B. — PLAIES NON PÉNÉTRANTES AVEC LÉSION DES VAISSEAUX CORONAIRES
^ Ce sont des plaies fort rares. Jamain (1) en cite deux cas : l'un, cas de Lamotte,un officier reçut un coup d'épée,qui trancha l'artère coronaire, et le péricarde se remplit de sang ; l'autre, cas de Lamy, où la mort ne vint que le soixantetroisième jour, par péricardite suppurée, l'artère coronaire avait été ouverte, mais elle était oblitérée. Maurice Raynaud (2) y ajoute deux observations : l'une de Fergusson, un enfant de douze ans eut une artère coronaire tranchée par une alêne de cordonnier et mourut au bout de douze jours subitement; l'autre observation due à Andrew est plus curieuse. Il s'agit d'une femme
(1) Jamain, Plaies du cœur,
(2) Raynaud, art. Cœur du Dictionnaire de médecine et de chirurgie de Jaccoud. Paris, 1868, t. VIII, p. 581.
LE BEC. - MALADIESDU THORAX, PLÈVRES, POtJMONS ET COEUR.
chez laquelle une arête de poisson perfora l'estomac et le diaphragme pour ouvrir la veine coronaire, en respectant l'artère ; mais il y avait des traces de péricardite. Celte femme était morte subitement sans que Ton soupçonnât la cause de sa mort.