VI
HENRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN
essaya de répéter Topératioa de Ramdohr sur an ehien, mais il ne pat réasslr à insinuer la partie supérieure do riniestin dans la partie inférieure, en raison de la rétraction des deux bouts du tube intestinal et de rétroitesse du canal.
Smith, de Philadelphie, expérimenta également ce procédé, mais sans succès. Il divisa transversalement l'intestin d'un chien et ayant introduit une chandelle dans la portion qu'il supposait être la supérieure, il essaya de faire pénétrer celle-ci dans le bout inférieur, mais les deux extrémités se renversèrent tellement qu*il ne put y arriver.
Uennen appliqua la suture du gantier aux deux bouts ainsi invaginés.
Vermale enveloppait les extrémités de l'intestin dans un pli du mésentère qu'il comprenait dans la suture.
Ritch plaçait dans l'intestin une carte vernie, roulée^ invaginait Tintestin et passait une anse de fil à travers les deux bouts et le cylindre formé par la carte, liait les fils à 7 ou 8 centimètres de l'intestin et les fixait à la plaie externe.
Jobert traversait la partie antérieure du bout supérieure avec un fil de soie armé de deux aiguilles qu'il passait dans le bout inférieur de dehors en dedans, puis par une douce traction, amenait une extrémité de l'intestin dans l'intérieur de l'autre. Cette méthode parait avoir réussi dans quelques cas. Boyer l'employa dans un cas où il dut diviser le mésentère et lier sept à huit vaisseaux, mais le malade mourut d'extravasation ; dans un autre cas, il ne put achever l'opération. Velpeau a vu un cas où Ton employa ce procédé, mais le malade mourut le lendemain. Lavielle, Chemery-Halé, Sclimid et quelques autres ont rapporté des cas de guérison.
Piicher {\) a publié une observation do gucrison assez intéressante où Tiléon avait été divisé diagonalement en travers avec 7 centimètres de mésentère. On fit l'invagination qu'on maintint avec trois points de suture. Le malade fut guéri au bout de dixneuf jours.
Il y a trois grandes difficultés à vaincre dans cette opération :
1** Distinguer le bout supérieur du bout inférieur de l'intestin. Le seul moyen proposé par Louis c'est de conserver les deux bouts en dehors et d'administrer un purgatif. Si la blessure siège sur le gros intestin, il suflit d'un lavement;
2** Invaginer le bout supérieur dans Tinféricur. L'obstacle à vaincre consiste dans la rétraction du bout inférieur, que l'on peut éviter en saisissant avec quatre pinces les deux extrémités de chaque diamètre; alors on saisit le bout supérieur à 10 ou 12 centimètres au-dessus de sa division, on le comprime convenablement et on l'invagine;
3*" Une muqueuse se trouvant en contact avec une séreuse ne peut s'unir à elle. Cependant Tunion peut se faire à l aide de fausses membranes et d'adhérences des parties voisines.
(1) Piicher, American Joumai of the médical scieîice«, vol. XLIII.
b. Méthode de Reybard (I). — On incise d*abord le mésentère sur une étendue de 12 millimètres, puis on passe, un peu au-dessus de la plaie un fil dont un bout reste dans le canal Undis que l'autre pend u dehors. Deux anses ainsi, placées suffiraient, c'estpàdire une à chaque extrémité du diamètre antéro-poitériear de l'intestin. A Taide d'une aiguille, on pest aussi faire passer Textrémité interne de chaque fil ds dedans en dehors à travers le bout inférieur de Tintestin, afin d'invaginer les deux portions méthodiquement et de terminer en fixant chaque point de sature par un nœud. Bien que Reybard ait pu réussir dans cette opération, cependant il la condamne sans réserves et signale ses dangers et ses iocoovénients dso* son mémoire sur l'anus artificieL
ra. — RÉUNION PAR CONTACT DES SURFACES