RUPTURE DU PETIT ET DU GROS INTESTIN
partie ëa droit. En arrivant au péritoine, on lia quelques artères et Ton attendit que les bords de la plaie aient cewé de donner du sang. Alors on ouvrit le péritoine. L'épiploon était très adhérent, par suito de la présence d*exsiidats inflammatoires anciens. Ces adhérences dirent séparées très lentement et avec beaucoup de précaution de la surface de rcstomac. Ensuite le viscère fat attiré au dehors à travers la plaie et Ton «entit le pylore très gros et d*une dureté fibreuse.
Dans l'espace compris entre les deux courbures et à nne distance de 3 centimètres du pylore, «on ouvrit le viscère avec de forts ciseaux, en sectionnant un pli transversal que Ton tenait entre les doigts. L'ouverture avait 6 centimètres et Ton appliqua une pince en T, poar arrêter le sang qui s'écoulait des bords. On introduisit alors Tindex dans Testomac vers le pjlore qui était complètement fermé. Il fut impossible de lai faire traverser Torifice pylorique, malgré nne pression considérable, combinée à des mouvements latéraax et rotatoires. On introduisit alors dans l'estomac l'index gauche, afin de fixer le pylore, tandis qa*on essayait, en poussant très fort, de faire pénétrer la phalangette de Tindcx droit, mais on échooa dans cette tentative. Après s'être reposé, le cbirorglen recommença et ne réussit à faire une dilatation qu'en allant très lentement et déployant une très grande force. On fit la dilatation sur environ S centimètres. On sutura ensuite la plaie stomacale «Tec de la soie phéniquée, on replaça le viscère dans U cavité abdominale et l'on ferma la plaie externe avec sept satures d'argent. Le patient fut recouché au
bout de trente- trois minutes qu*avait duré l'opération. En se réveillant, il se plaignit seulement de soif et d'une légère sensation de brûlure au niveau de la plaie. On lui donna de temps en temps de petits morceaux de glace. Dans l'après-midi il se plaignit de faiblesse et de faim, et prit la moitié d'un jaune d'œuf battu dans du vin de Marsala et administré par cuillerées à café toutes les demi-heures. La température fut de 37, le pouls 72, la respiration 26. On continua le même régime. Trois jours après l'opération on provoquait une évacuation intestinale avec un lavement. Le quatrième jour, on lui permit un peu de bouillon et de potage. Le sixième jour. Il mangea un peu de poulet, et le septième jour, do pain. A partir de ce moment, les fonctions alvines se firent spontanément. On pansa la plaie le huitième Jour et l'on enleva cinq sutures. La plaie avait cicatrisé par première intention. Les deux sutures restantes furent enlevées le onzième jour. Trente jours après l'opération, le régime consistait en café, lait, pain, poulet rôti, rosbif, œufs, vin. Le seizième jour, il se leva pendant deux heures et demie et reprit rapidement ensuite ses forces et son embonpoint. Deux jours avant l'opération, il pesait 122 livres et en six semaines de temps il avait regagné 33 livres. Cinq mois après sa santé était toujours très bonne.