KYSTES HYDATIQUES DU FOIE. — TRAITEMENT
Terminaisons abortives des tomeors liydatiqneB.
il est démontré que quelques-nnet de ces tunenrs guérissent spontanément, c'est-à-dire que Is liquide hydatique est résorbé, que les vésicu- Isi le rompent ou se ratatinent et que le contenu le transforme en une substance analogue au BMStic, tandis que les parois des kystes subis- Nttl la transformation calcaire ou s'épaississent et forment une membrane cartilagineuse ou eoMMne du cuir. Le contenu de ces kystes desléehés ne présente pas toujours le même aspect ; loslquefois il est d'une blancheur crémeuse resismblant à du fromage; d'autres fois d'un jaune dair comme du citron ayant l'aspect et la con- Mance de la gelée de pied de veau. Au micros- M^, on voit en abondance des globules grais- [, des cristaux de cholestérine et des lamde la membrane hydatique celluleuse ou les crochets d'échinocoques.
Je possède sne observation où le kyste comprimait a Teine cave, la veine porte et le caucal cliolédoque ; \ était groê comme une orange et était situé dans le iUoo de la veine porte. II renfermait un liquide clair, Qsls tes parois étaient cartilagineuses à certains enireits, dores dans d'autres et tapissées intérieoresant de plaqaes calcaires. Le malade mourut de iMliitie.
Les causes de ces diverses modifications sont loitla calcification de la membrane mère ou le lèfdopperoent exagéré d'une des membranes BIss déterminant un étranglement de dedans en UhovB, soit la pénétration de la bile dans le Kyste, n est possible qu'une affection intermitente puisse compromettre la vie des parasites )ten amener la destruction. J'ai observé trois EU de mort par phthisîe où l'on trouva, à l'autopsie, des tumeurs ratatinées du volume d'un sut à celui d'ane balle.
Traitement.
n est prophylactique ou chirurgical. La théraleoliqae est complètement impuissante etd'au- OB effet sur les tumeurs hydatiques. Les œufs le tenia echinococcus se développent non seu- MBentchez Thomme, mais chez le mouton, du Bifpa duquel ils sortent et se trouvent en liberté sns les abattoirs, où ils sont ingérés par les idenr et peuvent continuer à se développer ins le corps de ces animaux. Aussi la propAy- \xie, ainsi que l'a fait remarquer Murchison, Il iMsée sur ces faits et consiste à empêcher les
chiens de se nourrir d'issues ou de fréquenter les abattoirs, et à faire bouillir toutes les viandes dont on nourrit ces animaux. En outre les vers développés chez le chien peuvent être détruits en purgeant ces animaux à intervalles périodiques et en enterrant ou brûlant leurs excréments. Ces mesures ont une importance nationale dans des pays comme l'Islande, où les chiens de berger couchent dans la même chambre que leur maître. Dans ce pays les hydatides comptent pour un septième dans la mortalité.
Le traitement chii*urgical consiste à évacuer le liquide du kyste avec un trocart ou un aspirateur, ou en l'incisant.
l?<mction, — L'évacuation du liquide des kystes hydatiques, comme de celui des kystes simples du foie, a été préconisée depuis longtemps et pratiquée par les médecins anglais (I). Plusieurs d'entre eux ont fait remarquer que lorsqu'on emploie un trocart fin et une canule, et que l'on a soin, en retirant celle-ci, de presser doucement les parois abdominales contre le foie, il n'est pas nécessaire d'attendre que des adhérences se soient formées entre le kyste et la paroi abdominale, avant d'avoir recours à l'opération. L'expérience a montré que dans la plupart des cas, l'enlèvement d'un liquide limpide d'une tumeur hydatique suffisait pour détruire les membranes mères et filles. En outre, l'innocuité et l'efficacité de cette opération sont connues. L'expérience de cette pratique à l'hôpital Bliddlesex, dans une période de plusieurs années, a donné de très beaux résultats, ainsi que le prouvent les observations de Murchison et de Greenhow. Ce dernier a rapporté deux observations de tumeurs volumineuses, d'où l'on retira 3 litres et demi dans Tune et 4 litres et demi dans l'autre, qui ont guéri toutes deux de cette façon. Je puis aussi témoigner, d'après ma propre expérience, de l'efficacité d'une simple ponction avec un petit trocart : dans trois cas, une seule ponction a suffi pour amener la guérison ; dans un autre, il en a fallu deux. On doit pratiquer l'opération dans tous les cas où la tumeur s'accroît visiblement ; on a alors double raison d'en évacuer le contenu,
(1) Hawkins, Medico-chii'urgical Transactions^ t. XVUI, p. 167.
Brodie, Medico-chirurgical Transacticms^ t. XVIII, p. 119.
Budd, Médical Times and Gazette, 19 mai 1860, p. 494.
Murchison, Diseases of the liver.
Greenhow, Transactions of the Pathological So ciety, Londres, t. XVII, p. 127.
HENRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN
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d'abord pour prévenir la rupture spontanée ou traumatique de la tumeur, puis pour faire disparaître ]a gène qu'elle cause et obvier aux effets produits par la compression et le poids de la tumeur sur les organes voisins.
