‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 150 sur 482 · I .iii |. .lui.. i|i« |ii |i|iitiilii · texte numérisé non relu

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i^TP ;>ino?p-ue iMU dre JuilUra» éans les tissu ru.Miiï. 'i ikT -aute .fs» 3iiciB de U tumeur ^.mm nu ii-*iini. *a jjaiB «f un S4{airrlie déiMiii m itiçcT* ib -iai nifllraôua éûï* le tisn {luiiiiiuuiiTi. Ut im lidiunuira x U pe«n, tax ftiiiiiiH«*mM4. aii:niiMUiis. unià ifo* ée reoTahû- «t*:n»!ii un ::«i irsuiiiSr. ka duàot. U tumeur iHut *.\Vi rfît niiiiiiif. nccagoi & «oa point d'atta- •.ne. i u iiiiaaH. nui» liuii tari ciKIe mobilité

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(•rni-H II rencontré la maladie sous forme de MfKliilrN distincts dans 1 cas sur 48.

Dia^osUc.

I iiiiiiiio rlrment pouvant aider au diagnostic, 1 iiKi^ ili^ ill fiiulade e>t à considérer; nous en ii«i.ii« «Icj.i purlé plus haut et nous avons vu ipio Ir phiN KHind nombre de cas suirenaient (lu ïo .\ iiO uns. La cachexie générale survient «I iliilcrciiii'H <'piH|ues après la première appariiioii (lu (Miicor. lKui!< quelques cas^ elle existe pn'N(|iu* (lô< \o dchut, mais la plupart du temps, i*ll(* tu* s'uiCiMtluc seulement que dans le cours di* lu muludii'.

Los sMiipti^mcs que nous avons décrits permctlront habituellement de diagnostiquer la maladie, mais quelquefois certains états ressemblent beaucoup u cette forme de cancer, en particulier l'induration intlammatoire chronique du tissu glandulaire, les abcès chroniques ou les kystes avec induration des tissus voisins. Les traitements généraux et locaux n*amélionnt pas beaucoup ces états morbides, et, si le cas est de nature douteuse, on ne devra pas perdre de

CARCINOMES. — MARCHE.

temps et faire une incision exploratrice antiseptique, afin de déterminer sa réritable nature.

Marche.

Si FoD nlnterrient pas par une opération, la marcha du squîrrhe mammaire pourra être plus DU moins rapide. Dans la forme aiguë, la marche peut être très rapide et la mort peut arriver NU quelques mois, surtout si elle éclate pendant la grossesse ou la lactation. Mlroth rapporte un cas où la mort arrira six semaines après la première i^parition de la maladie, et où le foie, les reins, Tépiploon, le péricarde et la glande thyroïde contenaient des dépôts secondaires. ids il fiât regarder ce fait comme exceptionnel. ^igei a aussi remarqué :

c Qms plus la maladie débute de bonne heure, plus la TnftT^Vf est rtpide. Ainsi, parmi les cas dont la iurée n*exeédaU pas IS mois, ]*ai trouvé que T&ge mùjtm de ees malades ne dépassait pas 43 ans, tandis quîl était de SI ans dans les cas qui duraient de 18 I se mois et de &e,7 ans, dans ceux où la durée élah de S à S sas. »

Ces statistiques ne comprennent que des cas Qon opérés.

On peut considérer que la durée du cancer du lein pÎBut Tarier de 6 mois à i 5 ou 20 ans, mais la* majorité des cas ne dure pas plus de 6 mois i3 ans.

EmxMaemmt des ga$igHons, — Nous ayons léjà TU plus haut, que Fépoque de Tinvasion les ganglions était variable ; un, deux, ou un plus g;rand nombre de ganglions, peuvent être aCTectés dans Faisselle, et pendant un certain temps Is resteront mobiles et circonscrits; mais à mesure que la maladie s'avance, un plus grand Qombre de ganglions seront envahis et il en résulta sentent, dans Taisselle, une masse dure, irréguiière, comprimant les veines et les nerfs, jétenninant de l'œdème [de tout le bras et une naeerlwtion de douleurs. L'infection des- gaulons ne parait pas se faire par les lymphatipies, mais par l'intermédiaire de cellules formées daus les espaces lymphatiques du sein et kmnsportées le long des radicules des vaisseaux IfHiphatiques, qui se continuent avec ces espates. Une fois envahis, les ganglions représentent le Téritables foyers d'où le cancer s'étend de mia côtés, va infecter le sang par le canal lioracique et envahir les viscères.

