‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 79 sur 343 · CARACTÈRES ANATOMTQUES DU STADE DE DÉFORMATION · texte numérisé non relu

CARACTÈRES ANATOMTQUES DU STADE DE DÉFORMATION

Quand la maladie a duré un certain temps, et qu'elle est encore dans toute son activité, les os présentent une coloration rouge sombre ou bleuâtre, due à l'augmentation des vaisseaux. Après un temps variable, des semaines ou des mois selon la sévérité de la maladie, des déformations commencent à paraître.

La description de Spiegelberg relative au fœtus rachitique, s'accorde en grande partie arec ce que j'ai observé dans un cas, celui dont le squelette est représenté, figure 9.

D'après cet auteur, le tronc et les membres sont potelés : ces derniers sont courts et coo^ bés ; l'abdomen est large et proéminent; la tête est quelquefois hydrocéphalique. La pean est épaisse et souple et le tissu adipeux bien développé; le foie est gros; les épiphyses sont gonflées et ramollies; les diaphyses couites, courbées, quelquefois fracturées. La forme arrondie du thorax est conservée et le sternum n'est pas porté en avant, parce qu'il n'y a pas eu «de respiration ; comme consistance et facilité à se briser, les côtes se placent à côté des os longs des membres. De tous les os le sternom démontre le mieux le retard dans l'ossificatioD ; la clavicule fait partie des os moins souvent affectés. Le crûne peut être représenté par une sorte de sac membraneux plaqué d'os, ou bien les os du crâne peuvent être formés, mais ib sont épaissis et ramollis; le promontoire sacré est poussé en bas et en avant ; les vertèbres sacrées sont aplaties ; les os iliaques sont élargis et aplatis, Tarcade pubienne est augmentée. Il est intéressant de comparer ces déformations à celles des enfants, d'autant plus qu'elles surviennent sous l'influence de conditions différentes. Ces os rachitiques gardent rarement leur forme normale ; les points saillants sont émoussés, et aussitôt que l'os se ramollit, il commence à céder aux pressions qui s'exercent sur lui ; de là les courbures si communes et si caractéristiques. La portion d'un os long formée quand le rachitisme débute, contieDt si peu de matières terreuses, qu'il ne tarde pas à plier soit sous Tinfluence de l'action musculaire, soit sous le poids du tronc, de mêmey dit Yogel « qu'une branche de saule », La portion d'os formée avant le début du rachitisme oostient la proportion à peu près normale âm diau^ die semble disposée à se rompre ' vt\

mais, comme elle est enlQi

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