PLAIES DU FOIE
PLAIES PÉiSÉTRANTES.
les du foie par instruments piquants ints sont bien moins fréquentes que ures sous-cutanées de cet organe. On :iits dans les auteurs environ soixante issures du foie par coups de bâton, et ayer a réuni vingt et un cas de guérilite de ces blessures. Il est rare que le H ait Voccasion de les observer. Quell est lui-môme Fagent du traumair exemple» dans le traitement des latiques et des abcès du foie.
rrhagie constitue le danger le plus lis il y a de bonnes raisons pour penser \ le cas de plaies nettes par instruiDChants, il est possible de s'en rendre
ies légères et superficielles guérissent, e les plaies profondes avec hémortra-abdominale sont rapidement mor-
Symptômes.
ilate une hémorrhagie et quelquefois lonent de bile par la plaie, ou une hé- B interne, puis une douleur sourde es Boyer, s'irradie à l'épaule et au lasnrface convexe est blessée, tandis que douleur aiguë siégeant au voisinage ge ensiforme si c'est la face inférieure teinte. Ensuite surviennent desvomisdu hoquet, une respiration pénible, des de la tympanitc, de la cardialgie et du délire. Si le blessé survit plusieurs B observe des troubles dans les fonc- Testomac et de l'intestin, de l'ictère; totient du pigment biliaire, et la peau ne de vives démangeaisons.
Diagnostic.
ktion et la direction de la plaie aideront à faire le diagnostic. Si l'arme a perles espaces intercostaux inférieurs du ;, il est probable que le foie est touché, [ue la plaie ne soit limitée aux parois. lore est située au-dessous des côtes et jet est horizontal, le foie peut être atil peut se trouver assez bas à droite
par suite du déplacement de l'organe ou d'un état d'hypertrophie.
Pronostic.
Le pronostic est tout à fait défavorable si la plaie est grave, car nous avons dit que'les plaies légères guérissaient la plupart du temps.
C'est le même que pour la rupture du foie ; la plaie des parois n'est pas une complication, et elle est insignifiante comparée à la lésion viscérale. Si la plaie externe est étendue, on la suturera, mais si elle donne issue à de la bile ou à du sang, on la laissera béante. S'il survient une péritonite, on appliquera le traitement indiqué plus haut.
PLAIES PAR ARMES A FEU
Leur étendue varie depuis les légères déchirures de la tunique péritonéale jusqu'aux perforations et lacérations compliquées de la présence de fragments de côte ou de morceaux de vêtements, ou de tout autre corps étranger; depuis les légères fissures ou contusions limitées jusqu'aux ruptures étendues, où le tissu est réduit à l'état de pulpe. Ces différences dépendent en grande partie de la rapidité du projectile, de son volume et de sa direction. Sur une petite étendue le projectile cause de grands ravages et ses effets semblent être les mêmes, que ce soit une balle de pistolet ou de carabine (Otis). Le premier danger de ces plaies est le shock et rhémorrhagie primitive, et si le patient leur échappe, il mourra probablement par hémorrhagie secondaire, péritonite ou abcès du foie. Ces plaies cependant, même quand elles sont graves, ne sont pas forcément mortelles. Otis donne le chiffre de 25 guérisons sur 59 plaies par armes à feu du foie, non compliquées d'autres lésions, et 37 guérisons sur lil compliquées de lésions graves de l'abdomen ou d'autres régions.
Les blessures du foie coexistent souvent avec la fracture des côtes inférieures et de la colonne vertébrale, avec la blessure du diaphragme et d'autres viscères de la région abdominale supérieure. L'hépatite générale ne se rencontre que dans une faible proportion des cas. Comme dans les plaies par armes à feu du poumon, la pieu-
• HENRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L*ABDOMEN
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résic cl la pneumonie sont exceptionnelles, les troubles inflammatoires étant en général limités au voisinage du trajet de la balle; ainsi dans le cas de plaies par armes à feu du foie, rinflammation est localisée et se traduit par une hépatite partielle. L'ictère, symptôme de l'hépatite générale, s'observe rarement dans l'inflammation de petites zones du foie.
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