‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 4)Chapitre 95 sur 343 · CAS OU L'ON RENCONTRE LE SHOCK · texte numérisé non relu

CAS OU L'ON RENCONTRE LE SHOCK

da grand nombre d'atteintes portées à la santé, rt des effets souvent très graves, relativement par- i lant, dHine légère perte de sang et de Textrôme i susceptibilité au froid.

Dans la vieillesse, la marche et la persistance du sbock présentent des caractères qui ne sont pas très bien connus; il n'est pas rare de voir l'intensité diminuée et la durée prolongée, et souvent, quand tout paraissait aller bien, la force du cœur fait défaut et le malade meurt au moment où on s*y attendait le moins. Cependant nous devons faire remarquer que Nussbaum et d'autres ne regardent pas les cas de ce genre comme des morts par suite du shock ; d'après eux l'hémorrhagie par les effets qu'elle produit même après un certain temps, doit être considérée comme une cause bien plus probable de l'issue fatale.

La douleur^ quand elle est intense et sans rémission, est considérée comme un signe fatal, probablement dans la majorité des cas, parce qu'elle produit la syncope, dont l'effet sur le cœur est différent; les malades, en état de shock de cause physique ou morale, ont rarement la conscience de la douleur même la plus rive ; dans la plupart des cas, des travaux probngés par exemple, un épuisement musculaire extrême, n'ont pas peu contribué à causer la nort 11 est plus singulier, selon la remarque d'Astley Cooper, que le moment de transition d'une douleur extrême à un calme parfait annonce une issue fatale.

l Uœ préoeeupation mentale profonde, coîncir dant aa général avec une extrême excitation, ï; possède sans aucun doute le pouvoir singulier 3 de retarder le shock, peut-être de la môme façon que la volonté ou l'irritation violente d'un organe des sens peut suspendre la sensibilité pendant un certain temps. C'est surtout dans la chirurgie militaire que l'on a l'occasion d'obsenrer des cas de ce genre, où l'on voit des indidîvns n'avoir conscience de blessures graves et douloureuses que longtemps après qu'ils les ont reçues. Mais c'est seulement le début du shock qui est retardé ; son intensité ne perd rien de VeSist combiné de la blessure, de la douleur, de la fièvre qui commence, de l'épuisement, de la cndnte et peut-être même du désespoir. Un antre état mental qui doit être signalé comme ayant une influence particulière c'est celui d'une attente très vive et peut-être aussi quand ^ est prolongée ; il semblerait du moins que ^ cet état peut contribuer à expliquer ces morts, ks plus mystérieuses de toutes qui suivent imviédiatement une opération banale, tandis que

les accidents semblent sans aucun effet ; peutêtre pourrait-on rapprocher ces cas de ceux mentionnés plus haut où la mort subite est survenue avec la cessation de la douleur ; dans ces deux conditions la mort semble être le résultat de la rupture d'un état de tension mental extrême.

Cas où Ton rencontre le shook.

La majorité des cas de shock observés en chirurgie sont consécutifs à des accidents ou à dos opérations graves en raison soit de l'étendue du traumatisme, soit de ce que des organes ou des tissus spéciaux ont été atteints. Les brûlures^ surtout celles qui sont étendues en surrace, même si leur profondeur est insignifiante, sont une des causes les plus communes du shock; puis viennent les plaies contuses et par arrachement comme celles qui résultent de l'écrasement d'un membre, et les grandes opérations, bien qu'avec des soins et de l'attention la gravité du shock puisse être réduite de beaucoup. Le danger est d'autant plus grand que le siège du traumatisme se rapproche du tronc, fait qui est démontré péremptoirement par les amputations des membres inférieurs ; et il semblerait que la blessure de l'os lui-même a une influence spéciale, car Pirogoff (i) raconte que deux individus sont morts entre ses mains pendant une amputalion de cuisse (pratiquée, dans un cas, pour un traumatisme, dans l'autre, pour une affection chronique de l'articulation du genou) au moment même où l'on était ei^ain de scier l'os ; une contraction spasmodique passa dans les muscles de tout le corps, la face devint pâle, les yeux perdirent leur éclat, les pupilles restèrent dilatées et la mort arriva d'un coup. Dans aucun de ces cas on n'avait donné d'anesthésique. Furneaux Jordan (2) ayant placé un thermomètre dans l'aisselle du patient pendant une amputation, observa plusieurs fois une chute de un cinquième de degré pendant l'application de la scie. Le cas de shock survenant à la suite à*accidents de chemin de fer présentent une gravité spéciale probablement en raison de la participation morale concomitante, et de l'ébranlement général éprouvé par tout le corps ; car les cas de shock grave et persistant revotent souvent des formes insidieuses et s'observent de temps en temps dans

(1) PlrogofT, Knegschirurgie, S. 89.

(2) Hastings, Essay on Shock,

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