Les ganglions axillaires sont quelquefois augnentés de Tolume par suite d'une irritation nflammatoire, en rapport avec raffection can-

céreuse du sein, surtout s*il existe une ulcération ou de la gangrène. Les ganglions cancéreux sont durs, fermes, tandis que l'hypertrophie inflammatoire ne présente pas une dureté si grande, et disparaît sous l'influence d'applications émolUentes. On voit moins souvent les ganglions sous-daviculaires et cervicaux atteints par la maladie, et quelquefois on sent des cordons durs se rendant du sein aux ganglions axillaires et au cou. J'ai observé quelquefois de semblables cordons, ressemblant à des lymphatiques ou à des veines enflammées se dirigeant en bas vers la paroi abdominale. Nous pouvons noter ici que le siège du cancer ne parait pas avoir d'influence sur l'infection ganglionnaire et en outre que, quand celle-ci est précoce, la maladie suit une marche plus rapide.

Envahissement de la peau^ des tissus profànds et des organes internes, — La peau peut, à un moment donné, être envahie par le cancer. Tout d'abord c'est sous forme d'adhérences ou d'infiltration qui se montre à un point puis devient plus marquée : la peau se décolore et s'amincit, et ne tarde pas à s'ulcérer et à suppurer. Dans une des formes de la maladie, qui n'est pas très fréquente, toute la peau et le tissu cellulaire sous-cutané du sein s'épaississent et s'infiltrent ; cet état peut s'étendre et affecter toute la peau du thorax, gagner la paroi abdominale et quelquefois l'épaule, le dos ; c'est ce qu'on appelle le cancer en cuirasse. Quand l'ulcération se produit, elle s'élargit plus ou moins rapidement et peut s'accompagner de la gangrène, de sorte que les tissus se trouvent détruits par ces deux processus à la fois. Dans des cas rares, toute la masse cancéreuse se trouTe privée de vie, des eschares sont éliminées et l'ulcère cicatrise. En même temps que l'ulcération, il peut y avoir des fongo8ités,mais cela se voit plus souvent dans la forme médullaire. Quelquefois la surrace ulcérée d'un cancer se cicatrise en un point, tandis que la maladie s'étend d'un autre cété. Les muscles, les aponévroses et même les os du voisinage peuvent être atteints par l'infiltration de matière cancéreuse; dans ces cas, le sein est habituellement très adhérent aux parties profondes. La maladie peut affecter les muscles pectoraux à un tel point qu'elle forme dans leur substance une tumeur considérable. La plèvre et les poumons peuvent être envahis soit par extension directe de l'affection au moyen des lymphatiques ou, plus rarement, des vaisseaux sanguins, ou par l'intermédiaire de ces deux voies à la fois.

THOMAS AMNANDALE. — MALADIES DU SEiN.

Les antres organes internes et les tissus éloignés sont plus souvent infectés par le système lymphatique, mais quelquefois aussi par la circulation générale.

Cancer médullaire. — Nous avons déjà dit plus haut que cette forme de cancer s'observait dans 5 p. 100 des cas. Généralement on la trouve décrite comme survenant à un ftge plus avancé que la précédente, mais, d'après Gross, on la rencontrerait de vingt-neuf à soixante-neuf ans, en moyenne vers cinquante ans; 20 p. 100 des malades avaient quarante ans, et 80 p. 100 plus de cet Age, tandis que la moitié des cas qui surviennent se voit après cinquante ans.

Cette affection a une tendance marquée à suivre une marche plus rapide que le squirrhe, à atteindre un plus gros volume, à affecter la peau plus tôt, à s'ulcérer, à devenir fongueuse, à saigner plus souvent et à déterminer un engorgement ganglionnaire plus considérable.

D'après Gross, la récidive locale a lieu dans l'espace de trois mois après l'opération dans 81.81 p. 100 des cas. Les tumeurs métastaliques sont toujours découvertes à l'examen nécroscopique, et sont toujours précédées de l'infection des ganglions axillaires dans les trois quarts des cas, et la durée totale, sans intervention chirurgicale, est de huit mois. Ces tumeurs sont habituellement plus ou moins lobulées. Elles peuvent être tout d'abord fermes ou molles et élastiques. A mesure que la maladie suit son cours, elles deviennent plus molles, souvent fluctuantes en un ou plusieurs points, par suite de la formation de kystes dans leur substance. On les a vus atteindre le volume d'une tête d'enfant, dans l'espace de quelques semaines ou quelques mois.

Traitement du cancer du sein.

Comme aucun traitement médical ou local, en dehors de l'extirpation, n'a été découvert pour la cure de celte affection, on a le choix entre l'opération et les moyens palliatifs.

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