine, Virritation, agissant sur l'un quelconque des tissus ou des organes du corps.

WILLIAIII H. VAN BUREN. *- INFLAMMATION

était considérée comme la cause provocatrice immédiate de Tinflammation et le développement de l'irritation en un point était supposé amener vers celui-ci Tafflux du sang — premier degré du processus inflammatoire. De là l'aphorisme : ti6t irritQiiOy ibi affluxus. Le terme tn-itant habituellement employé comme synonyme d'agent producteur de V inflammation a fait place dans ces derniers temps à celui de lésion. Ce dernier est devenu un terme technique dans la pathologie chirurgicale et désigne ce qui est ca^ pable de diminuer la puissance vitale des tissus. U est employé dans ce sens comme une sorte de définition de l'inflammation qui est devenue classique : la série de modifications qui suivent une lésion pourvu que cette lésion ne soit pas assez considérable pour amener la-mort dans la partie atteinte (Burdon Sanderson). Une lésion peut donc être regardée comme suffisante pour déterminer la série de modifications qui constituent rinflammation.

n faut remarquer pour bien montrer le but de l'inflammation que celle-ci, à son début sinon dans ses dernières périodes, est principalement, pour ne pas dire entièrement, ccmstructive. On ne peut pas douter que la séné des modificationfi qui suit une lésion n*ayant pas absolument détruit la vie des tissus, n'ait pour objet la réparation de cette lésion ; le résultat le démontre clairement puisqu'il est presque invariablement curatif si toutefois l'inflammation ne dépasse pas certaines limites.

Il existe une certaine analogie, au point de vue de leurs conséquences immédiates entre l'influence d'une lésion chirurgicale et la fécondation d'un ovule ; tous les deux sont dans une relation de cause à effet vis à vis d'une série de

changements qui conduisent directement à la prolifération cellulaire et à la formation des tissus. Rindflcisch nous dit en effet qu'il étudie i de préférence, au microscope, le développement des cellules embryonnaires dans les tissus en- , flammés.

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