POSITION
lApoHtion d'une partie qui a été le siège d'une lésion ou d'une opération chirurgicale, surtout s*il s'agit d'un membre, doit toujours être considérée au double point de vue du soulagement de la douleur et de l'inflammation consécutive. A ce point de vue, il y a plusieurs remarques à faire : i * la position doit être choisie de façon à favoriser la circulation veineuse ou de retour, de façon à éviter l'hypérémie passive; 2* il faut assurer le relâchement musculaire autant qu'il est possible, afin d'éviter es mouTements spasmodiques involontaires
qui peuvent être provoqués par la tension musculaire ; 3® s'il y a une plaie, il faut que la posi< tion favorise l'écoulement de tous les liquides; 4** autant que possible, la position doit être agréable au malade.
Il est à peine nécessaire d'ajouter qu'il faut éviter les manipulations intempestives ou les changements de position ; s'il faut absolument le faire, dans le cas de lésion déterminant beaucoup de douleur, comme par exemple dans les fractures compliquées, il est souvent plus sage de placer le malade sous l'influence d'un anesthésique avant de remuer la partie blessée. Le relftchement musculaire amené par l'anesthésîe empêche les contractions spasmodiques qui sont nuisibles parce qu'elles modifient les rapports des fragments, ou môme déterminent des hémorrhagies. D'ailleurs lorsqu'un anesthésique agit normalement, sans causer d'excitation exagérée ou de vomissements consécutifs, on sait en clinique qu'il y a moins de disposition à une réaction vasculaire exagérée. De même après l'administration de l'opium, il semble qu'il y ait moins de tendance à l'exagération de l'inflammation que dans le cas où le malade, parfaitement conscient et sensible, a été soumis à la même somme de violence. Les chirurgiens qui ont été obligés d'ouvrir une plaie récemment pansée pour rechercher une artère, source d'hémorrhagie, sans employer le chloroforme ou l'élher, peuvent témoigner de la fréquence plus grande d'une réaction fébrile positive dans ce cas.