RÉVULSION ET SUBSTITUTION
La révulsion ou dérivation a pour but d'excto un afflux du sang dans un point plus ou mola rapproché du foyer inflammatoire existant, il d'éloigner le sang de celui-ci pour lui permettit une marche favorable. Ce remède contre niflammation pourrait être aussi désigné par 11 mot de substitution^ car il consiste dans la ait* tion artificielle d'une inflammation facile à aiit* ter qui a pour objet de supprimer l'apport fam* laire à un autre point affecté d'une inflammaliiia moins facile à modérer ; c'est ainsi qu'agissam les sangsues qui sont un moyen de rèvolaîoo an» tant que de déplétion.
Les moyens employés pour produire la rénision sont très nombreux : les vésicatoiies, te sétons, le moza et les autres formée de caotève actuel, peuvent tous servir et sont plus o« noiiia utiles. Ils sont surtout applicables auc fomea chroniques de l'inflammation dans leaqmOaa on ne peut recourir au traitement plus ratioB* nel qui consiste à trouver et à enlever la causa originelle de l'inflammation.
Comme exception à ce que nous venons de dire on a attribué une grande valeur k Tappll» cation d'un large vésicatoire sur la poitrine poor prévenir la pleurésie traumatique. On a aosii vanté les vésicatoires dans les affections diro* niques des articulations, et l'on applique généralement dans ce cas de larges vésicatoires sn^ cessivement de l'un et l'autre côté de la jointure; parfois cependant on emploie de petits Téskatoires, mais on rend leurs effets moins transi* toires en les forçant à suppurer par des appltea» tiens irritantes qui convertissent ce vésicatoiii en un cautère permanent. Dans les inflamma* tiens de l'œil on peut employer la vésicatioo derrière l'oreille au moyen du collodion vésioaat Dans les écoulements chroniques et dans certaines affections prostatiques de l'adulte les vésicatoires au périnée peuvent rendre des services.
Les anciens chirurgiens accordaient une grande valeur aux sétons et aux cautères dans les affections articulaires. 11 n'y a pas très longtemps que l'insertion d'un tube de caoutchouc derrière le grand trochanter sous forme de sé« ton , l'huile de foie de morue à l'intérieur, et la vie au grand air étaient considérées comme constituant le meilleur traitement des maladies de l'articulation coxo-fémorale ; comparé avec le repos au lit dans la position horizontale eo faveur avant lui, ce remède était une améliora»
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TRAITEMENT DE L'INFLAMMATION
tion éridente. Le poîs à cautère était le remède bfori de Astley Cooper et de Valentin Mott.
La cautérisation avec le cautère actuel a été haatemeot préconisée dans les maladies des jointures. L.es facilités que l'on a maintenant d'employer le cautère actuel combinées avec l'aoesCliésie, rendent son emploi très facile ; c'est d'afllenrs le plus efficace des révulsifs. Le mouy ce remède favori du premier Larrey dont lacniDte devait empêcher les soldats français d'exagérer leurs souffrances, le moxa au camphre et ses autres succédanés, ont cédé la place à d'autres formes de cautère actuel. L'eschare lèche produite par l'acide nitrique, le moins dooioQreiix des caustiques potentiels constitue une forme bénigne mais efficace de révulsion loraiiQ'oii la laisse sans aucun pansement. Dans la racoesMo ordinaire des moyens auquels on arecoufs contre l'inflammatian chronique, la lérolsîoo et la suhstitution sont généralement précédées de l'application de sangsues ou de ventouses ; surtout s'il y a un certain degré de chaleur locale.
DMtaiion par la ligature de l'artère principale. " Dès Fannée i813, le D' Henry Ondcrdonk, ie New- York, proposa comme remède de TinflammatioQ de supprimer l'apport sanguin à la partie enflammée en liant le tronc artériel principal (1). L'artère fémorale a été liée après une Uessure du genou qui avait été suivie de menace d'inflammation destructive, et cette opération semble avoir sauvé l'articulation (2). Bien que cette opération ait été préconisée avec une eerlaioe habileté dans ces derniers temps par le FroL N.-F. Campbell, d'Augusta (Géorgie), et pir d'autres chirurgiens, il est probable que ce ■oyen aventureux ne sera pas souvent employé. On a cherché à obtenir un arrêt partiel du débit de l'artère principale au moyen d'une compresse placée dans le pansement pour prévenir l'excès de réaction après une opération.