Le manuel opératoire est le suivant : le patient étant couché au lit, on fait une ponction au niveau du point le plus saillant du kyste, avec un trocart et une canule, communiquant ou non avec un aspirateur. On évacue le liquide de cette façon, mais, avant de retirer la canule, le chirurgien doit s*assurer que rien n'en vient boucher Torifice et empêcher l'issue du liquide restant ; il suffit pour cela de faire mouvoir la canule dans l'intérieur du kyste, si l'on se sert d'un aspirateur, et dans le cas contraire, de faire passer un fil de fer d'un bout à l'autre. En retirant la canule, on presse les parois abdominales contre le kyste afin d'éviter qu'elles ne s'en écartent, ce qui permettrait au liquide restant dans la canule do s'écouler dans la cavité péritonéale. On applique du collodion sur le point où l'on a enfoncé le trocart; on recouvre la région hépatique d'une couche de ouate qu'on maintient en place avec une bande de flanelle. Il est préférable de ne pas se servir pour cela de courroies qui sont moins bien supportées par les malades, et qui, en ne cédant pas aux mouvements res^piratoircs, ainsi qu'aux varialions de volume du ventre, exercent une trop grande pression et tiraillent la peau. Le patient doit garder le décubitus horizontal pendant trente-six heures; on interdira toute espèce de manipulation à la garde et Ton préviendra le malade de ne pas faire de mouvements inutiles du thorax ni de l'abdomen. On a rarement besoin d'aneslhésique, et il est préférable de s'en abstenir. Si le malade est très seTisible à la douleur et très ner\cux, on fera une anesthésie locale avec des pulvérisations d'éllier. Il est rare qu'il y ait ensuite de la douleur ou du malaise ; mais si cela arrivait, on donnerait de l'opium. En général, l'évacuation du liquide est suivie d'un soulagement immédiat; le malade n'éprouve plus la sensation de pesanteur ni de tension ; mais il arrive souvent qu'au bout de huit à dix jours, le foie augmente de nouveau de volume par suite de quelque épanchement inflammatoire qui se fait autour ou dans la paroi du kyste. Celte augmentation de volume peut aller en s'accroissant pendant huit à dix jours, mais ensuite les produits inflammatoires se résorbent lentement, de sorte qu'A ne faut pas se hâter de répéter la ponction. Les changements inflammatoires sont indiqués par le
caractère du liquide que l'on retire si l'on fait une seconde pooctioD, celui-ci a une densité plos grande, il est trouble, renferme de ralbumiae et est légèrement teinté de sang. Il n'existe pis d'observation où la ponction ail eu uu résultit fâcheux ; il reste bien du liquide pendant quelques mois, parce que l'opération, bien qu'elle tue les hydatides, n'enlève pas la membnoe mère et les vésicules secondaires ; il faut kisaer au temps le soin de leur faire subir le processas atrophique.
n arrive quelquefois que le kyste le remplit de nouveau, et dans ce cas, l'augmentatico de volume qui suit la ponction ne va pas en diminuant, mais au contraire va en s'accentuaot jusqu'à ce qu'on sente de nouveau de l'élutidté ou de la fluctuation. Dans ces circonstances, une seconde ponction est tout indiquée.
Les dangers de la ponction sont les suiviots: i^ la péritonite suraiguë, quand il tombe da liquide dans le péritoine ; 2<» la suppuration da kyste. Bryant a fait connaître (I) un danger qoi est tout à fait exceptionnel ; un de ses malades est mort subitement, à la suite d'une ponctioo d'un kyste hydatique simple, par suite de la perforation du tronc de la veine porte qui avait été déplacée en avant et en haut par la tameur. Le sang s'était répandu dans le kyste et dans le péritoine ; la mort ne fut pas attribuée à l'hémorrhagie, mais à la pénétration du liquide hydatique dans la cavité périlonéale (2).
Il est complètement inutile d'attendre que des adhérences se soient formées entre le kvste
et le péritoine pariétal, et l'on ne doit pas chercher à en provoquer la formation. L'éltsticité des parois est suffisante pour boucher l'ouverture faite par le petit instrumenL Après avoir retiré le liquide, on ne doit injecter dans le kyste aucune substance irritante, telle qu'alcool ou iode, cela est inutile pour tuer le parasite, et cela peut développer une inflammation dangereuse dans le kyste. Dans certains cas où la ponction avait paru amener la guérison, les malades voyaient, au bout de plusieurs mois ou de plusieurs années, reparaître un kyste aussi gros qu'avant et quelquefois en état de suppuration. 11 est incontestable que dans certains de ces cas, le kyste primitif s'est reproduit; mais il est non moins certain que dans d'autres la seconde tumeur n'est autre chose qu'un noo-
(1) Bryant, Transactions of the Clinical Societn- Londres, t. XI, p. 230.
(2) Fapge, Medico-chirurgical Transactions, t. UV et Dumm, Transactions Clinic, Society. Londres, uVL