OEDÈME CHRONIQUE DU LARYNX
U œdème chronique du Inrynx (fi g. 2088) apparaît comme un épiphénomène dans la laryngite chronique de la tuberculose et de la syphilis, avec ou sans ulcérations; dans la chondrite et la périchondrite du larynx, quelle qu'en soit l'origine; dans la laryngite irritative, consécutive à des tumeurs ; dans le carcinome du larynx ou du pharynx; dans la glossite ; dans la pharyngite consécutive à l'amygdalite et aux tumeurs malignes de la langue, du palais, du pharynx et de l'œsophage, qu'elles impliquent directement ou non le larynx ; dans les tumeurs
(1) Cohen, Diseases of the throat, etc., 2d éd., p. 443. New- York, 1879.
(2) Gouguenheim, Annalet des maladies du larynx, etc., Juillet 1883, p. 175.
(3) Sestier, Traité de V angine laryngée œdémateuse, Paris, 1852.
CEDÈHE SOUS-GLOTTIODE DU LARYKX. — ÉTIOI.OGIE.
lires et autres du cou et du médiastin; lërrjsine» de l'aorle thoracique etabdans les n-octures, dans les plaies et ms du lar;nx, des lissus mous adjales grands vaisseaux cervicaux. Dans stances, l'œdème laryngé devient lément beaucoup plus important que quiVaoccasionné.
sduit graduellement sans manifesla- Iromiques, et peut se développer pen-
— CCdèroe cbrooiqao do larynx. — /. l«rge lemt-tnnfpwente rormée par le repli ary- Xùe et la bande ventrlcnlairo droite. Elle ta glotte et couvre nne partie de la corde ganefaei vb, bande venuiculaîre gauclic; 9 Toola gaache.
semaines et des mois avant d'exciter de sulTocalion, même alors qu'il existe
occlusion notable de l'orifice du late occlusion s'établit si progressive- B l'organisme s'f accoutume ; il est ju'un œdème aigu, de mCmc dimentralnerait une dyspnée intense, des
suffocation et une congestion pulmo- «ive.
nechronique est plus Tréquem ment unile l'œdème aigu, les afTeclionsquile protant elles-mêmes souvent unilatérales.
n SOUS-GLOTTIQUB DU LAHVnS.
le wus-gloltique du larynx n'est pas frë- ^'adhérence étroite que la muqueuse avec le périchondre au-dessous des rocalea ne favorise pas l'accumulation les dans celle région. Cependant il y a, régions latérales du cartilage cricoide, consécutif lâche, où l'infiltration peut place. L'épanchement est d'habitude &• et rarement séreux. Généralement, U sous la dépendance d'infiltrations des supérieures du larynx; mais on sait leux lésions peuvent coexisler (I).
Atiologle.
vraiment très rare que l'œdème aigu iz soit une affection primitiTe, idiopa- TOir na exempta, i Saint- George' a tioipital Lendrei, décrit par Glbb (op. cU., p. 318). Ea^d. de cbirur^a.
thique. Sesller en a noté 3S casjsur 190. On sait qu'il se produit si, immédialemenl apréa l'exposition au froid et b la pluie, la déglutition de boissons très froides (I) et les efforts vocaux prolongés, qu'il peut alors sembler primitif : mais II est précédé d'une laryngite inflammatoire aiguë ou Bubalguë. Il peut aussi se produire tout aussitôt après un traumatisme, car Ziem9sen('2) a rapporté l'histoire d'un homme qui, ayant avalé, en fumant, une cOte de feuille de tabac, mourut en quelques minutes d'un œdème de la glotte par suite de la pénétration de la paroi du ventricule laryngé par cette e4te. L'œdème succède souvent aussi aux laryngites Iraumaliques consécutives à la déglutition de liquides chauds ou caustiques, aux brtïlures, à la présence de corps étrangers. Il est très fréquent dans les plaies du larynx, et peut se montrer dans les plaies du cou par armes h feu, même quand le larynx n'est pas Intéressé. Dans un cas, en effet, un oedème mortel survint au bout de quatre jours chez un soldat qui avait reçu un grain de mitraille d'un qnart de pouce; le ftrojectile était entré près de In corne droite de l'os hyoïde, avait traversé obliquement le cou et s'était logé dans la fosse sus-scapuluire, dont il fatextrait au moyen d'une incision {'i). L'œdème se montre aussi dans les angines. II. Roger |l) cite un cas de mort subite chez un infirmier atteint d'une angine très légère, et dans un autre cas rapporté par Trousseau (rij, la trachéotomie dut être faitepour un oedème du Inrym que le sujet avait contracté en dornnant en plein air après une soirée de débauche; Lavcran vît mourir en 13 minutes, d'œdème de lu glotte, un soldat cbei lequel le traitement d'une angine avait été suspendu un jour (0)- L'inllam malien simple a été mise en cause dans la proportion de six fois sur cent par Sesticr Dans de semblables circonstances, Hackeniie croit que l'œdème est dâ presque toujours k une inloxicaiion du sang. L'œdème du larynx a été signali^ duns l'anévrysme (7), l'obstruction du canal hépatique (8), (Ij Allen, mentionné dans mon uuirage djjk ciié [Diieates ofthe Ihruat, p. *TJ.
(JJ Ziemaaen, Cycioptdia of jii-aciieal medicine,
vol. Vil. p. m.
(S) tied. and turgical hiitory of Ikt Rébellion; put flnt, aargical vol., p. lOf.
(4) Hog^r, Jn DUclie, Dicl. de méd. PirJi, IS3B, t. XVII, p. SIS.
(5) TroaaaeaD, Clin, méd., t. I, p. 6S1. Paris, ISSS. (6} Laverao, Gat. dti Aâp., 31 jurn 181S, p. S6j.
(7) lloore, Dut. tjuart. Joum. mtd. tcUneti, aobl lUi.
(8) r«n, Lmett, Il avril 1800, ^ ■«>