ABCÈS DIFFUS DU PÉRITOINE. — MARCHE ET PRONOSTIC
toai répanchement plearétiquc, dans le lobe inférieur dn poumon droit qui était adhérent au diaphragme.
Dans d'autres cas, un abcès situé entre le diaphragme et le foie avait été ouvert en traversan t le bord inférieur du poumon droit, adhérent aux parties voisines, et comme ensuite il s'était formé une espèce de canal, le pus était évacué par le poumon, sans pénétrer dans la cavité pleurale. Dans les cas où Tabcès a repoussé le diaphragme et le poumon en haut, le pus peut être éfacué par une incision faite dans le septième on huitième espace intercostal, sans blesser le ■poumon et sans ouvrir la cavité pleurale. La ponction pourra donner quelques chances de gaérison, siTabcès s'est déjà ouvert à travers le diaphragme dans un des poumons ou dans la eaiité pleurale ; mais la mort est inévitable s'il a'est ouvert dans la cavité péritonéale.
Lavis medicatrix naturœ n'est que trop sou- Tont lUnioire et, pour le malade, elle se traduit par une mort certaine. La nature ne choisit pas rinlestîn ou l'estomac de préférence à tout autre organe pour y évacuer l'abcès, aussi dans tous les cas où on peut l'atteindre, il faut le drainer et plus tM on interviendra mieux cela vaudra. Quelquefois, une erreur de diagnostic a amené Fouverture de ces abcès et sauvé la vie du malade.
Une femme. Agée de cinquante-huit ans, que Ton erojait atteinte d'une affection ovarienne néœasitant rovariotomie, fut opérée par Watson (1). En sectionnant la paroi abdominale sur la ligne médiane, il s'échappa près de six litres et demi de pus, et le doigt pénétrait dans une cavité, dans la partie inférieure de laquelle on sentait les organes pelviens recouverts de flocons de lymphe, tandis qu'au-dessus la paroi de l'abcès formait une cloison complète entre sa cavité et les intestins. Le pus ne contenait aucun corps étranger. On laissa un drain pendant quelque temps et la patiente guérit.