FAUX ANUS DIT ANUS ARTIFICIEL. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE
aqueuse intestinale s'accentuent au
le rissue des matières fécales ; 4<^ les
l'intestin adhérent aux parties voi-
' Tintermédiaire d'une fausse mem-
Situation.
X anus peut être situé sur un point ue de l'abdomen. Résultant d'une vio- Irieure, on le rencontre dansles régions t hypochondriaque, iliaque, hypogas- •acrée. Mais quand il reconnaît une thologique, il affecte le plus souvent 18 herniaires, inguinale, scrotale, crumbilicale, mais surtout les deux pre- Toutes les parties du canal intestinal être le siège de l'ouverture interne, lus souvent elle se trouve sur les porl'intestin qui peuvent s'engager dans rtnres herniaires et s'étrangler dans mI lHéon est-il la portion le plus souciée, bien que le gros intestin le soit h» souvent, à la suite de trauma-
Gauses.
ndpales causes d'un faux anus sont :
mies négligées, opérées trop tard ou ées, aussi la gangrène et l'ulcération es combinées ou non avec des abcès SDstituent la majeure partie des cas dans la pratique civile; 2° les plaies es de différente nature; 3° les corps » arrêtés dans l'intestin déterminent rences et des perforations suivies d'ab- KBt aboutissent soit à une fistule fécale, fkox anus ; 4° les abcès, soit qu'ils dé- IDS les parois et n'envahissent l'inteslacondairement, ou qu'ils commencent er l'intestin pour n'atteindre les parois tond lieu; 5° le faux anus peut être il et résulter d'une anomalie de déveit. Il est alors situé habituellement à ou plus bas sur la ligne blanche. Mais irture est si petite qu'il mérite plutôt le fistule fécale ; 6° Jobcrt relate un cas le faux anus produit par un chirurgien me accumulation fécale pour un abcès Nuisit le bistouri.
Edité ou une partie seulement de la rence de l'intestin peut être atteinte par latisme ou la maladie qui cause le s. La gravité du cas et la nature du
traitement dépendront de l'étendue de la lésion.
Anatomie pathologique.
L'orifice externe présente un aspect et des dimensions variables. Habituellement il est unique (fig. 2243), mais il peut y en avoir plusieurs (fig. 2244), et on en a même signalé de crébrif ormes.
Dupuytren (I) fait observer que :
M Cette ouvertare, presque toujours arrondie, mais quelquefois irrégulière, t des dimensions qui varient suivant les cas, depuis quelques lignes Jusqu*à un pouce de diamètre et plus. Autour de cette ouverture existent ordinairement des plis rayonnants formés par la peau froncée sur elle-même; ses bords offrent dans toute leur étendue un cercle formé par la cicatrice qui unit la peau de l'abdomen à la membrane muqueuse de l'intestin....
L'anus accidentel, établi au hasard sur des points très variés de l'abdomon, n'est et ne peut être environné d'aucun appareil de muscles capables d'en ouvrir et d'en fermer l'entrée au gré des besoins et de la volonté de l'individu. Cette entrée toujours béante est par conséquent toujours ouverte aux matières qui se présentent sans cesse. D'ailleurs cet appareil de muscles existit-il, les matières alimentaires et excrémentielles, privées d'un réservoir où elles puissent se réunir, séjourner et se former^ comme cela arrive dans le gros intestin, cet appareil, obligé d'obéir à des besoins que chaque instant voit se renouveler, ne serait pas d'un grand secours
De là, récoolement continuel et involontaire de matières muqueuses, bilieuses, alimentaires ou stercorales, suivant les états de la digestion et la hauteur à laquelle l'anus accidentel se trouve. De là, l'odeur infecte des corps et des vêtements, les excoriations, les fissures, les érysipèles, les démangeaisons, le prurit insupportable qui forme de l'existence de ces malheureux un supplice de tous les moments.
La dislance entre l'orifice externe et le bord inférieur de l'orifice intestinal, varie selon la cause de l'affection et l'épaisseur des parois abdominales. Elle est d'habitude de 1 à 3 centimètres, mais elle peut aller jusqu'à ."> et même 8 centimètres. Les deux bouts de l'intestin adhèrent par l'intermédiaire d'une lymphe plastique au péritoine pariétal autour de l'orifice externe, de sorte que la cavité péritonéale se trouve préservée de tout épanchement. L'étendue de ces
(l) Dupuytren, Mémoire sur une méthode nouvelle pour traittr leg anus accidentels {Mém. de CAcad. de méd. Paris, 18?8, tome I, p. 262).
IIETCRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN
idbéreiici>s e^t variable, mais en général ellea n'ont guère plus de 2 à 6 millimètres de large. Si elles sont faibles, l'intestin peut être repoussé, tordu, complètement séparé des parois,
Fig. !3i3> — Fiïtale intestintle de la eolloeiion de Da< pujitrpiii a, partia supdrieiiM d« l'inteilin; 6, partie inrêriGur><: c, ODTCrmra de 1* partio Inféiieore; le la partie lapf rieurs [D'aprèi Teale).
et le muliidc siiccombern k un épancbement fijciil iiilra périloni^al. M^is quand l'alTectioii est uiicieniii-, lo< adhérences peuvent céder gradin; lie mm t ;[ii liraillcrncni constant du mésen-
— .. — >■ colleclion da
I ; a. pirtk supAriGUni du l'intctlin ; b, ion lun-iC, partio InKrieurede l'Inteslin ; <l, iralT« saillanle, boucliant la pinic infériaure de l'intoMIn
(D'aprtsTual.',.
le re sans qu'il en résulte d'inconvunic n ts, et l'Inicstin peut dcTcnir de nouveau libre cl flottant. (Juand le Taux anus est le ri^siillut d'une maladie, la formation de ces adliércnces précède la gangrène de l'intestin; quand il est le fait d'un
traumatisme, il fant que les adhéraacea se Ibrment autour du point lésé, et jusqu'à ce qoe cette barrière loit établie, il y a danger d'epancbement intra périlontal. Les adhérences m s'étendent jamais bien loin le long des bonlt de l'intestin; ceux-ci étant simplement contigvi laissent entre eus un col-de-sac dans lequel 1m viscères viennent parfois s'engager et exerça une pression au point de donner lien à une saillie herniaire qui est poussée en avant et vient compliquer le faux anus.
Les deux bouts de l'inteslin, qni adhèrent ainsi au bord profond de Fonvertare eiterm, varient dans leurs rapports réciproques. Qae^ quefois, quand la lésion de la paroi intestinale n'est pas étendue, ils sont très obliques et l'on peut espérer que, le contenu intestinal passant du bout supérieur dans l'inférieur et arrivant jusqu'à l'anus, l'ouverture anormale se fennen spontanément. D'autres fois, ils sont tout à bit parallèles placés cAte à cAte comme les canoH d'un fusil. Ainsi que Dnpuvtren le fait observer, les deux portions terminales de l'inteslis peuvent ou se croiser ou se replier l'une snr l'autre ou bien être parallèles, mais plus souvent écartées selon un angle plus ou moini aigu ; chaque tiout de l'intestin s'ouvre par un oriGce distinct séparé par une cloison plus ou moins marquée à laquelle Dupuvlren a donné le nom i'épiron et Scarpa celui de prùmo»loire.
Cet éperon est formé par la partie mésenlérique de l'intestin, quand les deux bouts ont été séparés e(, dans le cas contraire, par la réunion des deux parties mésenlériques. Dans ce dernier cas, l'éperon forme une barrière coni' plètc entre les oriSces supérieur et inférieur, et le contenu intestinal ne peut passer de l'one dans l'autre qu'en décrivant un trajet semi■d^ culaire en dehors. Au bout d'un certain teisp*, l'éperon ne divise pas les oriflces ègalemtDt, mais il est repoussé vers la partie inférieure de l'intestin par la pression des matières recales; ainsi l' orifice supérieur augmente Gonslammeot de volume, tandis que l'inférieur sa rétridl an point qu'on a de la peine à le découvrir. Les deu\ t>uuls de l'intestin subissent des changemunis iinpurlants arec le temps, outre ce>K qui' nous venons de signaler. Le bout sapérieur, par suite de son activité incessante, r^ toit une quantité plus considérable de tmi aussi nugnicnle-t-il de volume et d'épaisseur; cet e\cèi de rilalité s'étend au mésentère et aux tissus glandulaire et musculaire de l'int»' tin. D'autre part, le bout Inférieur s'atropbie>