SÉREUSES
a. Méthode de Jobert (1824). — Jobert imagina de mettre en contact les tuniques séreuses par une ooovelle espèce d'invagination. Après avoir recouso le bout supérieur, on fait coucher le malade de façoo à relâcher autant que possible les muscles de l'ibdomen, puis on décole à chaque bout le mésentère sur une longueur de 8 millimètres. Il se fait tonjours une petite hémorrhagio, que Ton ne doit pas arrêter, car elle sert à prévenir l'inflammation ; cependant si elle était trop abondante, on pourrait placer dts Ugitiires provisoires que l'on enlèverait après Topéntion. Alors le chirurgien saisit le bout supérieur de la main gauche ; de sa main droite il prend un fil de 12 à IS centimètres de long, armé de deux aiguilles, traverse avec une aiguille la paroi antérieure de l'intettin de dedans en dehors à 5 centimètres de la plaie, de façon à laisser dans la piqûre une anse de fil dont les deux bouts sont confiés à un aide ; un second fil est passé de la mémo façon dans la paroi postérieure. Alors abandonnant le bout supérieur, le chirargieo armé d'une pince à dissection double le bout inférieur de façon que la séreuse soit en dedans. Après cela il introduit l'index gauche, comme point d'sppni et pour servir de conducteur aux aiguilles. On prend les deux aiguilles de l'anse antérieure, on les païae le long du bord radial de ce doigt de dedans en dehors, à travers la partie doublée du bout inférieor et on les fait sortir à 2 millimètres l'une de l'autre. Les aiguilles de l'anse postérieure sont dirigées de la même façon sur le bord cubital du doigt. On amène alors doucement les deux bouts de l'intestin en conuct et on ne retire le doigt que lorsqu'ils sont près de se toucher; en tirant doucement sur les fils à l'aide d'un corps rond poli, on introduit progressivement le bout supérieur dans rinférieur. Oa rentre ensuite l'intestin dans l'abdomen et lei fil* tordus ensemble sont fixés à l'angle externe de U plaie à l'aide de diachylon. Au bout de quatre à cin<l jours, la cicatrice est formée et on peut retirer l^*
(1) Reybard, Mémoire sur le traitement dei ««»' contre nature^ despiaies det intestins. Pêriè, 19Î1*